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28.2.11

La déclaration des droits de l'utilisateur de livre numérique

La déclaration des droits de l'utilisateur de livre numérique (de Sarah Houghton-Jan, via @bibliomancienne):

La déclaration des droits de l'utilisateur de livre numérique est un énoncé des libertés fondamentales qui devraient être reconnues à tous les utilisateurs de livres numériques.

Tous les utilisateurs devraient avoir les droits suivants :

  • le droit d'utiliser les livres numériques suivant les conditions qui en favorise l'accès avant celles des contraintes propriétaires
  • le droit d'accéder aux livres numériques sur n'importe laquelle plate-forme technologique, indépendamment de l'appareil et du logiciel que l'utilisateur choisit.
  • le droit d'annoter, de citer des passages, de partager le contenu des livres numériques dans l'esprit d'un usage équitable et du droit d'auteur.
  • le droit d'étendre la doctrine du premier achat au contenu numérique, qui permet au propriétaire du livre numérique de conserver, d'archiver, de partager et de revendre un livre numérique acquis.


Je crois en la libre circulation des informations et des idées.

Je crois que les auteurs, écrivains, et les éditeurs peuvent prospérer lorsque leurs oeuvres sont immédiatement accessibles à travers l'éventail le plus large possible de médias. Je crois que les auteurs, écrivains, et les éditeurs peuvent s'épanouir et avantageusement profiter du fait d'accorder aux lecteurs le maximum de liberté pour accéder, annoter, et partager les contenus avec les autres lecteurs; ce faisant, ils aident ces contenus à trouver de nouveaux publics et de nouveaux marchés. Je crois que les fournisseurs de livres numériques devraient apprécier les droits associés à la doctrine de la première vente parce que les livres numériques sont une pierre angulaire de la culture en contribuant au développement de la littéracie, de l'éducation et de l'accès à l'Information.

Les DRM (Digital Rights Management), à la façon d'un tarif agissent comme un mécanisme qui fait obstacle à la circulation libre et gratuite des idées, de la littérature, et de l'information. De même, les accords actuels concernant les licences font obstacle à la libre circulation des idées, de la littérature, et de l'information. Ainsi, les accords actuels concernant les licences signifient que les lecteurs ne possèdent jamais le contrôle final sur leur propre matériel de lecture. Ces dispositions ne constituent pas des conditions acceptables pour les livres numériques.

Je suis une lectrice. En tant que consommateur, je suis en droit d'être traité avec respect, et non comme un criminel potentiel. En tant que consommateur, je suis en droit de prendre mes propres décisions concernant les livres numérique que j'achète ou j'emprunte.

Je suis préoccupée par le futur de l'accès à la littérature et à l'information dans le contexte des livres numériques. Je demande aux lecteurs, aux éditeurs, aux développeurs et aux fabricants de supports de lecture d'appuyer les droits de l'utilisateur de livres numériques.

Ces droits sont les vôtres. Prenez position. Faites circulez. Copiez ce billet en entier. Ajouter vos commentaires, réutilisez-le, et distribuez-le aux autres. Bloguez-le. Tweetez-le (#ebookrights), partagez-le via Facebook, via le courriel, les téléphones.

Voici le texte original dans sa version anglaise :

The eBook User’s Bill of Rights is a statement of the basic freedoms that should be granted to all eBook users.

The eBook User’s Bill of Rights


Every eBook user should have the following rights:

the right to use eBooks under guidelines that favor access over proprietary limitations
the right to access eBooks on any technological platform, including the hardware and software the user chooses
the right to annotate, quote passages, print, and share eBook content within the spirit of fair use and copyright
the right of the first-sale doctrine extended to digital content, allowing the eBook owner the right to retain, archive, share, and re-sell purchased eBooks
I believe in the free market of information and ideas.

I believe that authors, writers, and publishers can flourish when their works are readily available on the widest range of media. I believe that authors, writers, and publishers can thrive when readers are given the maximum amount of freedom to access, annotate, and share with other readers, helping this content find new audiences and markets. I believe that eBook purchasers should enjoy the rights of the first-sale doctrine because eBooks are part of the greater cultural cornerstone of literacy, education, and information access.

