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29.3.10

"Je suis rendu ailleurs maintenant"


UPDATE: Désolé, y a eu un problème d'image sur Blogger hier...

Excellente caricature de Chant, la blonde de Bourbon et future maman, offerte pour ma fête. Pissant!

En bonus, Bourbon  (aka ma Jumelle Japonaise) m'a donné Viens plus près de Sara Gran en m'indiquant comme Aquin que pour être écrivain, il faut avant tout lire des policiers.

28.2.09

Souffrance

L'avancement du roman est bloqué par un mal étrange mais bien connu : début de tendinite :(

À force d'être tout le temps devant un ordinateur, c'est ça qui arrive.

Dommage parce qu'il ne me reste que la révision de la moitié de mon calvaire.

Des idées pour réduire la douleur autre que le repos?

Meilleure position. Glace. Tylenol...

Stay tuned.

24.2.09

47 %

En relisant mon manuscrit, je suis surpris à tomber sur cette ligne que j'avais écrite :
C'est un beau désennui, comme le disait la regrettée Fern.
Fern, c'était ma grand-mère que j'aimais j'aime j'aimerai beaucoup. En lisant cette ligne toute simple, je me suis senti poussé de retrouver des poèmes qu'elle avait écrits pour mon fils. Mais ça doit se trouver dans une boîte d'archives et je n'ai pas cherché plus loin.

En fouillant dans mes correspondances, j'ai trouvé une photo de mon grand-père qui jouair de l'harmonica, puis une autre avec ma mère et ma grand-mère.

Bref, le moton historico-familial.

Lors des funérailles de Fern, j'ai lu un texte que je n'avais pas relu depuis, le voici :

Fern's Last Train

J’aimerais vous parler de Fern, parce que c’est comme ça que je l’appelle, pas Fernande, grand-maman passe encore. Lorsqu’elle rencontre mes amis, je la présente en tant que Fern. Ça fait rire mes amis. Ma grand-mère est cool, c’est ce que mes amis me disent et c’est ce que je pense aussi.

Ma grand-mère est musicienne. Oui oui je vous jure. Elle a composé une pièce atonale avec un chapeau et des bouts de papier. Mon grand-père l’a aidé. On a écrit un numéro de 1 à 10 sur une feuille qu’on a découpé, puis on a mis les numéros dans un chapeau. Ils ont pigé les numéros 4 fois, ça a fait 4 séquences de 10 notes. Puis je les ai enregistrées. Ça jouera jamais à radio. Mais ma grand-mère est musicienne.

Fern est une grande joueuse de cartes. Paquet voleur, 500 (coeur atout), rummy, 8, romain 500. Mais sa spécialité c’est les dames. On joue souvent à un jeu ou le but c’est d’avoir le plus petit score possible. Quand t’as 0, c’est exceptionnel. Si t’as 4 dames, t’as 0. Ça lui est arrivé une fois. Ça dû m’arriver 500 fois.

Fern aime quand on va chez Eaton au 5e étage. C’est son étage préféré, celui des jouets. Y a des bonhommes de Star Wars, des LEGO, des trains. Elle m’en achète un et on va manger au delicatessen à côté. Du bonheur en canne. On a écumé les delicatessen ensemble: Place Newman, Place Lecavalier, LaBaie, Simpson, Eaton: you name it on est allés.

Quand Gerry est parti chauffé son taxi au ciel, elle est restée forte, stoïque. Mais une partie d’elle était déjà rendue en haut. C’était tout un numéro, ces deux oiseaux-là. Fern, explosive, Gerry, le sourire en coin. Fern, généreuse, Gerry, espiègle. Dans ses derniers milles, Gerry est devenu un comique pas possible. On l’appelait le renard argenté. C’était absurde et ça nous faisait rire.

Il y a un an et demi, j’ai eu un gros blitz musique: j’ai composé 6 chansons en un mois et demi. La dernière que j’ai composée c’était pour elle. À l’époque il n’y avait pas de titre, maintenant il y en a un: Fern’s Last Swing. Je vous la jouerai, un jour.

