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9.4.10

On parle de Buboneka sur France 2

C'est par l'entremise du dernier post de Laurent Zavack que j'ai constaté qu'on parlait twitteroman il y a deux semaines sur France 2:
Le Twiller continue à séduire des auteurs, comme les Québecquois LeRoy K. May et Eric Bourdonnais qui écrivent leur roman "Buboneka" à quatre mains sur ce compte.
Bon, on passera pour les coquilles... on va prendre ce qui passe :)

Pour ceux qui s'intéressent à Buboneka, Bourbon et moi avons décidé de continuer le twitteroman en novembre lors du NaNoWriMo.

18.1.10

Bienvenue dans le Kaos

La fiction hypermédiatique qu'est Kaosopolis explose le format du blogue pour se répandre (à toute vitesse) sur d'autres environnements comme Facebook et Twitter. Elle se compose présentement de 5 blogues:


Chaque auteur écrit une histoire sur son blogue où les personnages se connectent avec les autres blogues le temps d'un hyperlien.

Sans que les histoires ne soient complètement déconnectées les unes des autres, elles ont leur propre vie indépendante et ne dépendent pas nécessairement des histoires parallèles. Kaosopolis se veut le QG de ces histoires.

Kaosopolis dans le micro-espace

Les comptes Twitter des personnages peuvent nous informer des nouveautés sur les blogues:


La page Facebook de L'Écrivain, par exemple, peut détailler une autre scène, qui se connectera à un autre environnement, etc.

Kaosopolis a la prétention de faire déborder l'histoire du médium original pour se répandre comme de la poudre à canon.

Joignez-vous au chaos :)

12.1.10

Ce que les réseaux font à la littérature


Il y a de bonnes raisons de se googler: on trouve parfois des textes où on nous cite, où on est pris en exemple.

J'ai été très surpris de me retrouver en compagnie de François Bon, Thierry Crouzet et Éric Chevillard dans un document d'Alexandre Gefen intitulé Ce que les réseaux font à la littérature. Réseaux sociaux, microblogging et création.

Disons que ça me donne le goût de continuer Buboneka... (bon un autre projet à continuer, comme si j'en avais pas assez...).

9.1.10

Tout ce que vouliez savoir sur Laurent Zavack

J'ai tenté une twitterview (entrevue par Twitter) avec Mélodie Nelson avant les Fêtes, et tu as bien aimé. Maintenant, je t'en propose une avec Laurent Zavack, jeune auteur cinglant qui fait dans le twitteroman, entre autres.

Je m'attendais à des réponses par Twitter, en messages directs, mais comme monsieur ne respecte aucune convention, ben il m'a envoyé ses réponses par mail.

Voici le résultat:

Q. Je t'ai découvert lorsque tu as écrit Kamuks, l'un des premiers twitteromans terminés, peux-tu nous le résumer?
LZ. Concernant Kamuks, je ne suis pas très bon pour les résumés mais il s'agit en gros de deux histoires parallèles, avec une chute assez belle et inattendue.

La première des deux histoires est celle de deux loosers. Le premier est un type de vingt-cinq piges qui a plaqué sa vie misérable d'insecte-cadre dans une boîte de comm, suite à la mort prématurée de ses parents et surtout à l'héritage de quelques maisons à louer, pour s'isoler dans un f3 de banlieue et n'en plus sortir (même commander la bouffe sur le site d'Intermarché, un no-life). Le deuxième a presque le même âge, il est châtelain en Bretagne et roule en Roll's Royce, je n'en dis pas plus le concernant. Leur histoire débute lorsqu'ils se rencontrent pour réaliser la mission qu'ils avaient programmée sur le forum où ils se sont rencontrés: kidnapper puis séquestrer leur actrice porno favorite qui crèche dans le Sud, vers Carcassonne.

