16.9.08

Vu d'ici de Mathieu Arsenault... au théâtre

Quoi? Vu d'ici de Mathieu Arsenault
Où? Théâtre Péril / Christian Lapointe
Quand? 23 septembre au 4 octobre, du mardi au samedi à 20h

Mathieu Arsenault écrivait :

En mars dernier, Christian Lapointe du Théâtre Péril m'a approché pour adapter Vu d'ici au théâtre. Moi je suis pessimiste dans la vie, alors je me suis dit: «C'est très bien tout ça, mais je commencerai à m'exciter quand on sera rendu à jouer le truc». Or, je commence à m'exciter parce que ça commence  le 23 septembre et que ça s'annonce pour être très bien. J'ai vu une répétition, ça dure une heure et demie et je pense pas qu'on ait le temps de s'ennuyer. C'est plein de télés sur la scène il y a du gazon synthétique du pain tranché des bâtonnets de poisson la chanson thème de passe-partout et ça finit dans de la boucane pis du bruit pis ça pue l'essence! On est loin de Denis Marleau!

Si vous avez pas lu le livre, pourquoi vous forcer quand vous pourriez venir l'écouter? Si vous l'avez lu, c'est encore mieux.

Allez-y de bonne heure, d'un coup vous vous diriez «maudine que c'tat bon, m'a y retourner avec ma matante de Brossard et mon cousin de St-Bruno-de-Montarville, c'est rare que ça parle du Dix30 au théâtre.»
  • Texte : Mathieu Arsenault
  • Adaptation : Mathieu Arsenault, Christian Lapointe et Jocelyn Pelletier
  • Mise en scène : Christian Lapointe
  • Interprète : Jocelyn Pelletier
  • Scénographie : Jeff Labbé
  • Musique et environnement sonore : Mathieu Campagna
  • Lumière : Martin Sirois
  • Assistance à la mise en scène : Adèle St-Amand
Billetterie en ligne : www.lachapelle.org ou par téléphone: (514) 843-7738
La Chapelle, 3700 rue Saint-Dominique, Montréal (Qc), H2X 2X7

15.9.08

Le Grand Slam - finale provinciale de slam au Lion d'Or

Source : FIL 2008

Le Grand Slam


Pour la deuxième année consécutive, le FIL accueille l'événement le plus couru du monde slam, il s'agit du Grand Slam de la Ligue Québécoise de Slam. En effet, les 21 et 23 septembre des slameurs et slameuses issus des slams de poésie mensuels tenus par les équipes de Montréal, Québec, Sherbrooke et Gatineau affiliées à la Ligue, rivalisent pour le titre de ville Slam de l'année 2008.

Lancés par Marc Smith, il y a plus de 20 ans à Chicago, les slams de poésie dépoussièrent les traditionnelles nuits de poésie, dynamisent le verbe et placent la performance au premier plan. Genre oratoire à part entière, le slam est devenu, partout où il s'est imposé, un phénomène médiatique et populaire. Et pour cause! Faisant face à un public qui vote pour leurs performances, les slameurs s'affrontent pour l'amour de la poésie, et ce, sans accessoire, ni musique ni costume, et dans un laps de temps n'excédant pas trois minutes au chrono. 



12.9.08

Slam ma muse - Scoop

On peut enfin en parler! J'ai été approché l'été dernier (déjà...) pour publier dans une anthologie de slam de Québec.

C'est maintenant officiel (mon Ron)!

Le lancement aura lieu le 6 octobre à l'AgitéE (251, rue Dorchester, Québec) sûrement aux alentours de 20h. Paraît que je lirai quelque chose, peut-être la rubrique nécrologie du Soleil, mais slammée ;-)

Titre : SLAM ma muse – Anthologie de la poésie slamée à Québec

Choix et présentation d'André Marceau et Anne Peyrouse


Slammeurs :

  • Annie Beaulac
  • Frédérick Carrier
  • Christine Comeau
  • Valérie Côté
  • Pascal Larouche
  • Pierre Lavallée
  • Marc Lebel
  • Leroy K.May
  • André Marceau
  • Hélène Matte
  • Renaud Pilote
  • Véronica Rioux

Publié aux éditions Cornac, anciennement connu sous Le Loup de Gouttière.