J’ai aussi terminé la traduction d’une nouvelle que j’ai écrite, Le Blues du trentenaire fini (Thirty-Something Blues). Je me suis rendu compte que mon blues de 30 ans devait ressembler étrangement à son blues de 80 ans: l’impression d’être en maudit après tout le monde et ne pas trop savoir pourquoi, les autres nous regardent, bizarre, comme si on était des Martiens, une violence qui doit sortir et qui se heurte malheureusement à ceux qu’on aime. Bref, je l’ai traduite en sa mémoire.

J’aime ma grand-mère, comme elle est: drôle, autoritaire, l’oeil un peu hagard, tough, grande narratrice devant l’éternel. Je n’aurai jamais réalisé un des projets que j’avais avec elle: l’enregistrer racontant des histoires. La vie est courte: ne reporte pas à demain ce que tu peux faire aujourd’hui.

J’aimerais terminé avec la chanson qu’elle me chantait quand j’étais petit. Merci à Henri Chapron qui m’a gentiment fait parvenir les paroles par Internet:

Déjà le jour s’éteint l’ombre couvre la terre
Dormez petits enfants, dormez voici la nuit
C’est l’heure du repos l’heure de la priére
Allons ne faites plus de bruit.

In Fern we trust, others pay cash: Née le 30 décembre 1919, décédée le 3 août 2006.

9.1.09

La preuve irréfutable que je suis mariée à une Française

Ce matin dans le traffic, le conducteur en avant de moi a longuement hésité avant de tourner à gauche.

Moi: "Putain, tu tournes-tu?"

J'aurais pu dire: "Tabarnak, vas-tu tourner?" mais c'eût été moins élégant. Conditionnel passé deuxième forme.

28.12.08

The Big 3-5

Comme c'est mon anniversaire bientôt, j'ai décidé de m'acheter un cadeau spécial: un laptop.

Ça faisait longtemps que j'en voulais un, demande à Olga (qui vient de se créer un profil sur Facebook, omg wtf lmao lol!!!!!11!!!1).

Je viens à peine de réussir à paramétrer l'ostifi de connexion Internet et finalement, ça marche.

Le bébé? Un Acer Aspire One à écran de 8,9 pouces, idéal pour écrire n'importe où, n'importe quand, n'importe combien.

Oui Bourbon, je te le dirai si ça vaut la peine d'en acheter un à ta douce (ah c'était pour toi? sti qu'chus niaiseux... ;-)

29.1.08

And the winner is...

Si vous avez écouté l'émission Vous m'en lirez tant dimanche passé, vous savez déjà que j'ai terminé... X

Mais pour ceux qui avaient du lavage à faire, qui ont préféré mélangé du vin de dépanneur avec des restants de vieille Bud dans un coin de Verdun, ou qui ont soigné des enfants malades, voici mon 'ti-résumé...

Je suis arrivé avec mon scénario en main, que j'ai retravaillé beaucoup plus que les autres... ça ne venait pas, je n'arrivais pas à trouver les bonnes phrases, la bonne synthèse, pas facile d'écrire un synopsis finalement...

Mais après 4 essais moyens (dont un qui a été ramassé par SuperJoe en personne, ex d'Hors Champ, faut le dire...), et des lectures critiques qui m'ont presque valu un bof de La Muse, ben j'ai réussi à écrire un p'tit synopsis punché, racontant un roadmovie à travers les Prairies et l'Alberta (non mais who would have thought?!?).

Résultat : première place, ce qui me valait un laisser-passer pour la finale contre Marie-Hélène Dubé (un secret : j'avais l'impression qu'on se rendrait les deux en finale depuis le début).

Le thème : on a un mur de briques, et on doit écrire une phrase pour la postérité de moins de 30 mots. Je m'assois dans un coin du bar et je réécris la Fée Vrillée, mais aucune phrase ne ressort vraiment du lot...

Puis j'ai un flash : l'amour.

J'écris en une minute et quart une phrase de 26 mots qui, à mon avis, est killer. C'est un ode à ma muse, le genre de texte que les couples du futur aurait pu se lire en sortant du métro Mont-Royal.