La deuxième histoire, en parallèle mais qui finit par s'entremêler bien sûr, c'est celle d'un mec MDR, mais vraiment mort de rire, suite aux interventions médiatiques des membres du gouvernement Sarkozy. Il se retrouve dans sa tombe, d'abord comme mort-vivant fantôme, puis ressuscité, et avec un téléphone portable connecté à Twitter. Il finit par prendre contact avec une société secrète et découvre leur métropole, Pixel-City. Il prend une chambre à l'hôtel Facebook et je ne vous en dis pas plus. 200 pages et quelque, 5 euros.

Q. Sur tes photos on te voit souvent une bouteille à la main, qu'est-ce que tu bois quand tu écris?
LZ. En toute franchise je bois tout ce que je trouve, bières, bières mixées (avec du Picon ou du Whisky, j'aime bien les Dames du Lac), vin rouge, vodka, whisky... Mais le plus souvent, j'ingurgite la moitié d'une teille de scotch et c'est parti. Je pourris de l'intérieur avec une certaine grâce, pour paraphraser une poétesse, elle aussi inconnue.

Q. Récemment tu as annoncé que tu avais publié avec une maison d'édition électronique (Christophe Dugave), peux-tu nous en parler?
LZ. Ce monsieur, presque six mois après la publication d'une de mes nouvelles sur le site des éditions Léo Scheer, m'a tout simplement contacté en trouvant très « stylé » ce que je faisais. J'ai répondu favorablement parce qu'il avait l'air très honnête, pas commerçant pour un sou, et effectivement ce monsieur m'a donné par la suite l'impression d'avoir le cœur sur le main, et une énorme bonté dans ce
cœur.

Q. Dans quel groupe rock aimerais-tu jouer? Tu y jouerais de quel instrument? Tu serais du genre Slash, Jeck Beck ou Thom Yorke?
LZ. Contrairement à ce que mes écrits peuvent laisser penser, je n'écoute pas du tout de rock, où alors mon bon vieux Morrison. Je ne connais aucun des trois noms que tu viens de citer. J'écoute beaucoup de musique baroque, François Couperin et Marin Marais, mais plein d'autre petits trucs piochés dans tout les styles musicaux, à partir du moment où on trouve un individu derrière l'œuvre, pas de la cacophonie et du texte crétinisant pré-fabriqué pour que mes semblables persistent à ne pas penser. Pour répondre à ta question, j'aurais aimé boire une bouteille de bourbon avec Morrison, pour lui dire entre autres qu'il pastichait trop Rimbaud. Concernant l'instrument, pareil, avec Morrison, et en train de taper le cul de ma bouteille vide sur la batterie, en en réclamant une autre.

Q. Récemment tu as insulté @melodienelson sur Twitter. Réalises-tu que tu viens de te faire une méchante gang d'ennemis?
LZ. Cette blogueuse a vraiment une paire de seins exquise. Pour ce qui est du reste... beaucoup d'ennemis, beaucoup d'honneur.

Q. Comment comptes-tu faire évoluer le personnage de Nicolas Ardberg dans Kaosopolis?
LZ. Pour ce qui est de Nicolas Ardbeg, le héros d'une de mes nouvelles que j'ai publiée sur mon blog, j'ai volontairement laissé du flou sur sa vie d'après, sûrement à l'hôpital psychiatrique. J'ai le projet de la poursuivre où, par exemple, dans la chambre de son asile de dingue, il partirait dans sa tête et évoluerait avec les personnages de Kaosopolis, en connexion directe.

Q. Je viens de lire Terreur à Frustration Ville. Il est un peu normal que ton premier roman (Kamuks) soit resté sans réponses, non?
LZ. Bien sûr, surtout que je l'ai écrit en deux mois! Mais l'histoire est pas mal et la démarche intéressante pour faire parler de soi. Comme me le disait récemment un écrivain québécois, il suffit qu'un Beigbeder, toujours en retard d'une guerre, s'y mette et nous serons les pionniers. Après, même s'il est tout à fait naturel de se faire recaler son premier roman, quoique ce ne soit pas arrivé à Céline mais c'était quand même une autre pointure que Zavack ou Dupont, pourquoi se priver d'écrire une belle petite nouvelle bien sanglante envers le milieu littéraire sur fauteuil moelleux? Un commentateur m'a dit que ma nouvelle était la revanche de tous les auteurs, ça m'a beaucoup touché, et ça me suffit pour l'instant.