Digital Rights Management (DRM), like a tariff, acts as a mechanism to inhibit this free exchange of ideas, literature, and information. Likewise, the current licensing arrangements mean that readers never possess ultimate control over their own personal reading material. These are not acceptable conditions for eBooks.

I am a reader. As a customer, I am entitled to be treated with respect and not as a potential criminal. As a consumer, I am entitled to make my own decisions about the eBooks that I buy or borrow.

I am concerned about the future of access to literature and information in eBooks. I ask readers, authors, publishers, retailers, librarians, software developers, and device manufacturers to support these eBook users’ rights.

These rights are yours. Now it is your turn to take a stand. To help spread the word, copy this entire post, add your own comments, remix it, and distribute it to others. Blog it, Tweet it (#ebookrights), Facebook it, email it, and post it on a telephone pole.

4.2.11

Tokyo, Québec rencontre le Baise-livres

Avant même d’entamer la lecture de Tokyo, Québec, le lecteur tombe face à cette phrase de la présentation de l’auteur : « Leroy K. May a souffert les Études françaises à l’Université de Montréal ». Après avoir lu le texte, on conçoit bien que ce dernier a pu se faire enfoncer Proust dans la gorge à grands coups de citations pompeuses. Or, Tokyo, Québec semble justement poser la question : peut-on dépasser ce modèle littéraire ? Est-il possible d’écrire un roman anti-proustien ?

Lire la critique sur le baise-livres d'Elisabeth de Never Never Land.

22.11.10

Tokyo, Québec Meets Manon Lescaut

Et au bout de l'idylle, avant les virées en enfer d'Ell&Il, des écarts dans des villes de pixels (ici le Japon et le Tokyo du titre) où rejouer, mais en plus gore, des scènes qu'on dirait bien toutes droit tirées (extirpées même) de Manon Lescaut, et elle est assez dingue, je trouve, cette filiation, voulue ou pas voulue d'ailleurs, revendiquée ou pas, preuve que le « roman digital » (et Tokyo, Québec en est un, c'est même le plus parfait exemple) relève bien d'une évolution directe d'une littérature qui touche toujours juste quand elle mord à la marge.

Lire la critique entière sur le blogue de Guillaume Vissac, Fuir est une pulsion.

3.11.10

Tokyo, Québec dans le iBookStore

Merci à Hellcat pour les photos!

Résumé de Tokyo, Québec et bio
Ze e-book
En passant Hellcat, va falloir que tu tweetes bientôt, sinon les grandes instances de Twitter vont te qualifier d'antispammer, c'est presque pire qu'un spammer, ça ;-)

2.11.10

Distribution numérique vs. distribution papier


La distribution d'une œuvre numérique est beaucoup plus simple que celle d'un livre papier en librairie ou en bibliothèque. Pour preuve, j'aimerais souligner le travail de Jean-François Gayrard chez NumerikLivres.

En effet, grâce aux efforts de JF, mon récit électronique (revu et corrigé par bibi, epubisé et tout) a été rendu disponible, en moins de deux mois, sur les plateformes de vente numériques suivantes :

En Europe
Au Québec
Au Québec toujours, mon opus est disponible chez l'ineffable Robert, quoique le site de Bob ait des problèmes ces temps-ci...
Et sûrement dans d'autres librairies en ligne (si vous en connaissez, n'hésitez pas à me les signaler :)

Ayant travaillé en librairie et pour un éditeur, je sais que le placement de livres en «office» et dans les réseaux de librairies et de bibliothèques est un travail de moine, sans parler des inévitables retours de livres abîmés. Il est certain que la majeure partie du gâteau se «mange» en librairie (surtout par les distributeurs) et que cela sera le cas pour un bon bout de temps, mais l'avènement du numérique et sa rapidité de déploiement est appelé à changer la donne.

Peut-être plus rapidement que prévu par certains...

