18.1.10

Bienvenue dans le Kaos

La fiction hypermédiatique qu'est Kaosopolis explose le format du blogue pour se répandre (à toute vitesse) sur d'autres environnements comme Facebook et Twitter. Elle se compose présentement de 5 blogues:


Chaque auteur écrit une histoire sur son blogue où les personnages se connectent avec les autres blogues le temps d'un hyperlien.

Sans que les histoires ne soient complètement déconnectées les unes des autres, elles ont leur propre vie indépendante et ne dépendent pas nécessairement des histoires parallèles. Kaosopolis se veut le QG de ces histoires.

Kaosopolis dans le micro-espace

Les comptes Twitter des personnages peuvent nous informer des nouveautés sur les blogues:


La page Facebook de L'Écrivain, par exemple, peut détailler une autre scène, qui se connectera à un autre environnement, etc.

Kaosopolis a la prétention de faire déborder l'histoire du médium original pour se répandre comme de la poudre à canon.

Joignez-vous au chaos :)

12.1.10

Ce que les réseaux font à la littérature


Il y a de bonnes raisons de se googler: on trouve parfois des textes où on nous cite, où on est pris en exemple.

J'ai été très surpris de me retrouver en compagnie de François Bon, Thierry Crouzet et Éric Chevillard dans un document d'Alexandre Gefen intitulé Ce que les réseaux font à la littérature. Réseaux sociaux, microblogging et création.

Disons que ça me donne le goût de continuer Buboneka... (bon un autre projet à continuer, comme si j'en avais pas assez...).

9.1.10

Tout ce que vouliez savoir sur Laurent Zavack

J'ai tenté une twitterview (entrevue par Twitter) avec Mélodie Nelson avant les Fêtes, et tu as bien aimé. Maintenant, je t'en propose une avec Laurent Zavack, jeune auteur cinglant qui fait dans le twitteroman, entre autres.

Je m'attendais à des réponses par Twitter, en messages directs, mais comme monsieur ne respecte aucune convention, ben il m'a envoyé ses réponses par mail.

Voici le résultat:

Q. Je t'ai découvert lorsque tu as écrit Kamuks, l'un des premiers twitteromans terminés, peux-tu nous le résumer?
LZ. Concernant Kamuks, je ne suis pas très bon pour les résumés mais il s'agit en gros de deux histoires parallèles, avec une chute assez belle et inattendue.

La première des deux histoires est celle de deux loosers. Le premier est un type de vingt-cinq piges qui a plaqué sa vie misérable d'insecte-cadre dans une boîte de comm, suite à la mort prématurée de ses parents et surtout à l'héritage de quelques maisons à louer, pour s'isoler dans un f3 de banlieue et n'en plus sortir (même commander la bouffe sur le site d'Intermarché, un no-life). Le deuxième a presque le même âge, il est châtelain en Bretagne et roule en Roll's Royce, je n'en dis pas plus le concernant. Leur histoire débute lorsqu'ils se rencontrent pour réaliser la mission qu'ils avaient programmée sur le forum où ils se sont rencontrés: kidnapper puis séquestrer leur actrice porno favorite qui crèche dans le Sud, vers Carcassonne.

La deuxième histoire, en parallèle mais qui finit par s'entremêler bien sûr, c'est celle d'un mec MDR, mais vraiment mort de rire, suite aux interventions médiatiques des membres du gouvernement Sarkozy. Il se retrouve dans sa tombe, d'abord comme mort-vivant fantôme, puis ressuscité, et avec un téléphone portable connecté à Twitter. Il finit par prendre contact avec une société secrète et découvre leur métropole, Pixel-City. Il prend une chambre à l'hôtel Facebook et je ne vous en dis pas plus. 200 pages et quelque, 5 euros.

Q. Sur tes photos on te voit souvent une bouteille à la main, qu'est-ce que tu bois quand tu écris?
LZ. En toute franchise je bois tout ce que je trouve, bières, bières mixées (avec du Picon ou du Whisky, j'aime bien les Dames du Lac), vin rouge, vodka, whisky... Mais le plus souvent, j'ingurgite la moitié d'une teille de scotch et c'est parti. Je pourris de l'intérieur avec une certaine grâce, pour paraphraser une poétesse, elle aussi inconnue.

