8.3.10

Vivre pour écrire, écrire pour vivre

Formidable coup de gueule de Thierry Crouzet pour un renouveau du «salaire» de l'auteur:
Je suis fatigué d’entendre dire qu’il faut offrir ses textes sous prétexte qu’ils sont publiés sur un blog et qu’il faut gagner sa vie autrement. Vous voulez donc que je ressorte la barque de mon père et que j’aille pêcher des anguilles devant chez moi? Ou que je redevienne journaliste? Ou que je redevienne salarié et m’agenouille devant un potentat?
Alors on me conseille d’écrire des livres, de les vendre en librairie, de vivre ainsi (ce que j’ai longtemps fait). Cette proposition sous-entend que le blog est un genre inférieur. Je pense le contraire. Je pense qu’il est aujourd’hui le seul genre littéraire novateur et que le livre vivote sur une ancienne économie qui n’a plus aucun rapport avec la création.

Le Jack Bauer de la littérature?

Nicolas Ancion a écrit un livre en 24 heures:
Ce texte a été rédigé en 24 heures, en public et en direct sur Internet, du 3 mars à 21h au 4 mars 2010 à 21h, dans le L@b de la Foire du Livre de Bruxelles.
Des cas similaires s'affichent sur le Net lors du fameux NaNoWriMo (National Novel Writing Month) qui a lieu durant le mois de novembre de chaque année, et ce depuis 10 ans déjà (novembre 2009 sera le 11e anniversaire). Le défi consiste à écrire un livre de 50 000 mots en un mois. Mais chaque année, depuis que je le suis en tout cas (et que j'y participe, 2006 et 2008), il y a toujours quelqu'un qui arrive avec un roman écrit en 24 heures.

Question: qu'est-ce que ça vaut? La réponse est sûrement «ça dépend du résultat final», mais je serais curieux de t'entendre...

Pour lire le roman de Nicolas Ancion.

Merci à Émilie C pour le cue :)

5.3.10

Répertoire numérique : des ressources, il en pleut!

Depuis la Fabrique du numérique, mes lectures sont de plus en plus denses et concentrées vers le numérique. Ici François Bon, ici Karl Dubost, ici Marie D. Martel, ici Thierry Crouzet.

J'en suis venu à un genre d'overdose aujourd'hui, suivant un ixième lien vers lequel Bourbon me pointait. Pas un ras-le-bol. Un genre d'impuissance devant la quantité inépuisable d'expériences, d'aventures, d'épiphénomènes pouvant devenir grands du numérique.

Je tenterai donc, ici, de répertorier ces ressources. Je ne pourrai pas être exhaustif. Et je compte sur toi pour m'indiquer celles que tu trouves pertinentes et que je n'aurais pas mentionnées.

Actualité numérique

Critique littéraire numérique

Revue de littérature numérique

Maisons d'édition numérique

Librairies électroniques

Plate-formes de distribution d'oeuvres gratuites

Diffusion

Outils

Ils inventent le numérique

3.3.10

Pourquoi le DRM suce des ours

She includes a chart of the DRM compatibilities between the Nook, Sony Reader and Kindle, and, of course, nobody is compatible with anybody else. The Sony and Nook can read Epub, of course, but it’s the DRMed Epub books that cause the trouble. The Nook can’t read Sony DRM and Sony can’t read Nook DRM and, of course, the Kindle can’t read either and “either” can’t read Kindle DRM and now Apple is saying it will have its own DRM that Kindle and Sony and Nook can’t read. I’m sure it’s all very clear to you now, especially since they are, almost, all using the new “industry standard” Epub.


R I D I F U C K E N C U L E !

Fabrique du numérique: plusieurs bilans

Comme le dit René Audet, un des trois organisateurs (Éric Duchemin et Clément Laberge sont ses complices) de la Fabrique du numérique qui a eu lieu vendredi passé au Cercle:
Impossible de proposer ici un bilan officiel : les acteurs étaient nombreux, l’organisation était tricéphale, la thématique avait beaucoup de déclinaisons…
En place et lieu, plusieurs bilans à l'image de cette fabrique qui a montré les multiples facettes du numérique, et ses possibilités non négligeables, soit celles de participer à un événement littéraire en ligne.

Il y François Bon (ici et ) qui fait une synthèse image et vidéo de la journée, touchant plusieurs cordes sensibles comme celle de l'auteur (qui manque de hauteur) en cette ère numérique où la consécration équivaut (encore) à livre papier. Il nous rappelle avec justesses que la consécration est à posteriori, que la vedette littéraire d'aujourd'hui n'est pas nécessairement celle que la postérité retiendra. Il faut lire François Bon souvent, longtemps.

Il y a les fort sympathiques Laurent Rabatel et Jean-François Chételat, que j'ai eu le plaisir de rencontrer jeudi passé. S'ils sont sympathiques dans un bistrot, ils ont surtout beaucoup de gueule et ne craignent pas la foudre des écrivains devant le regard du grand manitou. Laurent réclame qu'on coupe court au discours et qu'on fonce; Jean-François, plus nuancé, pointe quand même dans la même direction. Un genre de dichotomie université vs. cité (je paraphrase Audet) semble s'être installée, mais cette dichotomie n'est pas nouvelle. La fabrique, faute d'avoir réuni les deux "factions", aura eu le mérite de confronter les idées et de les faire progresser.