30.10.10

Le français et les médias sociaux à la webtélé de Télé-québec

La semaine dernière, Nael Shiab m'a contacté pour m'interviewer au sujet du français et des médias sociaux. En fait, lui et son équipe, les Traits d'union, participent au concours le Triathlon du français qu'organise Télé-Québec et le Secrétariat à la politique linguistique.

Donc vendredi dernier, Nael et Charles-Éric Blais-Poulin m'ont posé quelques questions sur mon travail, la twittérature, l'avenir du livre. Le reportage sera en ligne le 1er novembre et vous pourrez voter! S'agira de se rendre sur le site Web du Triathlon du français, les indications devraient être claires ;-)
Voici les questions préparatoires que l'équipe m'avaient envoyées, et mes réponses. Les Traits d'union ont aussi une page Facebook.

Q1. Est ce que les contraintes d'écriture sur Twitter ne réduisent pas forcément la qualité de tout ce qu'on peut écrire dessus? (Exemple twittérature, twit-poésie, etc.). 

En fait, l’écriture à contrainte à travers Twitter n’est qu’une extension du roman par texto. Au Japon, en 2007, 5 des 10 best sellers les plus vendus avaient été écrits originellement sur des cellulaires (appelés des keitai shosetsu), puis republiés par des éditeurs audacieux. Ces histoires sont souvent très directes, sans développement de personnages, et s’adressent aux adolescents et aux jeunes adultes. N’empêche, lorsqu’on réussit à vendre 400 000 copies d’un livre, comme ce fut le cas pour Rin, qui a écrit « If you », on ne peut pas dire que ce succès soit le fruit du hasard. L’auteur a visiblement trouvé une corde sensible pour émouvoir un certain public.

Quant à savoir si c’est de la grande littérature, ce n’est pas à moi de juger (je ne l’ai pas lu non plus), je ne suis pas critique, mais comme le disait le titre d’un album d’Elvis, 50 Million People Can’t Be Wrong. On assiste peut-être simplement à un phénomène éphémère, mais une chose est certaine, la technologie a permis à des auteurs de d'utiliser autre chose que la dactylo, le papier et l’ordinateur. On peut maintenant écrire sur autre chose et par conséquence, trouver d’autres façons de rejoindre des lecteurs.

Par exemple, Thierry Crouzet a écrit Croisade, un twiller, soit la contraction des mots Twitter et thriller. Croisade a été écrit sur Twitter sous la forme de texto, donc dans l’immédiateté. En gros, c’est un thriller un peu à la Dan Brown, mais bourré de références technologiques et aussi… de références religieuses, comme une immense croisade techno. Mais à la différence des keitai shosetsu, le public interagissait avec l’auteur, suggérait des pistes, indiquait à l’auteur lorsque l’histoire dérapait ou manquait de réalisme. On parle donc d’utiliser le public cible en tant que comité de lecture, ou presque. Ça c’est nouveau et ça mérite qu’on s’y intéresse, pas simplement parce que c’est nouveau, mais parce que ça modifie la relation entre l’auteur et son lectorat.

En termes de qualité, les contraintes d’écriture ne sont pas nouvelles. On a qu’à penser aux formes versifiées de poésie comme l’alexandrin. Des pièces de théâtre entière ont été écrites en alexandrins sans pour autant qu’on ne remette en cause leur qualité parce que s’était versifié. Comme pour tout art, il y a du bon et du moins bon dans la littérature sur médias sociaux. Il y a de très bons films qui coûtent très peu à réaliser, et des navets qui coûtent des millions. C’est pareil pour les livres, les livres numériques et les œuvres de micro-fiction écrites par l’entremise de Twitter ou Facebook.

Q2. Qu'est-ce que l'écriture sur les médias sociaux apporte de plus? Et, par comparaison, est-ce qu'on a trouvé un remplaçant au livre? 