Q. Récemment tu as annoncé que tu avais publié avec une maison d'édition électronique (Christophe Dugave), peux-tu nous en parler?
LZ. Ce monsieur, presque six mois après la publication d'une de mes nouvelles sur le site des éditions Léo Scheer, m'a tout simplement contacté en trouvant très « stylé » ce que je faisais. J'ai répondu favorablement parce qu'il avait l'air très honnête, pas commerçant pour un sou, et effectivement ce monsieur m'a donné par la suite l'impression d'avoir le cœur sur le main, et une énorme bonté dans ce
cœur.

Q. Dans quel groupe rock aimerais-tu jouer? Tu y jouerais de quel instrument? Tu serais du genre Slash, Jeck Beck ou Thom Yorke?
LZ. Contrairement à ce que mes écrits peuvent laisser penser, je n'écoute pas du tout de rock, où alors mon bon vieux Morrison. Je ne connais aucun des trois noms que tu viens de citer. J'écoute beaucoup de musique baroque, François Couperin et Marin Marais, mais plein d'autre petits trucs piochés dans tout les styles musicaux, à partir du moment où on trouve un individu derrière l'œuvre, pas de la cacophonie et du texte crétinisant pré-fabriqué pour que mes semblables persistent à ne pas penser. Pour répondre à ta question, j'aurais aimé boire une bouteille de bourbon avec Morrison, pour lui dire entre autres qu'il pastichait trop Rimbaud. Concernant l'instrument, pareil, avec Morrison, et en train de taper le cul de ma bouteille vide sur la batterie, en en réclamant une autre.

Q. Récemment tu as insulté @melodienelson sur Twitter. Réalises-tu que tu viens de te faire une méchante gang d'ennemis?
LZ. Cette blogueuse a vraiment une paire de seins exquise. Pour ce qui est du reste... beaucoup d'ennemis, beaucoup d'honneur.

Q. Comment comptes-tu faire évoluer le personnage de Nicolas Ardberg dans Kaosopolis?
LZ. Pour ce qui est de Nicolas Ardbeg, le héros d'une de mes nouvelles que j'ai publiée sur mon blog, j'ai volontairement laissé du flou sur sa vie d'après, sûrement à l'hôpital psychiatrique. J'ai le projet de la poursuivre où, par exemple, dans la chambre de son asile de dingue, il partirait dans sa tête et évoluerait avec les personnages de Kaosopolis, en connexion directe.

Q. Je viens de lire Terreur à Frustration Ville. Il est un peu normal que ton premier roman (Kamuks) soit resté sans réponses, non?
LZ. Bien sûr, surtout que je l'ai écrit en deux mois! Mais l'histoire est pas mal et la démarche intéressante pour faire parler de soi. Comme me le disait récemment un écrivain québécois, il suffit qu'un Beigbeder, toujours en retard d'une guerre, s'y mette et nous serons les pionniers. Après, même s'il est tout à fait naturel de se faire recaler son premier roman, quoique ce ne soit pas arrivé à Céline mais c'était quand même une autre pointure que Zavack ou Dupont, pourquoi se priver d'écrire une belle petite nouvelle bien sanglante envers le milieu littéraire sur fauteuil moelleux? Un commentateur m'a dit que ma nouvelle était la revanche de tous les auteurs, ça m'a beaucoup touché, et ça me suffit pour l'instant.

Q. Si tu étais un poème, tu serais 1) un haïku 2) un sonnet 3) un quatrain 4) un poème symphonique?
LZ. Un quatrain sans hésiter. J'ai une répugnance quasi irrationnelle pour les haïkus, du moins ceux qu'écrivent les gens d'aujourd'hui. Un quatrain d'Omar Khayyâm sans hésiter. Je te laisse choisir lequel.

Q. Ton rapport au sexe en littérature est assez direct, et dans la vraie vie, es-tu moins brutal?
LZ. Extrêmement moins brutal! J'ai une copine et c'est très solide, une fille lumineuse, je suis très fidèle. Je ne quémande jamais rien, c'est elle qui est extrêmement coquine.

