Fiction fréquente

22.12.09

La Publication électronique en sciences humaines et sociales

Les fans de littérature électronique et de l'avenir du livre aimeront sûrement cette revue.

C'est en suivant une nouvelle venue sur Twitter, Karine Vachon, que j'ai trouvé la revue Mémoires du livre/Studies in Book Culture:
À l’ère du numérique et de cette « Troisième révolution du livre » qui touche tant les supports que les pratiques et les agents, la recherche en sciences humaines et sociales s’adapte elle aussi aux changements technologiques et emprunte de nouveaux canaux de diffusion. Les sites Internet et les listes de diffusion se multiplient : pensons à SOCIUS, liste consacrée à la sociologie de la littérature et à l’histoire culturelle, ou au site d’information Fabula.org. De même, le nombre de revues qui ajoutent une version numérique à la publication papier ou qui d’emblée optent uniquement pour la diffusion électronique ne cesse de croître, un phénomène qui se mesure entre autres au succès des portails spécialisés Érudit et Revues.org.

La recherche en histoire du livre suit aussi la tendance, le site Internet et la liste de diffusion de la Society for the History of Autorship, Reading and Publishing (SHARP) en étant des exemples probants. Accueillant chaque jour des centaines d’usagers, SHARP-Web est devenu un lieu incontournable où trouver de l’information, nouer des relations, savoir ce qui se passe dans le petit monde des historiens du livre. En France, le site de l’Institut d’histoire du livre, qui a pour partenaires l’ENSSIB et le Musée de l’imprimerie de Lyon, joue un rôle similaire. Ironiquement, l’histoire du livre semble néanmoins résister encore à la publication électronique, du moins dans le monde francophone. Si l’on trouve parfois des textes et des articles sur des sites personnels ou institutionnels, aucune revue spécialisée n’a encore vu le jour. C’est pour pallier ce manque que nous lançons Mémoires du livre / Studies in Book Culture.

Dédiée à la diffusion de travaux d’histoire du livre, Mémoires du livre / Studies in Book Culture accueille des études portant sur tous les supports de l’écrit, du manuscrit à l’écran, en passant par l’imprimé. La perspective historique n’exclut pas ici les recherches portant sur des phénomènes contemporains, envisagés sous l’angle de la sociologie, de la bibliothéconomie, de la statistique et de l’analyse des professions. Mémoires du livre / Studies in Book Culture privilégie plutôt l’interdisciplinarité et le décloisonnement des objets. En réalité, Mémoires du livre / Studies in Book Culture entend s’ouvrir à tous les corpus et à toutes les approches qui permettent de mieux comprendre le système-livre, le mot « livre » étant pris ici dans son sens le plus large.
En voici les différentes parties:

18.12.09

Top 10 des questions les plus posées à Mélodie Nelson

En ce vendredi de lendemain de brosse, quoi de mieux qu'un bon Q&A avec Mélodie Nelson, la blogueuse coquine capable d'enligner martini, vibrateur et chasse aux castors dans le même titre?

Je lui ai proposé de se soumettre à une twitterview, soit une entrevue par Twitter en messages privés (DM). Cosmo et Elle Québec peuvent aller se rhabiller:

1. Si tu pouvais faire l’amour à un seul homme célèbre (mort ou vivant), ce serait qui?

MN. Je me ferais donner la fessée par le prince Harry ou Jean-François Chassay ou Jack Ryan, le créateur de Barbie, un ostie de pervers.

2. Si tu étais un livre, lequel serais-tu?


MN. La première nouvelle des Contes de la folie ordinaire, de Charles Bukowski.

3. Un inconnu t’offre un poème érotique et te laisse ses coordonnées, qu’est-ce que tu fais?


MN.Je le remercie, je l’embrasse sur la joue, et je file son poème et ses coordonnées à une copine plus cochonne que moi.

4. Quelle(s) musique(s) écoutes-tu quand tu écris?


MN. Arab Strap, Kylie Minogue, Amanda Blank, Keren Ann.

5. Quelle partie de ton corps voudrais-tu changer/modifier? Pourquoi?


MN. Je veux une plus grosse bouche et plus gros seins et Botox et mini lipo du ventre et blondeur pour ressembler à Kimber de NipTuck.