Sur le site de la Librairie Pantoute, on lit :

Les éditions Le Loup de Gouttière, intégrées depuis le printemps à l'écurie Michel Brûlé sous le nouveau nom d'Éditions Cornac, proposera en septembre ses premières nouveautés. André Marceau et Anne Peyrouse ont concocté une anthologie de slam-poésie de Québec, Slam ma muse. Madame Peyrouse fera également paraître un nouveau recueil intitulé Sables d'enfance.

En espérant vous y voir!

11.9.08

Processus d'abstraction

EXPOSITION

Processus d'abstraction

une exposition collective de :
  • Wendy Bishop
  • Pierrette Bouchard
  • Maxine Cuttler
  • Hélène David
  • Corinne Laloum
  • Suzie Mitchell
  • Margot Ravon
  • Dominique Silvestre
  • John Wolforth
Quand : vernissage le jeudi 11 septembre à compter de 18h
Où : Restaurant Chez le Portugais (4134 Saint-Laurent, Montréal)

L'exposition se tient du 11 sept. au 12 oct. 2008

4.9.08

De l'oralité

MAJ

Comme Le Devoir a publié mon commentaire, je me rétracte... et je modifie l'article en conséquence ;-)

C'est mon bon ami Giuseppe, aka l'Italian Stalion, qui m'a envoyé un lien vers un article sur une découverte fascinante pour tout groupie québécois de Jack Kerouac, soit une oeuvre du grand Jacques en français (joual, whatever, ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas puriste...).

Je reproduis ici le commentaire que j'ai laissé sur Le Devoir. L'article original est ici : http://www.ledevoir.com/2008/09/04/203916.html

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De l'oralité

Même si le commentaire de monsieur Montoya est très juste (laissons Kerouac être Jack Kerouac, le grand auteur américain, et non ti-Jean), je trouve intéressant de voir une autre facette de son oeuvre qui, même si elle est loin de rejoindre le génie de sa prose américaine, montre bien ses origines, à St-Henri.

Peut-être est-ce parce qu'un côté de ma famille y a grandi, mais je reconnais l'accent, les expressions de l'époque et même si on ne peut pas considérer ce microroman comme un chef-d'oeuvre, il n'empêche qu'il pique la curiosité.

L'oralité est-elle moins littéraire? Discutable.

Je trouve également fascinant que l'oeuvre posthume de Kerouac continue à s'élargir. D'être fier que Kerouac ait des origines canadiennes-françaises (car comme le précise monsieur Montoya, les Québécois, ça n'existait pas dans les années 50), c'est une chose. Mais de vouloir l'assimiler à notre littérature par manque de grands auteurs (peut-être?), il y a un pas à ne pas franchir.

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Découverte d'un deuxième roman en français de Jack Kerouac par Gabriel Anctil


Sur le chemin, sous-titré On the Road, est le titre d'un roman de Jack Kerouac rédigé en français en 1952, qui vient d'être découvert à New York. Inédit et insoupçonné, le manuscrit dormait depuis plus d'un demi-siècle dans la noirceur des archives. Ce livre jette une lumière tout à fait nouvelle sur l'oeuvre de ce fils de Canadiens français, considéré comme l'un des écrivains les plus importants du XXe siècle. Il y a tout juste un an, Le Devoir avait révélé en primeur la découverte d'un premier roman et de plusieurs écrits français du célèbre écrivain. La nouvelle avait alors fait le tour du monde.

On savait Jack Kerouac fier de ses origines canadiennes françaises, mais on ignorait, jusqu'à tout récemment, que le célèbre écrivain américain avait créé une oeuvre littéraire dans sa langue maternelle. Sur le chemin, son deuxième roman, a été écrit en joual en décembre 1952, à Mexico. Il prouve désormais, hors de tout doute, la capacité de Kerouac de manier la langue québécoise, la langue de ses ancêtres.

Sur le chemin est un court roman d'une cinquantaine de pages. Il a été rédigé à la main dans un cahier de notes bon marché. Il raconte l'histoire fantastique d'un groupe d'hommes qui se donnent rendez-vous dans le Chinatown, à New York.