Q. Laurent Zavack est un auteur ou un emmerdeur (« les deux » n'est pas une réponse acceptée, mais tu peux développer :)
LZ. Je dirai simplement que je suis un petit auteur, une PME bénévole presque, perdu parmi une horde d'autres petits auteurs. Je serai un écrivain quand je vendrai autant que Stephen King. De nos jours la littérature c'est comme l'épicerie, le client est roi.

8.1.10

Édouard H. Bond, Pierre Samson et JF Chetelat s'amusent avec le livre électronique

Jeudi dernier, Michel Dumais interviewait les auteurs Édouard H. Bond, Pierre Samson et l'éditeur JF Chetelat (Robert ne veut pas lire) au sujet du livre électronique en tant que support et nouveau média de diffusion.

Une première au Québec? Pierre Samson a négocié ses droits lorsqu'il a publié Arabesques chez Les Herbes Rouges; Robert ne veut pas lire en a obtenu les droits électroniques et l'oeuvre, qui fonctionne par hyperlien, peut avoir 150 ou 500 pages, selon qu'on suive les hyperliens ou pas.

La balladodiffusion est ici.

Mes 25 meilleurs amis en 2009

En 2009, tu m'as visité, tu m'as aimé, tu m'as conspué silencieusement dans ta tête, mais tu m'as lu.

Voici les 25 sites que je peux considérer comme mes meilleurs amis en 2009. Tu connais la plupart de ces repères; quelques nouveaux joueurs se sont ajoutés:
  1. Jack
  2. Mélodie Nelson
  3. Nina
  4. Lignes électriques
  5. Mathieu Arsenault
  6. Simon Douville
  7. Mireille Noel
  8. Slam Cap
  9. Mon Massir
  10. Meta Chroniques
  11. Front Froid
  12. Methane Alyze
  13. Mistral
  14. Journal Félinoménologique
  15. Helena Blue
  16. Marge autofictive
  17. A Cup of Gun Powder Tea
  18. Buboneka
  19. Logarmy
  20. Niankoyelama
  21. 10 putes
  22. La Part maudite
  23. Twitteroman
  24. Laurent Zavack
  25. Déconstruire l'impalpable

4.1.10

Roberto Casati brasse le livre

Quoi de mieux pour commencer l'année qu'un texte de 2001 qui brasse le livre physique et virtuel? Merci a Francois Bon de la découverte.

Voir l'analyse de Karl Dubost.
Dans ce texte, j'ai soutenu que le problème de la transformation des livres ne se posera pas, parce que les deux pôles conceptuels que constituent le livre physique et le livre immatériel (immatérialité dont s'approche son évanescente incarnation digitale) peuvent parfaitement coexister dans un produit duel. Nous paierons pour les aspects physiques du livre et nous en ferons circuler librement les aspects immatériels.
Le texte complet est ici

31.12.09

Projets en cours de déroute de soi?

L'année 2009 en fut une de grands moments:
  • premier contact avec des éditeurs pour des textes plus achevés que mes erreurs de jeunesse
  • utilisation de Twitter pour écrire des histoires
  • désillusion envers le slam, quelque peu, ou recadrage de ses possiblités poétiques dans l'action
  • et plus récemment, exploration des possibilités du Web pour concevoir un espace créatif incernable.
Maintenant, 2010 est à nos portes, et je suis un peu effaré de voir tout ce qui m'attend:
  • un roman à retravailler
  • un récit électronique dans ses derniers milles
  • un autre (récit électronique) à soumettre (et sûrement à retravailler)
  • deux twitteromans en cours
  • les vases communicants
  • et un projet débordant tous les cadres qui risquent de me prendre pas mal d'énergie
J'ai hâte d'arriver à la fin de 2010 pour voir ce que j'aurai réussi à terminer!

D'ici là, j'aimerais sincèrement remercier tous les lecteurs qui passent par ici le temps d'un commentaire, ou pas. Tu es le moteur derrière cette fiction qu'il me fait tant plaisir de partager avec toi!

22.12.09

La Publication électronique en sciences humaines et sociales

Les fans de littérature électronique et de l'avenir du livre aimeront sûrement cette revue.