L’écriture en tant que tel sur les médias sociaux n’apporte rien de plus, ce n’est que du texte sur un autre média que du papier. C’est la relation avec le lectorat qui en est transformé. Il faut se rappeler que le premier média social, c’est le blogue. Cela fait plus de 10 ans que les blogues existent et qu’ils permettent cette interrelation avec les internautes, et cette interrelation, ces affinités, se sont développés en contact avec les médias sociaux que nous connaissons aujourd’hui, comme Facebook et Twitter. L’écriture sur les médias sociaux permet à des univers qui s’ignorent de se rencontrer l’espace d’un hyperlien. Un « salut », ou un « j’aime ce que tu écris » suffisent souvent pour développer une relation avec un autre auteur ou un fan.

Mais on est loin d’avoir trouvé un autre média capable de remplacer le livre. Je suis convaincu que le livre tel qu’on le connaît a encore un certain avenir, mais il est vrai qu’il est constamment mis en compétition avec des médias plus interactifs, qui mettent l’accent sur le mouvement, l’image, qui sont plus faciles à consommer. Un livre, ça prend du temps, c’est presque anachronique au XXIe siècle. Qui a le temps de lire Thomas Pynchon ou Mark Z. Danielewski ou Don DeLillo? C’est Mathieu Arsenault qui en parlait sur son blogue. Pourtant, c’est la crème des auteurs américains des dernières 50 années, mais ils nous proposent des briques de plusieurs centaines de pages, voire un millier, des univers fascinants mais c’est difficile d’y plonger. Pensons à Roberto Bolano qui nous a laissé 2666 avant de mourir, un pavé de plus 1000 pages qui fait 1,2 kilo. Ces œuvres sont incontournables en littérature mais elles sont en concurrence avec des œuvres plus adaptés à la rapidité de notre époque. Danielewski est en train d’écrire un opus de 27 volumes qui s’appellera The Familiar. Les 5 premiers volumes ont été livrés à l’éditeur sur deux iPads. On s’éloigne un peu des médias sociaux, mais n’empêche que les tablettes, elles aussi, proposeront sûrement d’autres moyens de se cultiver. Est-ce que The Familiar sera un livre augmenté, ou enhanced book comme disent les anglais, avec interaction, suite de l’histoire sur le Web, jeu vidéo inspiré du livre? Le livre se transforme, on est dans une époque très excitante, et les nouvelles technologies, incluant les médias sociaux, participent de ce changement. Et la seule façon de savoir que Danielewski écrit sur un iPad, c’est sur son Twitter, sur son forum et son Facebook.

Si on a trouvé un remplacement pour le livre, c’est peut-être le livre électronique. Pour l’instant, c’est marginal, mais les chiffres de ventes de liseuses et de livres électroniques augmentent tous les ans, alors que la vente de livres chute depuis au moins 3 ans. Les contenus publiés en feuilleton, comme les écrivaient Dickens, Dumas et Balzac, semblent aussi populaires. Les chapitres sont courts et se lisent en une seule lecture, et on attend la suite… parfois trop patiemment. Lorsque j’ai publié chez Robert ne veut pas lire, c’est un peu ce qui est arrivé. L’éditeur publiait par feuilleton, mais certains auteurs ne fournissaient pas le matériel très rapidement, ce qui lésait le lecteur dans son désir de connaître la suite de l’histoire. Heureusement dans mon cas, j’avais soumis le manuscrit complet et l’éditeur a décidé de publier par feuilleton, ce qui était une bonne idée, et les ventes ont été bonnes. Et avec l’arrivée des tablettes et des fonctions de partage dans les liseuses, où on peut partager un passage d’un livre qu’on aime directement de la liseuse vers Facebook ou Twitter, on se dirige vers la lecture sociale. Et on ne sait pas ce que nous réserve l’avenir. Mais une chose est certaine, si les éditeurs ne font pas preuve d’innovation et d’ouverture d’esprit – car c’est une industrie très conservatrice, avec ses canons – on devra dire adieu à certains d’entre eux, et de nouveaux joueurs se joindront à la course effrénée vers la culture. Mais on n’en est pas encore là, les éditeurs peuvent prendre leur temps, mais pas trop non plus ;-)

Q3. Les médias sociaux apparaissent aussi vite qu'ils s'éteignent. Est-ce que la twittérature est vouée à disparaître (ou peut-être à évoluer) ? 