Kerouac avait déjà évoqué l'existence de ce roman dans une lettre qu'il avait écrite le 10 janvier 1953 à Neal Cassady, celui-là même qui lui a inspiré le fougueux personnage de Dean Moriarty dans le célèbre roman On the Road: «À Mexico, peu de temps après ton départ, j'ai écrit en cinq jours, en français, un roman sur toi et moi alors que nous étions enfants en 1935, où nous rencontrons Uncle Bill Ballon, ton père, mon père et quelques blondes sexy dans une chambre avec un Canadien français débauché ainsi qu'un vieux Model T Ford. Tu le liras imprimé un jour et tu riras. Il représente la solution pour les intrigues de On the Road, toutes les intrigues et je vais le soumettre dès que j'aurai fini de le traduire et de le dactylographier.»

Quelques jours plus tard, Kerouac, traduisit effectivement Sur le chemin. Le roman devint en anglais Old Bull in the Bowery. Ce texte demeure également inédit à ce jour.

Sur le chemin n'est pas une version française d'On the Road mais propose des thèmes récurants de l'oeuvre de Kerouac, tout en laissant concevoir que l'auteur n'aurait peut-être pas traduit en français son plus célèbre livre sous le titre de Sur la route.

Sur le chemin s'ouvre ainsi: «Dans l'mois d'Octobre 1935, y'arriva une machine du West, de Denver, sur le chemin pour New York. Dans la machine était Dean Pomeray, un soûlon; Dean Pomeray Jr. son ti fils de 9 ans et Rolfe Glendiver, son step son, 24. C'était un vieille Model T Ford, toutes les trois avaient leux yeux attachez sur le chemin dans la nuit à travers la windshield.» Le nom du personnage de Dean Pomeray est un pseudonyme utilisé pour parler de son bon ami Neal Cassady.

Dans le roman, Ti-Jean n'est autre que Kerouac lui-même. Il a 13 ans. Il est accompagné de son père, Léo, véritable nom du père de Kerouac. Ils quittent Boston en automobile pour New-York. Ils vont y rejoindre leurs amis afin de les aider à trouver un appartement: «C'était un gros nuit dans leur vies, c'était leur premier trip ensemble à New York, en machine; le père ava déjà venu ça Boston-New York boat, et une fois ça train; mais là c'était le gros chemin, le tapis noire actuelle de la ville.»

Autant la narration que les dialogues de Kerouac représentent une transcription de l'oralité. Comme ce fut le cas pour La nuit est ma femme, son premier roman écrit en joual, Kerouac rédige Sur le chemin dans un français très proche de la langue qu'il parlait durant son enfance à Lowell, une ville du Massachusetts où les immigrants canadiens français forment alors près du quart de la population.

Kerouac transforme le français, le met à sa main, change l'orthographe de certains mots et en invente d'autres afin de créer un joual musical et ludique qui apparaît, à bien des égards, unique dans la littérature francophone.

Le joual kérouakien réussit à traduire l'émotion qui habite tant le père que le fils dans cette grande aventure: «"On t've trouvera un tivoyage icite, on voirra si on peu aidez le vieux bum avec son kid, ont l'air à jamais v'nu, c'est des parents, on bavassera un peu, on mangera tet'ben un ti-feed, et moé pi tué on s'enala a Times Square voire des shows. Les burlesc pis les vodville show pi les nouveaux portra pi ils disent qu'y a des portras français -- ça sera beau en voire un porta en francais. Ça faira braillez les yeux voire un tite scène avec les amants sur le lit, Marie-Louise m'a contez ca, ca a vue un a Boston - Bon ma ton ti drap alentours de tes genoux la pis d'or si té capable - m'ava drivez droite a New York pis je parle pu." Et le tigas dorma dans machine de l'éternité noire, que son père conducta à travers de la nuit.» Tout comme il le fait dans son oeuvre en anglais, Kerouac vise avant tout à créer une littérature basée sur les sons, l'énergie et l'authenticité du langage de la rue.

Un Canadien français à Manhattan

Les deux voitures au coeur de Sur le chemin arrivent finalement à destination. Les hommes se sont donné rendez-vous dans un bar miteux du Chinatown où les attend Old Bull Balloon. Ce personnage est fortement inspiré d'un ami de Kerouac, l'écrivain William Burroughs, qui, dans On the Road, est présenté sous le pseudonyme d'Old Bull Lee. Tout droit sorti de l'imagination de Kerouac, la rencontre entre ces différents hommes n'a bien sûr jamais eu lieu, fait assez inusité dans l'oeuvre très autobiographique de l'auteur.