C'est en suivant une nouvelle venue sur Twitter, Karine Vachon, que j'ai trouvé la revue Mémoires du livre/Studies in Book Culture:
À l’ère du numérique et de cette « Troisième révolution du livre » qui touche tant les supports que les pratiques et les agents, la recherche en sciences humaines et sociales s’adapte elle aussi aux changements technologiques et emprunte de nouveaux canaux de diffusion. Les sites Internet et les listes de diffusion se multiplient : pensons à SOCIUS, liste consacrée à la sociologie de la littérature et à l’histoire culturelle, ou au site d’information Fabula.org. De même, le nombre de revues qui ajoutent une version numérique à la publication papier ou qui d’emblée optent uniquement pour la diffusion électronique ne cesse de croître, un phénomène qui se mesure entre autres au succès des portails spécialisés Érudit et Revues.org.

La recherche en histoire du livre suit aussi la tendance, le site Internet et la liste de diffusion de la Society for the History of Autorship, Reading and Publishing (SHARP) en étant des exemples probants. Accueillant chaque jour des centaines d’usagers, SHARP-Web est devenu un lieu incontournable où trouver de l’information, nouer des relations, savoir ce qui se passe dans le petit monde des historiens du livre. En France, le site de l’Institut d’histoire du livre, qui a pour partenaires l’ENSSIB et le Musée de l’imprimerie de Lyon, joue un rôle similaire. Ironiquement, l’histoire du livre semble néanmoins résister encore à la publication électronique, du moins dans le monde francophone. Si l’on trouve parfois des textes et des articles sur des sites personnels ou institutionnels, aucune revue spécialisée n’a encore vu le jour. C’est pour pallier ce manque que nous lançons Mémoires du livre / Studies in Book Culture.

Dédiée à la diffusion de travaux d’histoire du livre, Mémoires du livre / Studies in Book Culture accueille des études portant sur tous les supports de l’écrit, du manuscrit à l’écran, en passant par l’imprimé. La perspective historique n’exclut pas ici les recherches portant sur des phénomènes contemporains, envisagés sous l’angle de la sociologie, de la bibliothéconomie, de la statistique et de l’analyse des professions. Mémoires du livre / Studies in Book Culture privilégie plutôt l’interdisciplinarité et le décloisonnement des objets. En réalité, Mémoires du livre / Studies in Book Culture entend s’ouvrir à tous les corpus et à toutes les approches qui permettent de mieux comprendre le système-livre, le mot « livre » étant pris ici dans son sens le plus large.
En voici les différentes parties:

18.12.09

Top 10 des questions les plus posées à Mélodie Nelson

En ce vendredi de lendemain de brosse, quoi de mieux qu'un bon Q&A avec Mélodie Nelson, la blogueuse coquine capable d'enligner martini, vibrateur et chasse aux castors dans le même titre?

Je lui ai proposé de se soumettre à une twitterview, soit une entrevue par Twitter en messages privés (DM). Cosmo et Elle Québec peuvent aller se rhabiller:

1. Si tu pouvais faire l’amour à un seul homme célèbre (mort ou vivant), ce serait qui?
MN. Je me ferais donner la fessée par le prince Harry ou Jean-François Chassay ou Jack Ryan, le créateur de Barbie, un ostie de pervers.

2. Si tu étais un livre, lequel serais-tu?
MN. La première nouvelle des Contes de la folie ordinaire, de Charles Bukowski.

3. Un inconnu t’offre un poème érotique et te laisse ses coordonnées, qu’est-ce que tu fais?
MN.Je le remercie, je l’embrasse sur la joue, et je file son poème et ses coordonnées à une copine plus cochonne que moi.

4. Quelle(s) musique(s) écoutes-tu quand tu écris?
MN. Arab Strap, Kylie Minogue, Amanda Blank, Keren Ann.

5. Quelle partie de ton corps voudrais-tu changer/modifier? Pourquoi?
MN. Je veux une plus grosse bouche et plus gros seins et Botox et mini lipo du ventre et blondeur pour ressembler à Kimber de NipTuck.

6. Tu es projetée au Moyen Âge en pleine épidémie de peste, à Londres. Quelle est la première chose que tu fais?
MN. Me trouver un homme riche pour me sauver.