6. Tu es projetée au Moyen Âge en pleine épidémie de peste, à Londres. Quelle est la première chose que tu fais?


MN. Me trouver un homme riche pour me sauver.

7. Stylo plume ou clavier?


MN. Clavier. Pas besoin de plume ou de stylo pour avoir mal au poignet, moi.

8. Dans quel roman se trouve la scène d’amour qui t’a le plus touchée?


MN. J’aime beaucoup Djian et Duras, mais je triche, je choisis un recueil de poésie, Mourir m’arrive, de Fernand Durepos.

9. On te lâche lousse avec 500$, qu’est-ce que tu achètes?


MN. Séance maquillage chez MAC, lingerie, et gin tonic pour mes copines et moi.

10. Mélodie Nelson est un personnage fictif qui répond à bien des fantasmes masculins, or the real deal?


MN. The real deal, plus adorable et timide live, mais plus cernée aussi.

Maintenant tu sais tout, tout, tout sur Mélodie Nelson!

La
twitterview que j'ai donnée à Mélodie est ici.

17.12.09

Vases communicants de janvier

L'expérience des vases communicants de décembre a été fort intéressante, et exigeante. C'est drôle comment publier sur le blogue de quelqu'un d'autre peut être intimidant car on s'adresse à d'autres lecteurs. Le ton jure avec celui de l'auteur originel.

Il peut y avoir un décalage (souhaitable?) avec l'environnement natif.

Cette expérience m'a aussi permis de découvrir les blogues de plusieurs auteurs, dont Arnaud Maïsetti et Joachim Sené.

Lors du premier vendredi de janvier 2010, qui veut se prêter au jeu du vase communicant avec LKM?

7.12.09

Mes Excuses

Ce midi, ayant pourtant réfléchi auparavant (mais visiblement pas assez), j'ai publié un truc sur ce blog. Un truc qui aurait dû demeurer dans le domaine privé, que j'ai supprimé rapidement, et je m'en excuse sincèrement (si vous ne savez pas de quoi il s'agit, tant pis :)

C'est que ce blogue est en mouvance, se cherche un peu, et empruntera sûrement un chemin nouveau bientôt. Le slogan "tout est fiction" est toujours autant d'actualité -- car je crois sincèrement à la séparation entre l'auteur et l'écrit --, mais j'aborderai la fiction autrement.

Comment?

Pas sûr encore... Une piste ici, une autre , un jeu de piste?

Stay tuned.

4.12.09

Les Vases communicants selon Brigitte Celerier

Aujourd'hui c'est le premier vendredi du mois. C'est aussi le jour des vases communicants. Ce que certains ont appelé "le Grand Dérangement" (mais rien à voir avec la déportation des Acadiens...).

Outre ceux que j'ai écrits chez Marie-Hélène Voyer (série Interversens, 9 et 10), et celui qu'elle a écrit ici (Poulpe fiction), voici une liste non exhaustive des autres vases communicants retracés sur Twitter par Brigitte Celerier (@brigetoun):

Vases communicants harmonieusement (certainement) ce 4 décembre:

N'hésite pas à m'en signaler d'autres!

Poulpe Fiction

Deux-mètres-carré-cinq-kilogrammes de chairs. Tout se répand et s’entrecroise sur vos organes éblouissants, attisés, laminés, complètement visibles et transportables. Tout se répand et tu mimes les brèves familiarités. Ça s’entrecroise et sur ta peau l’air se raréfie, se fait lisse. Tu navigues et ton épiderme submersible s’étonne et cherche si fort un instant plus rapide qu’une seconde et tu nais aux vitesses pures et sans obliques. Maintenant l’air est rare et le vent se durcit aux parois des villes perpétuelles et tu penses aux matins innommables et aux cris mécaniques. Il y a des ventouses, beaucoup de ventouses et des doigts de bouche qui cherchent ta langue et ça continue.

Deux-mètres-carré-cinq-kilogrammes de chairs. Tu cherches ton souffle et l’écume se densifie et tu t’écrie aux candeurs desséchées et tu fuies les gorges savonneuses des chambres offensives. Tu t’enfonces dans les longues distances verticales, tout se répand et s’entrecroise et vos tentacules innombrables s’imprègnent de cris mécaniques et ça continue : la pression ambiante, les pieuvres contractiles, les profondeurs chromophores. Elle arrive et s’approche et t’observe et son ventre de poupée ondoie aux langues des néons et elle sourit et se répand et se déploie dans le silence de résille et toi tu t’enfonces dans les longues distances verticales.
Dans l’abîme qui s’écarte, la narcose t’encercle de ses équinoxes huileux.