Lassés d'attendre Omer, ce Canadien français qui doit les rejoindre à New York, les hommes commencent à boire et à jouer aux cartes. Pendant ce temps, Omer, sous l'effet des amphétamines, une drogue que consommait beaucoup Kerouac à l'époque de la rédaction de ce roman, délire dans un appartement. Le lecteur ne sait trop si ce que le personnage voit est vrai ou non: le voilà qui parle à une femme nue, s'imagine voir des squelettes et se croit même, pendant un moment, transporté en Russie...

Le roman se termine dans une confusion totale, alors que tous, sauf Léo et son fils, repartent chez eux. De son côté, le jeune Ti-Jean observe son père, qui continue de boire et de jouer aux cartes avec des Chinois et des Noirs du quartier: «Le pauvre tigas ava pas mangé d'la journée, son père avait eu une coupole de drinks et ne pensa pas manger comme a coutume, et Ti-Jean le suiva dans ça, dans leur aventure.»

Le grand tour de force de Sur le chemin est de faire rencontrer deux Kerouac: l'enfant de 1935 et l'homme de 1952 tant que le Franco-Américain et le Beatnick. C'est aussi le seul texte d'importance de Kerouac à avoir été écrit d'abord en français avant d'être traduit par l'auteur en anglais.

De Mexico à Montréal

En décembre 1952, lorsqu'il rédige Sur le chemin, Kerouac vient rejoindre à Mexico son vieil ami William Burroughs. Collectionnant alors les lettres de refus des éditeurs, il ne peut que constater que sa carrière d'écrivain est un lamentable échec. Il persévère néanmoins et écrit nuit et jour les romans qui formeront la grande Légende des Duluoz, nom qu'il donne à l'oeuvre autobiographique qu'il est en train de bâtir.

En 1951, en début d'année, Kerouac rédige en français La nuit est ma femme. Quelques jours plus tard, en avril 1951, il plonge frénétiquement dans l'écriture de son chef-d'oeuvre On the Road, qu'il écrit en trois semaines sur un énorme rouleau de papier.

En juillet de l'année suivante, il écrit dans les toilettes de l'appartement de son ami junkie William Burroughs Doctor Sax, l'un de ses romans les plus canadiens-français. En décembre 1952, après avoir travaillé quelques mois sur les chemins de fer de la région de Los Angeles avec Neil Cassady, Kerouac se lance dans la rédaction de son autre roman français, Sur le chemin.

Kerouac a alors 30 ans, brûle la chandelle par les deux bouts et sent que la fin de sa grande période de voyages pointe à l'horizon. Il désire retrouver le calme et la quiétude de sa vie familiale et il rêve du Québec.

À son retour New York, il écrit à Neal et Carolyn Cassady: «New York est formidable, j'aime l'hiver, les tempêtes, la neige, les longues marches en bottes. J'irai vivre au Canada français éventuellement avec Mémère, et le ferai pour les tempêtes et la santé que j'y trouverai.»

En mars 1953, Kerouac se rend même à Montréal, où il note dans un de ses cahiers: «Montréal (dans une "taverne"): Montréal est mon paradis. Ils m'ont presque refusé l'entrée. Restaurant de gare de San Francisco combiné avec une taverne de paysans de Mexico + Lowell - O Thank's Lord.» Visiblement, Kerouac se sentait bien chez lui au Québec.

2.9.08

Lancement de Lever du jour sur Kinshasa

Hélène Matte lance LEVER DU JOUR SUR KINSHASA, son premier livre-DVD (Éditions Planète Rebelle)

Où? Au Sacrilège (447 St Jean)
Quand? Le 19 septembre prochain
Quoi? 5 à 7 avec projection des poèmes-vidéos et un petit buffet

Bienvenu à tous!

***

Lever du jour sur Kinshasa est un ensemble de textes écrits à la suite d'un périple dans la capitale de la République Démocratique du Congo. Enregistrés en studio et arrangés avec la collaboration de l'électroacousticien Simon Elmaleh, les poèmes sont devenus l'occasion d'un DVD comprenant une série de courts-métrages réalisés par huit artistes en arts médiatiques de Québec. Dessins animés, images documentaires et vidéos d'art illustrent des poèmes empreints de sensibilité et d'humour, posant un regard actuel et inusité sur l'Afrique centrale.