7. Stylo plume ou clavier?
MN. Clavier. Pas besoin de plume ou de stylo pour avoir mal au poignet, moi.

8. Dans quel roman se trouve la scène d’amour qui t’a le plus touchée?
MN. J’aime beaucoup Djian et Duras, mais je triche, je choisis un recueil de poésie, Mourir m’arrive, de Fernand Durepos.

9. On te lâche lousse avec 500$, qu’est-ce que tu achètes?
MN. Séance maquillage chez MAC, lingerie, et gin tonic pour mes copines et moi.

10. Mélodie Nelson est un personnage fictif qui répond à bien des fantasmes masculins, or the real deal?
MN. The real deal, plus adorable et timide live, mais plus cernée aussi.

Maintenant tu sais tout, tout, tout sur Mélodie Nelson!

La twitterview que j'ai donnée à Mélodie est ici.

17.12.09

Vases communicants de janvier

L'expérience des vases communicants de décembre a été fort intéressante, et exigeante. C'est drôle comment publier sur le blogue de quelqu'un d'autre peut être intimidant car on s'adresse à d'autres lecteurs. Le ton jure avec celui de l'auteur originel.

Il peut y avoir un décalage (souhaitable?) avec l'environnement natif.

Cette expérience m'a aussi permis de découvrir les blogues de plusieurs auteurs, dont Arnaud Maïsetti et Joachim Sené.

Lors du premier vendredi de janvier 2010, qui veut se prêter au jeu du vase communicant avec LKM?

7.12.09

Mes Excuses

Ce midi, ayant pourtant réfléchi auparavant (mais visiblement pas assez), j'ai publié un truc sur ce blog. Un truc qui aurait dû demeurer dans le domaine privé, que j'ai supprimé rapidement, et je m'en excuse sincèrement (si vous ne savez pas de quoi il s'agit, tant pis :)

C'est que ce blogue est en mouvance, se cherche un peu, et empruntera sûrement un chemin nouveau bientôt. Le slogan "tout est fiction" est toujours autant d'actualité -- car je crois sincèrement à la séparation entre l'auteur et l'écrit --, mais j'aborderai la fiction autrement.

Comment?

Pas sûr encore... Une piste ici, une autre là, un jeu de piste?

Stay tuned.

4.12.09

Les Vases communicants selon Brigitte Celerier

Aujourd'hui c'est le premier vendredi du mois. C'est aussi le jour des vases communicants. Ce que certains ont appelé "le Grand Dérangement" (mais rien à voir avec la déportation des Acadiens...).

Outre ceux que j'ai écrits chez Marie-Hélène Voyer (série Interversens, 9 et 10), et celui qu'elle a écrit ici (Poulpe fiction), voici une liste non exhaustive des autres vases communicants retracés sur Twitter par Brigitte Celerier (@brigetoun):

Vases communicants harmonieusement (certainement) ce 4 décembre:

N'hésite pas à m'en signaler d'autres!

Poulpe Fiction

Deux-mètres-carré-cinq-kilogrammes de chairs. Tout se répand et s’entrecroise sur vos organes éblouissants, attisés, laminés, complètement visibles et transportables. Tout se répand et tu mimes les brèves familiarités. Ça s’entrecroise et sur ta peau l’air se raréfie, se fait lisse. Tu navigues et ton épiderme submersible s’étonne et cherche si fort un instant plus rapide qu’une seconde et tu nais aux vitesses pures et sans obliques. Maintenant l’air est rare et le vent se durcit aux parois des villes perpétuelles et tu penses aux matins innommables et aux cris mécaniques. Il y a des ventouses, beaucoup de ventouses et des doigts de bouche qui cherchent ta langue et ça continue.

Deux-mètres-carré-cinq-kilogrammes de chairs. Tu cherches ton souffle et l’écume se densifie et tu t’écrie aux candeurs desséchées et tu fuies les gorges savonneuses des chambres offensives. Tu t’enfonces dans les longues distances verticales, tout se répand et s’entrecroise et vos tentacules innombrables s’imprègnent de cris mécaniques et ça continue : la pression ambiante, les pieuvres contractiles, les profondeurs chromophores. Elle arrive et s’approche et t’observe et son ventre de poupée ondoie aux langues des néons et elle sourit et se répand et se déploie dans le silence de résille et toi tu t’enfonces dans les longues distances verticales.
Dans l’abîme qui s’écarte, la narcose t’encercle de ses équinoxes huileux.