Marie-Hélène a la même idée, elle exploite le même thème.

Les jurys sont un peu déçus, ils s'attendaient à quelque chose du genre Vous êtes pas tannés de mourir, bande de caves! de Péloquin.

Différence générationnelle? Qui sait.

Mais Marie-Hélène, qui a le sens de la formule, finit son texte par le mot imbriqué et c'est, à mon avis, ce qui lui a mérité de remporter le MacBook!

Grgrgrgrgrgr!

Si c'était à refaire, vous savez ce serait quoi ma phrase de moins de 30 mots?

2050. Enfin! On l'a légalisée!


Je me console en me disant que je peux écouter la radio satellite où ça me tente (c'est ce que j'ai gagné), et que, si on se souvient des finalistes de la première Star Académie, ben c'était pas Wilfred Lebouthillier le meilleur ;)

J'aimerais remercier ma muse, qui endure mes crise d'artissssse, le possee du roi camé, qui m'a encouragé pendant 3 semaines à me surpasser, mon agent Jack, qui a fait un autre beau compte-rendu de l'événement, and the big fat guy up there for his support.

Peace all, au prochain SLAM, à Québec!

20.1.08

Cet aprème, on rappe!

Si vous êtes libres cet après-midi et désirez assister à la diffusion de l'émission Vous m'en lirez tant :

Pub Quartier latin
318, rue Ontario Est
à partir de 14 h

Le concours Le dernier mot commence à 15 heures.

Cette semaine, on rappe.

Peace all

16.1.08

Le possee du roi camé



Dans l'ordre habituel : Mathieu Arsenault, esprit libre et auteur d'Album de finissants, Bourbon, frère liquide, Jack, harp player from Hell, Nina, sireñamiga, superk, et Carl Lussier, philosophe actuariel.

1.1.08

Le dernier mot : les détails

Le dimanche 13 janvier 2008 à 14 h

En direct du Pub Quartier Latin à Montréal.

  • De passage à Montréal, D.Y. Béchard, pour Vandal Love ou Perdus en Amérique , une traduction de Sylvie Nicolas (Québec Amérique).
  • En performance, Geneviève et Matthieu, un duo originaire de Rouyn-Noranda. (Extraits de leur album Rouge-Gorge).
  • Pierre Szalowski, pour Le froid modifie la trajectoire des poissons (Hurtubise-HMH). Photographjavascript:void(0)e de presse, journaliste et graphiste, l'auteur nous présente son premier roman inspiré des événements de la terrible tempête du verglas de janvier 1998. Il le fait avec humour à travers les yeux d'un garçon de dix ans qui apprend que ses parents vont se séparer.
  • Normand Baillargeon, anarchiste de coeur et essayiste réputé présente Sève et sang, Chants et poèmes de révolte et d'espoir (Mémoire d'encrier).
  • La première manche du Concours Le dernier mot . Les prestations des cinq meilleurs candidats retenus: Jean-François Boily, de Montréal, Marie-Hélène Dubé, de Gatineau, Leroy K. May, de Lévis, Yannick Morin, de Québec, Marie Némeh, de Montréal. Les membres du jury sont Pascale Montpetit, Yves Desgagnés, Michel Vézina.
  • Les suggestions de notre collaboratrice Chrystine Brouillet. Une innovation pour 2008: deux polars et un livre de cuisine.
  • En musique, le trio d'Anthony Rozankovic avec Charles Imbeau, à la trompette, et Grégoire Morency, à la basse.
Source : Radio-Canada

27.12.07

Céla fôte dla Fée Vrillé Strikes Again!

Marc Lebel : As-tu entendu parler du concours «le dernier mot»
http://www.radio-canada.ca/radio/concours/dernierMot/

Je crois que je vais participer, mais je ne peux y mettre mon dernier slam...

Moi : non pas entendu parler, mais je ne crois pas être un spécialiste des genres mentionnés... peut-être que Céla fôte dla Fée Vrillée pourrait passer en rap? Et comme je n'ai pas été rémunéré pour ce texte (les applaudissements, ça compte?) et ben je pourrais le soumettre.

why not? :)

dans le pire des cas, je vais gagner et je serai célèbre ;)
C'était à la fin novembre, soit une dizaine de jours avant la date d'échéance pour soumettre un texte au concours qu'organise l'équipe de Raymond Cloutier à Vous m'en lirez tant.