En septembre 2004, je partais pour la République Démocratique du Congo malgré l'instabilité politique et les avertissements de l'ambassade canadienne qui recommandait de ne pas s'y rendre. J'allais y rejoindre mon amoureux afin de partager son expérience des lieux, outre celle de la malaria si possible. Le dépaysement a été fulgurant. Dans l'urbanité anarchique de Kinshasa, où lumière et mort se côtoient, la beauté et la peur m'ont saisi comme jamais. Fascinée par l'intensité du quotidien, j'en ai capté quelques sonorités et portraits auquels mon écriture s'est jointe. Ce sont des paysages sonores et humains qui m'habitent désormais.

Parmi les nombreux participants au projet soulignons :
Jean-Marie Alexandre, Maxime Boisseau, Olivier Breton, Henri-Louis Chalem, Marco Dubé, Simon Elmaleh, Fannie Giguère, Olivier Irakoze, Mamadou Kane, David N. Bernatchez, Justice Rutikara et, grâce à monsieur Bogumil J. Koss, plus de vingt peintres populaires congolais.

***

Biographie:

Tantôt gestionnaire culturelle, tantôt performeure. Hélène Matte est une poète issue des arts visuels qui dit, ou encore, une artiste imagière qui écrit. Sa pratique s'intéresse particulièrement à la poésie et au dessin en tant qu'actes de présence. Elle compte à son actif plusieurs expositions d'arts visuels et publie régulièrement des articles dans la revue INTER ART ACTUEL. Elle est l'auteure de nombreux corpus poétiques dont le CD-événement Chansons dégoulinantes et poèmes acculés au pied du mur, présenté à Québec, Montréal et Vancouver en 2004 et 2005. Gagnante du prix Arcade-au-féminin 2005 pour le poème Lever du jour, elle était finaliste au concours provincial de Slam-poésie en 2007 ainsi que lauréate du prix VIDERE-événement pour son spectacle poétique VOYAGE VOYAGE.

25.8.08

Twoman - Une énigme à résoudre 140 caractères à la fois

Après une pléthore de posts plus ou moins (moins que plus) inspirés, voici enfin quelque chose d'un peu créatif qui comportait une restriction peu banale.

Par l'entremise de Twitter, j'ai écrit avec l'aide d'un comparse de longue date (Lukystrik3, pour ne pas le nommer), un début de roman. Mais la restriction d'écriture dans Twitter, ce phénomène mi-messagerie, mi-microblogue, c'est qu'on ne peut pas y écrire plus de 140 caractères à la fois...

Après quelques petites réécritures, Lukystrik3 et moi-même sommes satisfaits de ce qu'on pourrait appeler le premier chapitre du premier «twoman».

En espérant que vous l'aimiez :)

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Twoman - Une énigme à résoudre 140 caractères à la fois

Je ne pensais pas retrouver Mélanie dans ces circonstances. Faut dire qu'un corps sans tête, c'est plutôt inhabituel. J'ai commencé par chercher la tête. Je l'ai retrouvée sous la voiture, sans oreilles. Qui diable décapite pour couper des oreilles?

- Allo?

C'était Skinny qui m'appelait. Il aimait bien les cas de décapitation. Il avait fait sa maîtrise en littérature d'horreur.

- Était-elle encore maquillée?

En 1997 et en 2001, on avait retrouvé deux corps décapités, sans oreilles et sans maquillage.

- On s'en fout Skinny! On parle de Mélanie, pas de n'importe quelle pute rencontrée sur Twitter!

Skinny était génial, mais con.

- T'aurais-pu me le dire avant que la décapitée, c'était Mélo. Ça change tout. As-tu appelé Pierre? Il sera dévasté.

Pierre était designer dans une firme de pub. Genre énervant. La nouvelle l'achèverait sûrement. À moins qu'il ne le sache déjà. Je délire. Pierre n'aurait jamais pu faire ça. Tout le village connaissait son amour pour Mélanie, depuis maintenant au moins 10 ans.