3.12.09

Prochain Slam de poésie : lundi 7 décembre

SLAMcap - Nouvelles

Communiqué - Pour diffusion immédiate

Saison 2010 de la Ligue québécoise de slam (LiQS)

Slam de poésie

Une partie de plaisir où les mots, la voix, la bouche et le rythme nous réservent des surprises.

Lundi 7 décembre

Ouverture des portes : 20 h 00

Au café-bar L'AgitéE  (251, rue Dorchester, Québec).

Entrée : 5 $

Arriver tôt, c'est payant : tirage de cadeaux pour ceux et celles qui se présentent avant 20 h 30.

Des slameurs se démèneront pour gagner la faveur du public dans une compétition amicale. Chacun n'aura que trois minutes pour convaincre un jury choisi au hasard dans l'assistance. Le slameur ne peut utiliser que le pouvoir de sa prestation et de ses mots (sans accessoire, ni instrument de musique)… dans un slam de poésie, le grand gagnant, c'est le public !

Les slameurs : Denis Belley, Alexandre Dumont, Matthias Gagnon, Pascal Larouche, Marc Lebel, MisTe, Véronica Rioux, Saint-Olivier.

Slammestre : André Marceau.

Juge de ligne : Régis Labonté.

Ponctuation musicale : DJ Pistémique.

Avis aux poètes : un Micro ouvert  précédera la partie, venez participer à cette fête de l'oralité (arrivez tôt pour vous inscrire). Le micro ouvert est également la tribune idéale pour vous faire connaître et, éventuellement, participer à une joute (si tel est votre désir).

Pour savoir comment vous inscrire et participer, à titre de slameur, à une prochaine joute, cliquez sur le lien : http://slamcap.blogspot.com/2009/10/si-tu-desires-slamer.html

 

Pour connaître les règlements d'un slam de poésie, cliquez sur le lien : http://slamcap.blogspot.com/search/label/R%C3%A8glements%20-%20Slam%20de%20po%C3%A9sie

Présenté par SLAM cap et le Tremplin d'actualisation de poésie (TAP), chaque Slam de poésie à Québec se tient le troisième lundi du mois, au café-bar l'AgitéE.

Merci à L'AgitéE ainsi qu'à nos commanditaires : Éditions Le Noroît, Réserve phonique, Le loup de gouttière.

-30-

Organisation et communications : André Marceau pour SLAM cap ; tél.: 523-1174 ; slamcap@live.ca ;
Blogue de SLAM cap : http://slamcap.blogspot.com/

Si vous ne désirez plus recevoir nos communiqués, veuillez nous en aviser.

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30.11.09

Mes 10 meilleurs amis en novembre

Dehors novembre, demain décembre déjà!

Le mois des mots a fait naître une explosion de nouvelles visites sur Fiction littéraire - LKM et je vous en remercie beaucoup! Je ne sais pas trop comment ni pourquoi, mais plusieurs personnes ont découvert cet antre en novembre, à mon plus grand bonheur.

Voici, dans l'ordre habituel, mes 10 nouveaux meilleurs amis (certains sont de vieilles connaissances) :
  1. Lignes électriques. L'homme électrique en liquides et en courbes.
  2. Mélodie Nelson. Caché ce sein que je ne saurais voir.
  3. Jack. Le grand écornifleur.
  4. Nina. Le retour de la grande dame. En espérant que les muses arrêtent de la bouder.
  5. 10 putes. Toujours pertinent et uppercuttant nos p'tites valeurs
  6. Slam Cap. Keep on slammin' in the free world
  7. Mathieu Arsenault. Merci pour tous tes conseils en 2009!
  8. Mon Massir. Un de mes premiers contacts dans la blogosphère, content de te revoir!
  9. Les carnets de Robert. L'avenir sera numérique ou ne sera pas.
  10. Mademoizel Anonyme. Rencontre fugace, perdurera-t-elle?