Q. Si tu étais un poème, tu serais 1) un haïku 2) un sonnet 3) un quatrain 4) un poème symphonique?
LZ. Un quatrain sans hésiter. J'ai une répugnance quasi irrationnelle pour les haïkus, du moins ceux qu'écrivent les gens d'aujourd'hui. Un quatrain d'Omar Khayyâm sans hésiter. Je te laisse choisir lequel.

Q. Ton rapport au sexe en littérature est assez direct, et dans la vraie vie, es-tu moins brutal?
LZ. Extrêmement moins brutal! J'ai une copine et c'est très solide, une fille lumineuse, je suis très fidèle. Je ne quémande jamais rien, c'est elle qui est extrêmement coquine.

Q. Laurent Zavack est un auteur ou un emmerdeur (« les deux » n'est pas une réponse acceptée, mais tu peux développer :)
LZ. Je dirai simplement que je suis un petit auteur, une PME bénévole presque, perdu parmi une horde d'autres petits auteurs. Je serai un écrivain quand je vendrai autant que Stephen King. De nos jours la littérature c'est comme l'épicerie, le client est roi.

18.12.09

Top 10 des questions les plus posées à Mélodie Nelson

En ce vendredi de lendemain de brosse, quoi de mieux qu'un bon Q&A avec Mélodie Nelson, la blogueuse coquine capable d'enligner martini, vibrateur et chasse aux castors dans le même titre?

Je lui ai proposé de se soumettre à une twitterview, soit une entrevue par Twitter en messages privés (DM). Cosmo et Elle Québec peuvent aller se rhabiller:

1. Si tu pouvais faire l’amour à un seul homme célèbre (mort ou vivant), ce serait qui?
MN. Je me ferais donner la fessée par le prince Harry ou Jean-François Chassay ou Jack Ryan, le créateur de Barbie, un ostie de pervers.

2. Si tu étais un livre, lequel serais-tu?
MN. La première nouvelle des Contes de la folie ordinaire, de Charles Bukowski.

3. Un inconnu t’offre un poème érotique et te laisse ses coordonnées, qu’est-ce que tu fais?
MN.Je le remercie, je l’embrasse sur la joue, et je file son poème et ses coordonnées à une copine plus cochonne que moi.

4. Quelle(s) musique(s) écoutes-tu quand tu écris?
MN. Arab Strap, Kylie Minogue, Amanda Blank, Keren Ann.

5. Quelle partie de ton corps voudrais-tu changer/modifier? Pourquoi?
MN. Je veux une plus grosse bouche et plus gros seins et Botox et mini lipo du ventre et blondeur pour ressembler à Kimber de NipTuck.

6. Tu es projetée au Moyen Âge en pleine épidémie de peste, à Londres. Quelle est la première chose que tu fais?
MN. Me trouver un homme riche pour me sauver.

7. Stylo plume ou clavier?
MN. Clavier. Pas besoin de plume ou de stylo pour avoir mal au poignet, moi.

8. Dans quel roman se trouve la scène d’amour qui t’a le plus touchée?
MN. J’aime beaucoup Djian et Duras, mais je triche, je choisis un recueil de poésie, Mourir m’arrive, de Fernand Durepos.

9. On te lâche lousse avec 500$, qu’est-ce que tu achètes?
MN. Séance maquillage chez MAC, lingerie, et gin tonic pour mes copines et moi.