La twittérature, c’est péjoratif. Je ne me qualifierai jamais de twittérateur, j’écris et je choisis, parfois, d’utiliser les médias sociaux pour publier ce que j’écris, c’est très différent. La twittérature en tant que genre, ça n’existe pas. (MAJ: Après l'entrevue j'ai appris qu'il existait un Institut de Twittérature comparée, j'en étais bouche bée. Ceux qui suivent un peu Twitter reconnaîtront deux joueurs assez actifs: Jean-Michel Le Blanc et Strofka, entre autres, parmi les participants). Plein d’auteurs ont tenté l’expérience, et la plupart a abandonné parce que l’écriture est question de discipline. Il faut écrire tous les jours et dès qu’on arrête, c’est difficile de recommencer. Je ne connais que deux auteurs francophones qui ont terminé un twitteroman, soit Thierry Crouzet et Laurent Zavack. Laurent est un des premiers à avoir utilisé Twitter, son blogue et Facebook pour écrire son histoire, c’est assez rocambolesque et divertissant, mais c’est aussi difficile de s’y retrouver.

J’ai tenté de faire un projet similaire à 8 mains appelé Kaosopolis. Il y a un blogue principal ainsi que le blogue des 4 auteurs qui participent. Chaque auteur écrit une histoire indépendante des autres, mais le temps d’un hyperlien, on bascule dans l’autre histoire. Certains personnages participent à plus d’une histoire parce qu’un auteur a décidé d’intégrer ce personnage, qui ne lui appartenait pas, à son histoire. C’est très amusant, c’est une expérience, et heureusement, un des participants continue à alimenter l’histoire, celle de Ma Vie à N.D.Lay, mais pour ma part, j’ai mis de côté Kaosopolis pour me concentrer sur quelque chose de moins expérimental pour le moment.

23.9.10

Des nouvelles de Tokyo

Je suis passablement muet ces temps-ci, surtout parce que je suis en pleine réécriture du roman que j'ai déposé il y a un certain temps et que je dois réécrire. Jusqu'ici, j'ai terminé:

  • le synopsis
  • les deux premiers chapitres
  • le troisième en est à la moitié
Ça demande beaucoup de temps, de recherche, et de concentration, et j'ai déserté ce blogue qui, pourtant, m'a fait rencontrer tellement d'univers que je côtoie plus souvent qu'autrement.

Mais Tokyo, Québec continue à faire des siennes. Après avoir été publié chez Robert ne veut pas lire, voilà que NumerikLivres a négocié les droits pour pouvoir le propulser sur d'autres plateformes. Donc deuxième "édition" en moins d'un an :-)
Le livrel est disponible sur:


Inutile de dire que le net français a beaucoup plus l'électronique à la bouche que le net québécois. J'ai remarqué des mentions sur le site de Guillaume Vissac et sur ePagine.


Et les Québécois, vous faites quoi? Je ne dis pas de parler de moi en particulier, ce serait bien présomptueux, mais qui fait une veille de la littérature numérique au Québec? Vous cherchez encore le nouveau Marc Lévy au Renaud-Bray?

16.4.10

Comment devenir un auteur numérique

Hier, j'étais invité par l'ALQ pour faire une présentation de mon travail d'auteur sur le Web.

Voici la présentation:

Merci beaucoup à:

pour vos commentaires :)

Mais surtout, un big up à Dominic Bellavance de m'avoir référé aux organisateurs de l'ALQ!

15.4.10

Rencontre sur le livre numérique

Je ferai une présentation de mon travail en tant qu'auteur numérique cet après-midmi dans le cadre des formations offertes par l'Association des libraires du Québec. J'animerai aussi un atelier-discussion interprofessionnel. Vous pourrez suivre le cours de la journée sur Twitter par l'entremise du hashtag #alq15avril.

Au plaisir de vous y voir!