LeRoy et Ema Ch'Vai vasescommuniquent













Je suis tres content d'avoir accepte l'invitation de Marie-Helene Voyer (aka META, aka Ema Ch'Vai) de vasescommuniquer.

Plait-il?

Les vases communiquants consistent a ecrire sur le blog d'un autre blogueur le premier vendredi du mois. Donc, le 4 decembre, je publierai sur les Meta Chroniques de Marie-Helene, et elle prendra place sur LKM.

Les vases communiquants sont une intiative du Tiers Livre et de Scriptopolis:
Tiers Livre (http://www.tierslivre.net/) et Scriptopolis (http://www.scriptopolis.fr) sont à l'initiative d'un projet de vases communicants : le premier vendredi du mois, chacun écrit sur le blog d'un autre, à charge à chacun de préparer les mariages, les échanges, les invitations. Circulation horizontale pour produire des liens autrement… Ne pas écrire pour, mais écrire chez l’autre.

Beau programme qui a démarré le 3 juillet entre les deux sites, ainsi qu'entre Liminaire... (http://blog.liminaire.fr/) et Fenêtres / open space (http://fenetresopenspace.blogspot.com/).

Si vous êtes tentés par l'aventure, faîtes le savoir ici, que chacun puisse relayer les autres...

Plus d'info sur la page FaceBook des vases communiquants

18.11.09

Comment se faire bercer par Vonnegut

Le Berceau du chat raconte l'histoire de l'écrivain « Jonas » – on n'apprendra pas son nom de famille – qui décide d'écrire un livre sur les phénomènes qui se produisirent simultanément lorsque la bombe atomique fut lancée sur Hiroshima en 1945. Pour ce faire, Jonas pénètre dans l'univers de Felix Hoenikker, un des co-créateurs de la bombe atomique. En fait ici se mêlent réalité et fiction car, même si le canevas de l'histoire s'avère « réel », Vonnegut y va de fantaisies de son cru qui n'ont rien à voir avec l'Histoire : Felix Hoenikker n'existe que dans Le Berceau du chat.

Donc, Jonas rencontre un à un les enfants de Hoenikker – un nain, une sans-cervelle et un fan de modèles réduits doté d'un don naturel pour l'architecture, devenu milicien – et chemine vers la glace-9, soit une structure alternative d'eau, solide lorsque la température ambiante est de moins de 45,9 celsius. Mais lorsqu'une goutte de glace-9 entre en contact avec de l'eau, toute l'eau devient glace... et cause la mort. C'est d'ailleurs ainsi que meure Felix Hoenniker, bêtement, alors qu'il expérimentait dans son chalet, à la veille de Noël, et que les enfants étaient partis faire des emplettes. Le chien des Hoenikker en périra également.

Afin de faire avancer son bouquin, qui n'est qu'un prétexte pour s'immiscer dans la vie privée des Hoenikker et leur extirper de l'information sur le génie du père, Jonas s'envole pour San Lorenzo, une île imaginaire des Caraïbes où l'on parle un créole très approximatif : elé sam artière n'deledem okra-zy signifie « et les 100 martyrs de la démocratie ».

Sur cette île règne en tyran « Papa » Monzano, qui menace de torturer n'importe qui sous le croc, une arme massacrante directement sortie du musée des horreurs de Londres (ou de l'esprit de l'auteur?). Sa fille adoptive, Mona, grande xylophoniste devant l'éternel, incarne tout le contraire de son paternel : symbole sexuel de l'île, promise au général Hoenikker (le fils aîné de Felix Hoenikker); Jonas en tombe amoureux et découvre par le fait même les vertus du bokonisme.

Tu suis toujours?

Le bokonisme est la religion qu'il ne faut pas pratiquer sur l'île, de peine de mort par le croc. En fait, Bokonon, le père du bokonisme, et « Papa » Monzano, s'opposent en tout pour des raisons qui s'exposent tout au long du roman : pour maintenir un certain équilibre entre le Bien et le Mal.

Cette fable fantaisiste, aux frontières de la science-fiction, m'a procuré un rare plaisir de lecture. Me rappelant autant Borges de par ses parallèles entre réalité et fiction, que Sony Labou Tansi (voir La Vie et demie) pour sa satire de la tyrannie coloniale, qu'Orwell ou Voltaire pour cette naïveté qui mène le narrateur à se perdre lui-même d'un amour impossible avec une nymphe paradisiaque (Mona).