10. Mélodie Nelson est un personnage fictif qui répond à bien des fantasmes masculins, or the real deal?
MN. The real deal, plus adorable et timide live, mais plus cernée aussi.

Maintenant tu sais tout, tout, tout sur Mélodie Nelson!

La twitterview que j'ai donnée à Mélodie est ici.

29.4.09

Twitter et la littérature

Tu en penseras ce que tu voudras, depuis que je suis EmaChvai sur Twitter, j'ai découvert ceux que j'ai appelés les p'tits nouveaux, pas parce qu'ils "sont" nouveaux, mais bien parce que je viens de les découvrir (ou presque).

24.4.09

Buboneka: quatrième chapitre

Je te balance toutes sortes d'infos depuis que j'ai terminé et envoyé mon roman aux éditeurs, mais peu de fiction. Alors voilà, je m'y suis remis.

Pour ton plus grand plaisir, je l'espère, le 4e chapitre de Buboneka est tout chaud.
Tu peux aussi lire l'épisode 1, 2 et 3 pour comprendre toute l'histoire, ça aide :)

6.4.09

André Breton est un assassin?



André Breton est manipulé par une entité supérieure qui le pousse à tuer. Ou sait-il quelque chose que tu ne sais pas?

La suite sur Buboneka. Le 4e chapitre est en chantier.

31.3.09

99,67 %

C'est pas de commencer qui est difficile, c'est de terminer.

Un tiers de petit pour cent et mon roman sera prêt à être imprimer pour valser chez un éditeur (plusieurs, m'a mettre les chances de mon côté) près de chez vous.

Extrait du chapitre 16:
J'écoute moins de reggae. Ça me déprime. J'aime mieux écouter du gros rock sale. Au moins je sens que mon cerveau fonctionne un peu. Ça fait des chocs électriques entre mes synapses mais c'est correct, c'est les médicaments qui font effet, à ce qu'il paraît.

Maldoror a remarqué que j'étais plus actif. Ça l'énerve. On dirait qu'il préférait quand j'étais légume. Pourtant je l'ai toujours bien traité. J'y pouvais rien quand ils m'ont déménagé au troisième.

Rimbaud et Nelligan m'ont laissé un mot hier soir. À la page 67, à mi-chemin de la lettre de Zanonni à Hermann Raffke, le genre d'anti-héros de Perec, les poètes ont scribouillé dans la marge « Maldoror te malmène et mijote un miaulement/Marilyn se démène et jouit tranquillement ».

Salauds de poètes. Garde ! Mon Olanzapine ! Straight, no chaser. Pis pas de glace !
Par ailleurs, la petite histoire du twitteroman se poursuit avec deux articles au Labo NT2 -- Le laboratoire de recherche sur les oeuvres hypermédiatiques:

25.3.09

Buboneka : deuxième chapitre

Le twitteroman que j'écris avec Bourbon se poursuit.

Dans le premier chapitre, Jack et Tommy ont rencontré un cadavre décapité et une présence mystérieuse qui se désagrégeait dans une flaque de sang; dans le deuxième chapitre, on délaisse les vigilentes pour faire un tour chez les tueurs:
Une pièce bien éclairée. Une bibliothèque. Pleine. Une table. Deux chaises. Une bouteille de Glendronach 25 ans. Deux verres.

Deux hommes boivent à petites gorgées, avec raffinement. Ils écrivent sur leur ordinateur respectif. Musique jazz funky. Charlie Hunter.
Ces tueurs ont en horreur une race bien particulière: les littéraires.

***

18.3.09

83 %

Je me suis égaré.

Mon enthousiasme habituel a pris le déçu et je me suis embarqué, précocement, dans l'aventure du twitteroman Buboneka, avec le grand ami Bourbon.

Je ne regrette rien. Rien de rien.

Mais il est temps de fouetter le cheval fougueux et de le ramener à bon port de bercail : on a un roman à finir, qu'il plût au ciel ou non.