René Audet démontre dans son bilan l'entreprise hors d'atteinte qu'il a débutée avec cette fabrique: un monstre s'est installé dans la fabrique, incontrôlable — ce qui n'était pas à ne pas prévoir. Il affiche une certaine déception quant au manque d'audace:
De l’ordre de la déception : le manque d’audace, le manque d’idéalisme, le manque de vision. C’était le lieu de se projeter en avant, de faire des scénarios fous, à faible coût. Les gens avaient certes besoin de se rassurer, de trouver des réponses à des problèmes concrets, de sentir qu’il y avait des partenaires potentiels ou des gens partageant leur quête de repères. Normal, justifié, bien sûr. Mais. Quand tout est à inventer, il faut savoir proposer, imposer notre vision. Sinon on le fera à notre place. Ce défi est encore à relever (il le sera toujours d’ailleurs), mais me paraît particulièrement important.
Peut-être que le format ne se prêtait pas à cela... Peut-être que ses attentes étaient trop élevées. N'empêche qu'il a raison sur un point: il faut savoir proposer, ou disposer.

Il y a aussi Gilles Herman, Clément Laberge, Dominic Bellavance, François-B. Tremblay, Marie D. Martel / bibliomancienne, dont je n'ai pas eu le temps encore de lire les bilans, mais qui lancent sûrement les mêmes idées:
  • quels outils?
  • quels formats?
  • quelles plateformes de distribution?
  • quelles rétributions?
Mon bilan? Je ne manquerai plus jamais un événement de la sorte, surtout que je n'avais qu'à prendre le traversier pour m'y rendre! Quelle connerie j'ai faite...

J'aurais aimé brasser des idées avec Bon et Dubost (quel texte!), serrer la pince de Michel Dumais, rencontrer (finalement!) ma collaboratrice dans Kaosopolis, Marie-Hélène Voyer qui, elle aussi, m'a fait son bilan de la fabrique, mais en privé; il y a Bourbon qui, comme moi, s'est limité à une participation toute électronique et me confiait:
Pas grave c'est encore mieux à distance pour éprouver le numérique au maximum. 
Hymne pour éprouver le numérique: Dolphy à Oslo

28.2.10

Qui a peur du livre électronique?

Sûrement pas François Bon, que j'ai malheureusement manqué lors de la Fabrique du numérique qu'organisait René Audet, Clément Laberge et Éric Duchemin.

24.2.10

10.2.10

Fol Allié, roman de Pat Dion

Le Plan Nagua et les auteurs de Québec pour Haïti

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Pour diffusion immédiate

Le monde du livre pour Haïti

Québec, le lundi 8 février 2010 – Afin d’ajouter sa voix au vent d’entraide qui souffle sur Haïti, le monde du livre de Québec se rassemble, le jeudi 11 février au Studio P, à l’occasion d’une soirée - bénéfice organisée en partenariat avec l’organisme Le Plan Nagua.

Cet événement, animé par l’écrivain et poète Alix Renaud et coloré par de nombreux artistes haïtiens et québécois, débutera par une formule 5 à 7. Madame Francine Barbeau, directrice générale du Plan Nagua et Adrien Chavannes, président de l’Association haïtienne de Québec y livreront tour à tour les dernières informations sur la situation et les actions entreprises.
Dès 19 heures résonneront les premières notes, en musique et en poésie, d’un riche hommage
à la littérature et à la culture haïtienne.

Parmi les auteurs, poètes, interprètes et musiciens qui nous soulèveront l’âme ce soir-là :
Alix Renaud, André Ricard, Alain Beaulieu, Jean-Marie Alexandre, André Marceau, Nora Atalla, Duardo Sylvestre, Denis Belley, Charles Leconte, Myriam Fontaine, Julie Stanton, Jacques Garneau, Catherine Fortin, Isabelle Forest, Pierre Lavallée, Schallum Pierre, Murielle Jean-Baptiste, Stephane Alix, Leroy K. May, Nadège Broustau et Özdemir Ergin et Hugo Merveille.

La soirée sera aussi enrichie de témoignages, vidéos et exposition de photographies.

À noter que tous les dons et profits du bar seront remis à Plan Nagua.


Nombreux sont les partenaires qui supporteront l’événement par leur présence et leurs dons :
La Bibliothèque de Québec et ses succursales, Le Salon du Livre de Québec
Les Librairies indépendantes du Québec, L’association des libraires du Québec
L’association nationale des éditeurs de livres, L’union des écrivains québécois
Le Journal Le Libraire, Magazine Nuit Blanche, Rhizome, Les Presses de l’Université du Québec, Les Presses de l’Université Laval, Nota bene éditeur, Éditions du Septentrion,
Editions L'instant Même, Éditions Multimonde, Éditions A lire, Éditions Alto, Éditions Varia
Éditions Sylvain Harvey, La librairie Vaugeois, KX3 Communication, La librairie Pantoute....