Communiqué de l'ALQ



Bonjour à tous et à toutes,
Vous êtes inscrits à la rencontre interprofessionnelle portant sur le grand thème de la Diffusion du livre en mutation se déroulant demain, le  jeudi 15 avril et ayant pour titre «Qui fait quoi en matière de numérique ? Quelle place pour les libraires ?».
Nous serons sur place dès 8h15 pour vous accueillir avec café et viennoiseries. Merci de vous rendre à la table d’accueil dès votre arrivée. Une cocarde vous sera remise, elle vous servira pour les ateliers de l’après-midi.
  • Début de la rencontre : 9h00
  • Lieu : Ex-Centris, 3536 boul. Saint-Laurent, Montréal - Carte
  • Transport en commun : Métro Sherbrooke ou Saint-Laurent  (les 2 à environ 7 minutes à pieds)
  • Stationnement public : 3 stationnements à 2 pas de l’Ex-Centris – 12 $
  • Stationnement souterrain : sur la rue Milton (une rue au nord de Sherbrooke au coin Saint-Laurent, côté ouest)
  • Stationnement air ouverte : une adresse au nord de l’Ex-Centris, sur la rue Saint-Laurent, côté ouest
  • Stationnement air ouverte : une adresse au nord de l’Ex-Centris, sur la rue Saint-Laurent, côté est
  • Vestiaire gratuit à disposition
  • Buffet du midi inclus
  • Coût de formation : 140 $ * (exceptionnellement, un rabais de 20 $ est offert aux membres de l’ALQ)
  • Facturation : elle sera envoyée après l’évènement, merci de vous assurer que nous ayons votre adresse postale
Le programme de la journée est en pièce jointe.
Au plaisir de vous rencontrer.
À demain,
Geneviève Bernier

www.alq.qc.ca
www.prixdeslibraires.qc.ca

Pour voir le
programme 

9.4.10

On parle de Buboneka sur France 2

C'est par l'entremise du dernier post de Laurent Zavack que j'ai constaté qu'on parlait twitteroman il y a deux semaines sur France 2:
Le Twiller continue à séduire des auteurs, comme les Québecquois LeRoy K. May et Eric Bourdonnais qui écrivent leur roman "Buboneka" à quatre mains sur ce compte.
Bon, on passera pour les coquilles... on va prendre ce qui passe :)

Pour ceux qui s'intéressent à Buboneka, Bourbon et moi avons décidé de continuer le twitteroman en novembre lors du NaNoWriMo.

8.4.10

Comment acheter Tokyo, Québec pour les nuls

Tu aimerais lire Tokyo, Québec mais tu ne sais pas trop comment ça marche?

Tu as peur que Robert mange ta carte de crédit et que tu doives des millions à l'éditeur électronique le plus hot en ville?

Ne crains rien. Leroy K. May te montre comment ça marche

Étape 1: Tu te crées un compte

C'est beaucoup plus simple si tu commences par cette opération chirurgicale. Tu complètes le merveilleux formulaire.


Étape 2: Tu te connectes

Tu cliques sur Connexion et tu entres ton nom de compte et ton mot de passe


Étape 3: Tu achètes le premier chapitre

Tu cliques sur Titres.


Tu descends dans la page et tu cherches Tokyo, Québec, tu cliques sur Acheter


Jusqu'ici, tu ne t'es pas encore fait mal.

Ensuite, tu arrives dans ton panier d'achat et tu cliques sur Passer la commande:


Tu t'es soulagé de 4$ et tu es content.

Mais là, tu n'as pas tout le livre! Eh non. Tu recevras un courriel lorsque le prochain chapitre sera disponible. Sois sans crainte, tu en recevras un toutes les semaines.


Bonne lecture :)

28.3.10

Modèles d'éditeurs électroniques

Extrait d'un article de François Jobin sur les éditeurs électroniques paru dans L'Unique, le journal de l'UNEQ.

Dernier modèle: le plus intéressant sans doute. Il s'agit d'une nouvelle race d'éditeurs, des mutants, pour ainsi dire. Ils sont aussi à l'aise dans le cyberespace qu'une vache dans un pré, n'ont pas toucher au papier depuis qu'ils ont quitté l'école et transportent via leur eBook, Sony Reader ou Kindle une bibliothèque complète. Prototypes: Robert ne veut pas lire que, pour des raisons d'économie, j'appellerai RNVPL, et publie.net.