Extrait du chapitre 20

[Cependant, Lecteur, je continuerai cette narration géographique avec un empressement reggae électro ; car, si, de ton côté, il te tarde de savoir où l'imagination du docteur May veut en venir (plût au ciel qu'en effet, ce ne fût là que de l'imagination, voire du délire shooté !), du mien, j'ai pris la résolution de me la couler douce en flamme au fond d'un lac quelconque, pendant que tu descends au fond de la psychose du protagoniste.]

17.3.09

Buboneka - Premier chapitre

Mon roman n'avance plus, mais mon nouveau projet, lui, décampe!

Bourbon et moi avons terminé le premier chapitre de Buboneka que vous pouvez lire:

Wo! Totemo sugoi desu, neh? (C'est tout à fait incroyable, non?)

13.3.09

Buboneka

L'ami Laurent Zavack m'a scoopé. En m'intéressant au twitteroman (assez intensivement), je me suis laissé aller à une confidence sur EroTwitter : 

Mais le blogue sera mis à jour régulièrement et les chapitres seront synthétisés pour en faciliter la lecture.

Et l'ami, ben c'est Bourbon.

Le roman par Twitter renverse-t-il les codes narratifs?

J'allais lire la suite du twitteroman de Laurent Zavack, On l'appelai(en)t Sodomy, lorsque j'ai compris que c'était devenu une délicieuse nouvelle, si on aime l'érotique, bien entendu.

Je laissais un commentaire lorsque j'ai vu, en marge de droite, que Thierry Crouzet et Laurent semblait avoir une discussion particulièrement animée.

Un roman par Twitter, ça renverse les codes narratifs? Ou c'est juste de la littérature écrite à l'aide d'un autre média?

Vous en pensez quoi?

12.3.09

Des romans sur Twitter/Twitter Novels, take II


CoachFu me réfère Junk DNA Fiction d'un Américain qui habite au Japon depuis 10 ans. Genre: Bizarro Sexpunk SMS Serial Fiction, vous êtes averti.

Mais la vraie explosion provient du Japon avec les cellphone novels (les romans cellulaires). En 2008, 5 des 10 best-sellers japonais avaient été écrits "avec des pouces", avant d'avoir été publiés plus traditionnellement (un vrai livre quoi). 

De plus, les 3 premiers du top 10 ont tous été écrits sur des cellulaires, par des auteurs dont c'était le premier roman! 

Un nouveau genre est né. Il semble.

Pisani en a parlé. Read Write Web aussi.

11.3.09

Des romans dans Twitter / Twitter Novels

De plus en plus d'auteurs se mettent à l'écriture de roman dans Twitter. Le premier à ma connaissance est l'auteur de Twiller, Matt Richtel, mieux connu pour son best-seller Hooked.
Par contre, ce Twiller semble s'être arrêté le 30 décembre 2008. J'ai interrogé l'auteur sur Twitter pour voir où il en est.

Thierry Crouzet s'est ouvertement inspiré (pour ne pas dire qu'il a piqué l'idée, mais en littérature, personne ne plagie, c'est de l'emprunt, signe d'admiration, paraît-il ;-) de Matt Richtel pour écrire son propre Twiller. Il est l'auteur de deux livres, Le Cinquième Pouvoir, et Le Peuple des connecteurs. Son blogue montre les tweets en ordre déchronologique. à gauche, ainsi que les chapitres structurés, en ordre chronologique, à droite.

Voir l'entrevue qu'il a donnée à Christophe Grebert:



Avec 680 updates et 12 chapitres de terminés, ça commence à ressembler à quelque chose.

N.L. Belardes semble l'un des plus sérieux jusqu'ici. Avec 542 updates et plus de 4,000 suiveux, Small Places est également un candidat intéressant. Par contre, un hiatus de deux mois a interrompu l'écriture. Dernier message : Small Places will resume momentarily... (il y a 19 heures).