Les commanditaires de cette soirée sont :
Pastissimo, la bière Boréale, Sofa Déco et le Studio P.


Parce que le vent d’entraide doit souffler encore et même redoubler d’ardeur :

Le Monde du Livre pour Haïti
Le jeudi 11 février dès 17h00 et jusqu’à la nuit
Au Studio P, 280 rue St-Joseph Est



- 30 -





Pour plus d’information, veuillez contacter :

Line Gendron

Responsable du Studio P
418-692-0637
286 rue St-Joseph Est




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Le monde du livre pour Haïti

Communiqué

Le monde du livre pour Haïti
Une soirée-bénéfice organisée en partenariat avec le Plan Nagua

Studio P
jeudi 11 février 2010, dès 17 h
280, rue Saint-Joseph Est, Québec

Avec les poètes, auteurs et artistes :
  • Jean-Marie ALEXANDRE
  • Nora ATALLA
  • Alain BEAULIEU
  • Denis BELLEY
  • Nadège BROUSTAU
  • Özdemir ERGIN
  • Isabelle FOREST
  • Catherine FORTIN
  • Jacques GARNEAU
  • Murielle JEAN-BAPTISTE/Stéphane ALIX
  • Pierre LAVALLÉE
  • André MARCEAU
  • Leroy K. MAY
  • Hugo MERVEILLE
  • Schallum PIERRE
  • Alix RENAUD
  • André RICARD
  • Julie STANTON
  • Duardo SYLVESTRE
et les musiciens : Myriam FONTAINE et Charles LECONTE

Nora Atalla
Présidente
 
Écritout
Québec (Québec), Canada
www.ecritout.com - www.nora-atalla.com - www.concoursecritout.com

5.2.10

Un premier EPUB pour les lecteurs de LKM

Depuis novembre, j'ai entamé une réflexion sur la nature de ce blogue. Tu y trouves beaucoup moins de fiction qu'avant et je me concentre maintenant sur la littérature électronique. Et j'apprends plein de trucs.

Toutefois, la fiction et la littérature électronique vont tout de même de pair. L'un n'empêche pas l'autre comme on dit. Et c'est en utilisant des logiciels plus conviviaux que je ne l'aurais cru que je me suis lancé dans l'aventure de créer un eBook.

Comme j'ai un background en documentation technique et que j'ai navigué parmi plusieurs logiciels plus cryptiques les uns que les autres, je suis assez à l'aise pour éditer des textes en XML ou avec des grammaires de segmentation comme DocBook. Le format EPUB, un métalangage très similaire au *ML, du moins dans son code source, n'a donc pas été un obstacle pour créer ce premier eBook. Et comme le logiciel que j'ai utilisé, Sigil, comporte trois modes, dont un graphique WYSIWYG, il est relativement aisé de créer un eBook respectable.

Je t'avertis, je n'ai pas mis 100 ans dans la mise en pages, c'était juste pour voir si j'étais capable d'en faire un facilement. Par exemple, la page couverture ne comporte pas d'image. Et il y a sûrement des fautes car c'est un work-in-progress. Donc l'indulgence est de mise, comme d'habitude.

Voici donc sans plus tarder le premier EPUB publié sur LKM, sans DRM évidemment. C'est le twitteroman Buboneka, que Bourbon et moi écrivons depuis le printemps dernier. C'est toujours un work-in-progress, on en est toujours au 7e chapitre et on attend tes commentaires :)

Avertissement: j'ai fait plusieurs tests afin d'arriver à lire le EPUB sur un iPhone (merci aux JF btw) et la meilleure façon que j'ai trouvée a été de le transférer depuis Calibre, un logiciel libre disponible sur toutes les plateformes, vers le iPhone.

Pour arriver à transférer vers le iPod avec l'application Stanza depuis Calibre, j'ai appliqué ce que j'ai trouvé dans ces deux HOWTO:


Les deux disent essentiellement la même chose.

Je n'ai aucune idée comment ça marche sur les liseuses car je n'en ai pas, mais JF m'affirme que «c'est pas mal du tout sur Sony Reader. Adobe Digital Edition le lit très bien sur mon Mac.»

2.2.10

Pourquoi les ebooks ne devraient contenir aucun DRM

7. A locked-in book is a less valuable book. Want to preserve the value of ebooks? Avoid proprietary formats. Readers should be able to buy their books from any retailer and read them on any device. Does anyone really believe they'll be reading on hardware from the same manufacturer thirty years from now? That's like saying "I will only store my books on these IKEA Billy shelves I bought as a college student. If I ever choose to buy non-IKEA shelves, I will throw out all of my books and start over." A reader should never have to worry about "leaving books behind" or "losing their library". If you can't download it and move it somewhere else, it's worth less. Seriously. They're books, not Atari 2600 video game cartridges.