25.3.10

Les Bédéistes s'organisent

C'est par l'entremise d'un article très intéressant chez François Bon que j'ai pris connaissance d'un appel du numérique des bédéistes français (et de la francophonie peut-être?

En effet, alors que La Fabrique du numérique, malgré ses très nobles intentions, n'a donné que peu de résultats en matière de droit numérique sur l'oeuvre en regard de l'éditeur, les bédéistes, eux, se mobilisent.

Les auteurs, Dominic Bellavance, Émilie C. Lévesque, Édouard H. Bond, Éric McComber, et tous les autres, vous en pensez quoi?

Moi je dis qu'il serait temps qu'on se réveille collectivement. Faire confiance aux éditeurs, c'est bien, c'est nécessaire. Le travail auteur-éditeur est impossible s'il n'y a pas de relation de confiance. Mais il faut aussi savoir se prendre en main.

Sign for Appel du numérique

17.3.10

Tokyo, Québec publié chez Robert ne veut pas lire


Je ne pensais pas l'apprendre dans un tweet, mais il faut être absolument moderne. C'est en traînant sur le blog de JF Chetelat que j'ai appris que Robert ne veut pas lire, la maison d'édition de livres électroniques qui a fait un bruit certain avec la publication d'Arabesques de Pierre Samson et de J'irai me crosser sur vos tombes du bad boy de la littérature Édouard H. Bond, a publié mon récit électronique Tokyo, Québec :-)


J'avais envoyé mon manuscrit en avril 2009, j'avais discuté avec JF mais rien n'avait débloqué durant l'été. Puis, les discussions ont repris à l'automne, on s'est rencontrés (JF, Laurent Rabatel et moi) pour un petit souper bien sympathique (steak grosses patates) avant la Fabrique du numérique et lundi, mon premier «vrai» bébé littéraire est né (c'est beau les anthologies, mais à un moment donné... :-)


J'aimerais sincèrement remercier JF pour son travail d'édition. Il m'a aidé à renforcer le texte, à éliminer le superflu et à t'offrir, je crois, un récit électronique bien moderne et qui voyage, comme en fait foi la page couverture. Et Laurent pour sa patience à répondre à toutes mes questions geeks et vulgaires!


Quoique tout le récit soit édité et final, Robert le publiera en feuilleton. Au total, ce sont 15 chapitres qui te seront offerts, pour la (très) modique somme d'un gros 4$ CND/USA ou 3$ gros euros).


FAQ improvisée de l'auteur

Q. Est-ce que je peux lire ton ebook sur... mon ordinateur?
R. Ce n'est pas tout le monde qui possède une liseuse ou un iPhone. Mais le format de mon ebook est un PDF, donc n'importe qui peut lire le texte avec un logiciel pouvant lire ce format.

Q. Comment je fais pour acheter Tokyo, Québec?
R. Ben tu vas sur Robert ne veut pas lire pis tu cliques sur Acheter ce livre :)

Q. J'ai acheté Tokyo, Québec et j'ai le premier chapitre. Quand est-ce que je vais pouvoir lire les autres?
R. Rapidement (le texte est terminé, dois-je le rappeler :)

N'hésite pas à me poser des questions, techniques ou autres :)

16.3.10

Le Don de son oeuvre

Many people have asked me what are my reasons for giving away music for free.


Why should everything always cost something?  For me music is organized sound that can be used as sonic symbols to communicate ideas.  Since my main goal is the communication of these ideas to the people, then why not provide this music for free and thereby facilitating the distribution of this music to the people.  However the distribution of music in this way is not in the best interest of commercial music companies, i.e. record companies, music distributors, retail stores etc.