Et puis le MN Daily «sortait» une nouvelle ce matin, The First Novel Published in Twitter. C'est tojours hot d'être le premier. Sauf qu'il faut vérifier ses sources avant de dire de telles âneries. Même si la recherche Twitter peut nous montrer que David Miller n'est pas le premier à avoir pensé à écrire un roman dans Twitter, n'empêche qu'il en est à 786 updates.

Tout de même.

C'est en lisant les commentaires de ce post que j'ai peut-être trouvé LE premier roman dans Twitter dûment complété. Il serait l'oeuvre de Alice McCormick, décédée à l'âge de 49 ans d'un cancer du poumon. C'est son mari, Jim McCormick, qui a publié le roman Cowboy de sa femme en 3,501 tweets.

Un bel hommage posthume.

D'autres romans Twitter
  • On l'appelait Sodomy est l'oeuvre de Laurent Zavack. 196 posts and counting.
  • Un auteur sans nom, 140novel, en a entamé un. Mais avec seulement 37 posts, on ne peut pas dire que ça fait un gros roman. Au mieux, c'est une nouvelle.

En connaissez-vous d'autres?

5.1.09

Pourquoi je tweete et pourquoi tu le devrais

OK OK OK

Je veux pas être fatigant avec Twitter, mais écoute-moi un peu.

Et je ne ferai pas de Top 10 raisons pourquoi tu devrais utiliser Twitter pcq lui là, le fielleux, ben il aime pas ça. À un moment donné les articles de top 10, faut en revenir.

Au début c'était le nouveau lieu de rencontre du who's who du Web, genre Loïc Le Meur, Barack Obama et, tiens, Guy Kawasaki.

Mais pas besoin d'être le gars le plus hot de Sydney pour tweeter!

C'est simple.

C'est comme l'update de statut FaceBook, mais perso, je préfère.

Cent quarante caractères (maximum), premièrement, pour qqn qui écrit, ben c'est un défi. Arriver à s'exprimer clairement (et crois-moi c'est pas toujours le cas) en si peu d'espace, ça renforce la concision du scribe.

Il y a même des "romans" écrits dans Twitter, comme Smallplaces, Twiller (auteur de Hooked) et Twoman.

Mais le plus intéressant, ce sont les rencontres.



Des rencontres avec des gens gravitant dans des sphères diverses: rédaction, marketing interactif, guru de SEO, etc.

Qui j'ai découvert?
  1. Geneviève Lefebvre. C'est elle qui est derrière la web série Chez Jules.tv, mettant en vedette Janine Sutto et Anne Dorval, entre autres
  2. Michael Carpentier. Un gars brillant, libre penseur, critique, qui fait du cash avec des termes comme "expressions de positionnement stratégique". Mais en plus, il envoie de belles cartes de Noël (personnalisée, qu'il dit)
  3. Last but not least, Michelle Blanc. Avant que tu ne l'aies découvert à Tout le monde en brette, ben Michelle prodiguait des conseils à gauche et à droite à qui voulait l'entendre: publicitaire, gars de chars, comptable, you name it. Son blogue traite de marketing web mais c'est surtout son ton que j'aime. Franc, dans ta face. Elle passe pas par 4 chemins pour te dire ce qu'elle pense.
Et en plus, selon mes stats, Twitter est maintenant un des 10 meilleurs (sorry fielleux) référents sur mon blogue (avec Jack et Mireille, merci vous deux!).

Fak vous attendez quoi pour tweeter?

25.8.08

Twoman - Une énigme à résoudre 140 caractères à la fois

Après une pléthore de posts plus ou moins (moins que plus) inspirés, voici enfin quelque chose d'un peu créatif qui comportait une restriction peu banale.

Par l'entremise de Twitter, j'ai écrit avec l'aide d'un comparse de longue date (Lukystrik3, pour ne pas le nommer), un début de roman. Mais la restriction d'écriture dans Twitter, ce phénomène mi-messagerie, mi-microblogue, c'est qu'on ne peut pas y écrire plus de 140 caractères à la fois...