Pierre était le highschool sweeatheart de Mélanie. Le p'tit couple parfait. Mais je soupçonnais tout le monde, même le dalaï-lama. J'haïs les p'tits couples parfaits. En fait, Pierre et Mélanie m'ont toujours fait chier. Auraient-ils mérité leur séparation sanglante?

Mélanie traînait dans les bars lorsque Pierre faisait de l'over. Mais malgré les rumeurs, Mélanie n'avait ni amant... ni maîtresse. À m'entendre parler, vous devez vous douter de ma situation personnelle. Divorcé. Garde partagée. Endetté. Alcoolique modéré.

Mais ça ne m'a jamais gêné. D'ailleurs, si Pierre et Mélanie avaient eu des enfants, ils seraient divorcés et endettés eux aussi. Mais ce n'était pas le cas. P'tit couple parfait. Ils prévoyaient même d'acheter un chalet près de Drummondville.

- La Terre appelle Dubuc, à vous.

C'était Skinny, toujours en ligne, pendant que je réfléchissais. Patient pour un génie, ce Skinny.

- Dubuc, je viens de recevoir un texto d'la GRC. Ils sont sur une piste. Des gens auraient vu ce qui s'est passé. Gotta go!

Skinny avait le don de me laisser en plan.

- Yo Dubuc, wazzup!

C'était Turner, toujours sur les scènes de crime avec son parler 90s. Turner se prenait pour un rappeur genre 50¢. En fait, il habitait Pierrefonds et fumait du pot la fin de semaine. Très bling bling. Manquait juste un médaillon avec un signe de piastres.

- Un cadavre. Une tête. Pas d'oreilles. Ça te dit quelque chose Turner?

- Non ça me dit rien. Anyway, tu me dois encore 100 $ depuis notre dernière game de carte. Vas-tu falloir que je t'envoie Tony?

- Crisse-moi patience avec le poker. On a un cadavre pas de tête pas d'oreilles entre les mains. Peux-tu être sérieux 2 minutes?

- Awright, awright, la GRC a deux témoins, une junkie de 19 ans ben maganée, un vieux riche (satisfait). Ils étaient dans l'hôtel.

Thème des Walkyries

- Allô?

- C'est Skinny. J'ai un scoop. Deux autres macchabés à Drummond : l'un pas de pied, l'autre pas de main.

Êtes-vous prêt à jammer aux SLAMsessions?

Dépêche - pour diffusion immédiate

Nouveau!!!
SLAMsession
Quand : Lundi 1er septembre à 20 h 30
Où : Au café-bar L'AgitéE (251 rue Dorchester, Québec)
Combien : gratos

SLAM cap, présentateur officiel du SLAM de poésie à Québec, propose un nouveau rendez-vous mensuel. Délivré de la compétition, le slam se veut plus ludique que jamais dans un SLAMsession.

Un SLAMsession offre avant tout un espace-temps ouvert à la création de tout un chacun dans le vaste monde de la poésie vivante. Concrètement, il s'agit d'un micro ouvert pour lequel on s'inscrit le soir même, mais dont les participants sont présentés en alternance avec quelques poètes spécialement invités. L'ensemble se déroule dans un esprit convivial, de fête et de délectations verbales. Le SLAMsession peut également servir de tribune à quiconque voudrait se qualifier pour participer à un match SLAM de poésie.

Les invités :
  • Monique Laforce
  • Michaël Lapointe
  • Renaud Pilote
Animation :
  • Annie Beaulac et André Marceau
Avis aux poètes : Venez partager votre créativité au SLAMsession… Inscription le soir même.

Présentés par SLAM cap et le Tremplin d'actualisation de poésie (TAP), les SLAMsessions à Québec se tiennent chaque premier lundi du mois au café-bar l'AgitéE.

-30-

Un communiqué plus complet suiva sous peu.