Pour lire la suite du texte de Steve Coleman

14.3.10

La Consécration Web

J'arrive de chez Émilie C. Cloutier ou elle lance la question:
Un point intéressant: qu'est selon vous le blog d'auteur le plus intéressant...
  • Celui où l'auteur écrit des histoires?
  • Celui où l'auteur parle de l'avancée de son travail?
  • Celui où l'auteur parle de sa vie tout court?
Plus loin dans la discussion, je me transfère chez Geneviève Lefebvre:
Lacan: «L'argent payé au psychanalyste dans une cure n'est que très accessoirement la rémunération du service, le rôle essentiel de l'argent est de valider l'échange.»
Valider l'échange. 
Un des problèmes de la gratuité des contenus (que ce soit de l'information ou de l'entertainment) sur le Web est cette absence de validation. Les gens se disent "bah, si ça ne coûte rien, c'est que ça ne doit pas valoir cher".
C'est sans parler de la position de François Bon sur l'absence de hauteur chez les auteurs, diamétralement opposée aux vues exprimées plus haut.

Je viens de lire l'article de Geneviève, intéressant parce que j'aime bien les références à Lacan, mais un peu "XXe siècle". On n'est plus dans une logique de "c'est bon parce que je l'ai acheté". Il y a tellement de merde en librairie que le prix ne peut pas être le seul critère de consécration. Soit, il y a autant de merde sur Internet mais aujourd'hui, on a le choix: publié papier, publier Web, ou faire les deux. Et ça c'est un grand pas dans l'avancée de la littérature. Ai-je à refaire l'histoire de la musique depuis l'avènement du téléchargement? Merci.

L'éditeur est-il toujours indispensable? Je le crois. Publier sur le Web n'a rien à voir avec l'autoédition (lulu.com, etc.). Mais l'idée que la gratuité égale mauvaise qualité me sidère. Aurions-nous l'idée de dire que les derniers Nine Inch Nails ou le dernier Radiohead ne valent rien parce qu'ils ont été disponibles gratuitement pendant un certain temps (celui de NIN l'est toujours)? Idem pour Prince. Et que dire de la discographie presque complète de Steve Coleman disponible gratuitement en ligne?

Je prendrai l'exemple des logiciels libres. Ils sont utilisés partout sur le Web sans qu'on ne s'en rende compte. Pour la plupart, ces logiciels sont gratuits (as in free beer). Plus de 50% des serveurs Web roulent sur Apache, un logiciel libre qui roule depuis le milieu des années 90. Le logiciel, en tant que tel, est gratuit. La valeur ne réside pas dans le logiciel mais bien dans ceux qui le maintiennent à jour et qui le déboguent en entreprise.

Un débat similaire tonne en ce qui concerne la littérature numérique. Thierry Crouzet clame haut et fort que la forme la plus noble de littérature est aujourd'hui le blog. On peut en débattre longtemps, et être d'accord qu'on ne sera pas d'accord, mais n'empêche que le blog et la littérature numérique sont des nouveaux format et joueur, respectivement, dans le paysage littéraire. Et même si aujourd'hui, on n'attribue pas grand valeur à un texte publié sur le Web, gratuitement, peut-être qu'un jour, on trouvera une façon de légitimer cette pratique et peut-être, même, de la rétribuer à juste titre.

8.3.10

Vivre pour écrire, écrire pour vivre

Formidable coup de gueule de Thierry Crouzet pour un renouveau du «salaire» de l'auteur:
Je suis fatigué d’entendre dire qu’il faut offrir ses textes sous prétexte qu’ils sont publiés sur un blog et qu’il faut gagner sa vie autrement. Vous voulez donc que je ressorte la barque de mon père et que j’aille pêcher des anguilles devant chez moi? Ou que je redevienne journaliste? Ou que je redevienne salarié et m’agenouille devant un potentat?
Alors on me conseille d’écrire des livres, de les vendre en librairie, de vivre ainsi (ce que j’ai longtemps fait). Cette proposition sous-entend que le blog est un genre inférieur. Je pense le contraire. Je pense qu’il est aujourd’hui le seul genre littéraire novateur et que le livre vivote sur une ancienne économie qui n’a plus aucun rapport avec la création.