Quelle ne fut pas ma surprise lorsque Sylvain Couture, recherchiste de Radio-Canada, m'a écrit pour me dire que je faisais partie des cinq finalistes! Résultat : j'ai gagné une radio satellite et un abonnement de six mois à la radio satellitaire Sirius!

Et je devrai défendre un texte à la radio le 13 janvier. Le premier thème est la pub... Disons que je préfère commencer par mon moins préféré ;)

Si vous avez des idées de concept, n'hésitez pas à me les communiquer :)

Les autres thèmes sont l'humour, paroles de chanson de type rap, script télé ou cinéma.

On se revoit... à la radio!

D'ici là, bon temps des fêtes, santé, santé, santé, un peu de prospérité dans tout ça!

15.10.07

Cadeaux du grand Bourbon

Le passage de Bourbon à mon mariage a laissé des traces littéraires indélébiles : la création du blogue des Jumelles Japonaises, et un avancement à ma culture avec les offrandes suivantes :

  1. L'Inquisitoriale: Fugue solaire dans les îles et plateaux du langage. Où le philosophe Michaël La Chance fait parler l'écrivain d'aujourd'hui avec le poète d'hier dans un délicieux dialogue poétique et philosophique.







  2. La Soupe de Kafka. En 16 recettes, des pastiches d'auteurs célèbres qui nous font passer à travers les styles et les époques des plus grandes plumes.





20.9.07

Antonin

vingt-et-un septembre
solstice d'été, d'automne
mon fils ce Soleil

19.9.07

Comment contourner un système informatique parano

Comme mon employeur (que je ne nommerai pas) n'aime pas Blogger ainsi que plusieurs sites dits sociaux, de temps en temps, il m'empêche de consulter mon blogue ainsi que d'autres écrivaillages hautement sophistiqués dans le seul but de s'assurer que je me concentre à 100 % sur mon travail.

Par contre, cette politique m'empêche aussi de consulter des blogues très pertinents pour mon travail, comme Contextia, un blogue sur la rédaction Web et technique très bien écrit par Nick Quelquechose (vous comprendrez que, comme je ne peux pas y accéder, ben, il n'est que normal que je ne me souvienne pas nécessairement du nom de famille du monsieur...).

Bref, pour contourner ce problème — surtout celui des commentaires : je ne peux pas répondre aux commentaires de mes lecteurs — et bien j'ai décidé de répondre aux commentaires par un autre article sur mon blogue :)

Donc :

  • Superjoe. Je sais que ma prose est un obstacle à l'opacité de ta compréhension cérébrale. Donc, en mots clairs de trois syllabes ou moins, j'ai arrêté de fumer en juin. Ça fait trois mois et quelque. J'espère que c'est plus clair. Et pour Dilbert, tu as bien raison, il est grand temps que j'arrête de créationner et que je me concentre sur l'essentiel : lire Dilbert.
  • Rimailleur. J'imagine que La vie de bureau doit en effet ressembler à Dilbert. Si c'est irosarcacynique, comme toi :)

  • Luc. Oui la cigarette est une illusion, comme l'alcool et la... (cette hésitation est bien involontaire de ma part)


À bientôt, et poursuivons la lutte bloguesque :)

18.9.07

1,060 Cigarets and Counting

Ah! Cigarette, quand tu me tenais!

Il y a déjà de cela trois mois, j'arrêtais peut-être de me cancérigéner. À 10 cigarettes par jour pendant trois mois et quelque, faites le calcul.

La meilleure façon pour moi d'arrêter de fumer a été de me dire que mes gouvernements n'étaient pas assez braves pour interdire ces clous de cercueil. C'est sûrement plus rentable d'investir en santé et en éducation que de dégoudronner les dépanneurs.

Si vous me comprenez bien, je suis en train de vous dire (ben oui, René...) que la prochaine fois, je voterai avec un dé.