3.12.09

Prochain Slam de poésie : lundi 7 décembre

SLAMcap - Nouvelles

Communiqué - Pour diffusion immédiate

Saison 2010 de la Ligue québécoise de slam (LiQS)

Slam de poésie

Une partie de plaisir où les mots, la voix, la bouche et le rythme nous réservent des surprises.

Lundi 7 décembre

Ouverture des portes : 20 h 00

Au café-bar L'AgitéE  (251, rue Dorchester, Québec).

Entrée : 5 $

Arriver tôt, c'est payant : tirage de cadeaux pour ceux et celles qui se présentent avant 20 h 30.

Des slameurs se démèneront pour gagner la faveur du public dans une compétition amicale. Chacun n'aura que trois minutes pour convaincre un jury choisi au hasard dans l'assistance. Le slameur ne peut utiliser que le pouvoir de sa prestation et de ses mots (sans accessoire, ni instrument de musique)… dans un slam de poésie, le grand gagnant, c'est le public !

Les slameurs : Denis Belley, Alexandre Dumont, Matthias Gagnon, Pascal Larouche, Marc Lebel, MisTe, Véronica Rioux, Saint-Olivier.

Slammestre : André Marceau.

Juge de ligne : Régis Labonté.

Ponctuation musicale : DJ Pistémique.

Avis aux poètes : un Micro ouvert  précédera la partie, venez participer à cette fête de l'oralité (arrivez tôt pour vous inscrire). Le micro ouvert est également la tribune idéale pour vous faire connaître et, éventuellement, participer à une joute (si tel est votre désir).

Pour savoir comment vous inscrire et participer, à titre de slameur, à une prochaine joute, cliquez sur le lien : http://slamcap.blogspot.com/2009/10/si-tu-desires-slamer.html

 

Pour connaître les règlements d'un slam de poésie, cliquez sur le lien : http://slamcap.blogspot.com/search/label/R%C3%A8glements%20-%20Slam%20de%20po%C3%A9sie

Présenté par SLAM cap et le Tremplin d'actualisation de poésie (TAP), chaque Slam de poésie à Québec se tient le troisième lundi du mois, au café-bar l'AgitéE.

Merci à L'AgitéE ainsi qu'à nos commanditaires : Éditions Le Noroît, Réserve phonique, Le loup de gouttière.

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Organisation et communications : André Marceau pour SLAM cap ; tél.: 523-1174 ; slamcap@live.ca ;
Blogue de SLAM cap : http://slamcap.blogspot.com/

Si vous ne désirez plus recevoir nos communiqués, veuillez nous en aviser.

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30.11.09

Mes 10 meilleurs amis en novembre

Dehors novembre, demain décembre déjà!

Le mois des mots a fait naître une explosion de nouvelles visites sur Fiction littéraire - LKM et je vous en remercie beaucoup! Je ne sais pas trop comment ni pourquoi, mais plusieurs personnes ont découvert cet antre en novembre, à mon plus grand bonheur.

Voici, dans l'ordre habituel, mes 10 nouveaux meilleurs amis (certains sont de vieilles connaissances) :
  1. Lignes électriques. L'homme électrique en liquides et en courbes.
  2. Mélodie Nelson. Caché ce sein que je ne saurais voir.
  3. Jack. Le grand écornifleur.
  4. Nina. Le retour de la grande dame. En espérant que les muses arrêtent de la bouder.
  5. 10 putes. Toujours pertinent et uppercuttant nos p'tites valeurs
  6. Slam Cap. Keep on slammin' in the free world
  7. Mathieu Arsenault. Merci pour tous tes conseils en 2009!
  8. Mon Massir. Un de mes premiers contacts dans la blogosphère, content de te revoir!
  9. Les carnets de Robert. L'avenir sera numérique ou ne sera pas.
  10. Mademoizel Anonyme. Rencontre fugace, perdurera-t-elle?