Organisation : Annie Beaulac, Valérie Côté et André Marceau
Communications : André Marceau pour SLAM cap ; tél.: 523-1174 ; slamcap@live.ca 
Site de l'AgitéE : http://www.agitee.org/cal.html

SLAM cap, présentateur officiel à Québec des soirées de Slam de poésie de la Ligue québécoise de Slam (Liqs)
SLAM cap :
slamcap@live.ca

Tremplin d'actualisation de poésie (Tap) : tapoesie@hotmail.com

19.8.08

Si je me souviens bien... Hommage aux premières nations

Pour communication immédiate

Dans le cadre de l'Autre 400ème

Poésie vivante

Si je me souviens bien… Hommage aux Premières Nations

Quand : Vendredi 22 août, 20h30

: Au Café-bar L'AgitéE, 251, rue Dorchester, Centre-vile de Québec

Combien : contribution volontaire

Ce « Nouveau Monde » que « découvraient » les Européens il y a 500 ans serait, selon les géologues d'aujourd'hui, le plus vieux des continents (et par conséquent plus vieux que l'Europe).

Nous nous réjouissons de ce 400ème anniversaire, mais reconnaissons qu'en fondant la ville de Québec, la France fondait la colonisation européenne en un coin d'un continent baptisé par les colonisateurs « Amérique ». À nous, « Québécois de souche » (descendants des colons), de se souvenir et de s'en rappeler! Ce continent était habité depuis environ dix mille ans par des peuples détenant leurs cultures, spiritualités, sciences, etc. « Habité » dans le vrai sens du mot, et non possédé par une quelconque noblesse, pouvoir œcuménique ou autres cliques.

Voilà le point de départ pour la soirée de poésie. Nous ne proposons ni colloque, ni conférence, ni débat, ni procès, ni thérapie de groupe… Mais une soirée d'échange en poésie, par le biais d'une grande scène libre ainsi que des poètes invités (dont quelques-uns appartiennent aux Premières Nations). Une soirée qui promet d'être riche en diversité et en intensité. (AM).

Poètes et artistes invités :

  • Nahka Bertrand
  • Paul Bussières
  • Jean Coulombe

Avec des harangues iroquoiennes de :

  • Charles Bender
  • Guy Sioui Durand

Animation : André Marceau

Avis aux poètes : scène libre! Venez donner vie à la scène dans vos mots et par votre présence (en lecture, en interprétation ou en performance) !

À noter : la soirée se terminera à 23 h 00 précise, laissant place au traditionnel « Vendredi DJ » de l'AgitéE.

Cette soirée de poésie vivante est présentée dans le cadre de l'Autre 400ème par le Tremplin d'actualisation de poésie (TAP). Merci à L'AgitéE pour sa collaboration.

-30-

Organisation et communications : André Marceau, pour le TAP ; tél.: 523-1174 ; tapoesie@hotmail.com 

Site de L'AgitéE : http://www.agitee.org/cal.html

Site de l'Autre 400ème : www.lautre400.org

Tremplin d'actualisation de poésie (TAP)

16.8.08

Slam du 400e

Je slamme cet après-midi! Ouin dernière minute me direz-vous... Vacances quand vous me tenez...

C'est à l'Espace du 400e, au Jardin machin truc, allez sur MonQuebec2008.com pour voir la carte, c'est à côté du Bassin Louise.

Je me dis merdre :)

Les slammeurs : Annie Beaulac (aïe...), Dr. Faust (re-aïe...), Marc Lebel, André Marceau, Louis Desruisseaux, André Marceau (re-re-aïe...), Michaël Lapointe (je pense...), Roger Mariage.

Ça va être chaud!

Le tout animé par Ivy himself.

I'm not worthy.

8.8.08

Slam de poésie - finale de la Capitale

Communiqué – pour diffusion immédiate
Deuxième saison de la Ligue québécoise de Slam (Liqs)

SLAM de poésie
Finale de la Capitale
Quand : le lundi 18 août
Ouverture des portes : 20 h
Au café-bar L'AgitéE  (251 rue Dorchester, Québec)
Entrée : 3 $

Arriver tôt, c'est payant :
Tirage de cadeaux pour ceux qui se présentent avant 20 h 30.

La Finale de la Capitale met en jeu les huit slameurs qui se sont démarqués au cours des demi-finales. Ils se démèneront dans la plus intense partie de l'année pour gagner la faveur du public. Comme toujours dans une compétition amicale, chacun n'aura que trois minutes pour convaincre un jury choisi au hasard dans l'assistance.
Le slameur ne peut utiliser que le pouvoir de sa prestation et de ses mots (sans accessoire, ni instrument de musique)… au slam de poésie, le grand maître du jeu, c'est le public ! Et que la poésie gagne !