Après quelques petites réécritures, Lukystrik3 et moi-même sommes satisfaits de ce qu'on pourrait appeler le premier chapitre du premier «twoman».

En espérant que vous l'aimiez :)

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Twoman - Une énigme à résoudre 140 caractères à la fois

Je ne pensais pas retrouver Mélanie dans ces circonstances. Faut dire qu'un corps sans tête, c'est plutôt inhabituel. J'ai commencé par chercher la tête. Je l'ai retrouvée sous la voiture, sans oreilles. Qui diable décapite pour couper des oreilles?

- Allo?

C'était Skinny qui m'appelait. Il aimait bien les cas de décapitation. Il avait fait sa maîtrise en littérature d'horreur.

- Était-elle encore maquillée?

En 1997 et en 2001, on avait retrouvé deux corps décapités, sans oreilles et sans maquillage.

- On s'en fout Skinny! On parle de Mélanie, pas de n'importe quelle pute rencontrée sur Twitter!

Skinny était génial, mais con.

- T'aurais-pu me le dire avant que la décapitée, c'était Mélo. Ça change tout. As-tu appelé Pierre? Il sera dévasté.

Pierre était designer dans une firme de pub. Genre énervant. La nouvelle l'achèverait sûrement. À moins qu'il ne le sache déjà. Je délire. Pierre n'aurait jamais pu faire ça. Tout le village connaissait son amour pour Mélanie, depuis maintenant au moins 10 ans.

Pierre était le highschool sweeatheart de Mélanie. Le p'tit couple parfait. Mais je soupçonnais tout le monde, même le dalaï-lama. J'haïs les p'tits couples parfaits. En fait, Pierre et Mélanie m'ont toujours fait chier. Auraient-ils mérité leur séparation sanglante?

Mélanie traînait dans les bars lorsque Pierre faisait de l'over. Mais malgré les rumeurs, Mélanie n'avait ni amant... ni maîtresse. À m'entendre parler, vous devez vous douter de ma situation personnelle. Divorcé. Garde partagée. Endetté. Alcoolique modéré.

Mais ça ne m'a jamais gêné. D'ailleurs, si Pierre et Mélanie avaient eu des enfants, ils seraient divorcés et endettés eux aussi. Mais ce n'était pas le cas. P'tit couple parfait. Ils prévoyaient même d'acheter un chalet près de Drummondville.

- La Terre appelle Dubuc, à vous.

C'était Skinny, toujours en ligne, pendant que je réfléchissais. Patient pour un génie, ce Skinny.

- Dubuc, je viens de recevoir un texto d'la GRC. Ils sont sur une piste. Des gens auraient vu ce qui s'est passé. Gotta go!

Skinny avait le don de me laisser en plan.

- Yo Dubuc, wazzup!

C'était Turner, toujours sur les scènes de crime avec son parler 90s. Turner se prenait pour un rappeur genre 50¢. En fait, il habitait Pierrefonds et fumait du pot la fin de semaine. Très bling bling. Manquait juste un médaillon avec un signe de piastres.

- Un cadavre. Une tête. Pas d'oreilles. Ça te dit quelque chose Turner?

- Non ça me dit rien. Anyway, tu me dois encore 100 $ depuis notre dernière game de carte. Vas-tu falloir que je t'envoie Tony?

- Crisse-moi patience avec le poker. On a un cadavre pas de tête pas d'oreilles entre les mains. Peux-tu être sérieux 2 minutes?

- Awright, awright, la GRC a deux témoins, une junkie de 19 ans ben maganée, un vieux riche (satisfait). Ils étaient dans l'hôtel.

Thème des Walkyries

- Allô?

- C'est Skinny. J'ai un scoop. Deux autres macchabés à Drummond : l'un pas de pied, l'autre pas de main.