Une partie de plaisir où les mots, la voix, la bouche et le rythme nous réservent des surprises.


Les slammeurs :

  • Annie Beaulac
  • Frédérick Carrier
  • Christine Comeau
  • Valérie Côté
  • Paul Dallaire
  • Jean Désy
  • Leroy K May
  • Pierre Lavallée
Slammestre : André Marceau
Juge de ligne : Louis Desruisseaux
Ponctuation musicale : DJ Pistémique

Avis aux slammeurs :
un sam ouvert suivra la partie. Le slam ouvert, hors compétition, vous permet de partager votre créativité… Inscription le soir même.

Rappel
– Né à Chicago, le slam de poésie a conquis en 20 ans les États-Unis, le Canada anglais et la France, notamment, sans toutefois s'implanter durablement au Québec. C'est dans le but de remédier à cette lacune que la Ligue québécoise de slam (Liqs) fut créée en 2007.

Présenté par
SLAM cap et le Tremplin d'actualisation de poésie (TAP), chaque slam de poésie à Québec se tient tous les troisièmes lundis du mois au café-bar l'AgitéE.
Merci à L'AgitéE ainsi qu'à nos commanditaires : Poètes de brousse, Réserve phonique, Rhizome, Le loup de gouttière, la radio des découvertes CKRL (89,1).

22.7.08

Qui prendra la place de Marie-Mai (suite intempestive)

À bas la Star Académie
Et tous ses p'tits amis
À bas les vedettes éphémères
qui plaisent tant aux grands-mères
À bas les jocks et les pitounes
à grosses boules au QI de poutine
qui étalent leurs vies plates dans des lofts
financés par des chaînes de rêves flottants

10.7.08

Attention à la marche en descendant du train!

Poème ironique dédié à la RATP de et par Pascal Perrot (extrait du spectacle donné le 14 juin 2008 au Forum des Halles)

ATTENTION À LA MARCHE EN DESCENDANT DU TRAIN !

4.7.08

Les slammeurs en finale de la Capitale

Je sais que je n'ai pas fait de compte-rendu de la demi-finale de juin et je m'en excuse. Petit problème technique de caméra vidéo que je tenterai de résoudre en fin de semaine...

Mais sans plus tarder quand même, voici les finalistes qui seront en compétition le 18 août prochain lors de la finale à l'AgitéE (251, rue Dorchester à Québec):
  • Annie Beaulac (1ère place de la 2e demi-finale)
  • Frédérick Carrier (1ère place de la 1ere demi-finale)
  • Christine Comeau (3e place de la 1ere demi-finale)
  • Valérie Côté (4e place de la 1ere demi-finale)
  • Paul Dallaire (2e place de la 2e demi-finale)
  • Jean Désy (2e place de la 1ere demi-finale)
  • LeRoy K. May (3e place de la 2e demi-finale)
  • Pierre Lavallée (4e place de la 2e demi-finale)
Comme vous pouvez le lire, j'ai réussi à me glisser en finale, quelques fractions de point devant Pierre Lavallée, et quelques fractions derrière Paul et Annie. C'était une soirée vraiment électrisante.

Premièrement, il faisait chaud (phénomène rarissime ces temps-ci), deuxièmement, TOUS les slammeurs ont été excellents, et ceux qui ne sont pas passés en 2e ronde (Louis Desruisseaux, Pascal Larouche et Véronica Rioux) ont livré des performances qui auraient très bien pu les pousser en finale. Le jury en a décidé autrement, mais c'était extrêmement serré.

Voici les scores finaux, gracieuseté du demi-finaliste Marc Lebel, qui est passé à deux cheveux de faire la grande finale:

Slammeur 1ere 2e Total
Annie Beaulac 27,4 27,5 54,9
Paul Dallaire               28 26.4 54,4
Pascal Larouche 26,3    
Leroy K May 26,8 26,7 53,5
Louis Desruisseaux 26    
Marc Lebel 26,4 25,8 52,2
Pierre Lavallée 26,6 26,2 52,8
Véronica Rioux 26,1    

Comme vous pouvez le voir, rien n'était gagné d'avance!

Félicitations à tous, et je partage avec vous mon nouveau motto : il n'y a pas de honte à se faire batte par Annie Beaulac, tabarnak :)