Et le berceau du chat dans tout ça:
« Pas étonnant que les gosses deviennent fous en grandissant. Un berceau de chat n'est rien d'autre qu'un faisceau d'X entre les mains de quelqu'un, et les gosses regardent tous ces X, iles les regardent, ils les regardent...
-- Et?
-- Et il n'y a pas plus de chat que de berceau. »
C'est Newt Hoenikker, le benjamin de la famille, qui nous montre que cette fable est un magnifique leurre.

Au sujet des Américains :
« Les Américains, dit-il en citant la lettre écrite au Times par sa femme, cherchent toujours à se faire aimer des formes qui n'existent pas et en des lieux impossibles. Il y doit avoir là une survivance de l'ancien esprit de la Frontière. »
Et à propos de l'apport de la littérature dans le monde:
— Je songe à déclencher une grève générale de tous les écrivains jusqu'à ce que l'humanité redevienne raisonnable. En seriez-vous?
— Est-ce que les écrivains ont le droit de se mettre en grève? Ce serait comme si la police ou les pompiers faisaient grève, non?
— Ou les enseignants.
— Ou les enseignants, » acquiesçai-je. Je secouai la tête. « Non, je ne crois pas que ma conscience m'autoriserait à donner mon soutien à une grève de ce genre. Lorsqu'un homme se fait écrivain, j'estime qu'il assume comme une obligation sacrée le devoir de produire de la beauté, de la lumière et du réconfort, et au galop encore!
— Je ne puis m'empêcher de penser au total désarroi de l'humanité si du jour au lendemain il n'y avait plus de nouveaux livres, de nouvelles pièces, de nouvelles histoires, de nouveaux poèmes...
— Et vous vous sentiriez fier quand les gens commenceraient à mourir comme des mouches? Demandai-je.
— Ils mourraient plutôt comme des chiens enragés, je crois – la bave aux lèvres, en montrant les dents et en se mordant la queue. »

Et si tous les écrivains faisaient la grève en même temps?

— Je songe à déclencher une grève générale de tous les écrivains jusqu'à ce que l'humanité redevienne raisonnable. En seriez-vous?
— Est-ce que les écrivains ont le droit de se mettre en grève? Ce serait comme si la police ou les pompiers faisaient grève, non?
— Ou les enseignants.
— Ou les enseignants, » acquiesçai-je. Je secouai la tête. « Non, je ne crois pas que ma conscience m'autoriserait à donner mon soutien à une grève de ce genre. Lorsqu'un homme se fait écrivain, j'estime qu'il assume comme une obligation sacrée le devoir de produire de la beauté, de la lumière et du réconfort, et au galop encore!
— Je ne puis m'empêcher de penser au total désarroi de l'humanité si du jour au lendemain il n'y avait plus de nouveaux livres, de nouvelles pièces, de nouvelles histoires, de nouveaux poèmes...
— Et vous vous sentiriez fier quand les gens commenceraient à mourir comme des mouches? demandai-je.
— Ils mourraient plutôt comme des chiens enragés, je crois — la bave aux lèvres, en montrant les dents et en se mordant la queue. »

— Kurt Vonnegut in Le Berceau du chat

16.11.09

Buboneka, 7e chapitre


Après quelques mois d'absence, Buboneka revient en force! Si tu n'as jamais réussi à terminer Ubu, toutefois, tu ferais mieux de passer ton tour.

15.11.09

Mélodie publie, et Robert se choque

Tu lis Mélodie Nelson et tu mouilles tes bobettes, c'est normal. Mais tu devras passer dans ta boutique de sous-vêtements préférés pour t'en acheter un charriot parce qu'elle publie son premier roman chez Robert ne veut pas lire.

Pour voir Mélodie en action (voir à la 4m42s).

(Pour JSDR, on y parle aussi de Antidote, mais moi et Antidote...)

Pendant ce temps, Robert ne veut pas lire son carnet et blaste le DRM tout en souhaitant des liseuses plus libres... et qu'on parle un peu plus du contenu, de l'auteur, pas juste des contenants, quand on traite de littérature numérique.

Free Your Mind


Au début de l'année, j'avais lancé un concours pour changer le design de mon blogue. Mais il faut croire que les prix n'étaient pas assez intéressants ou que, ben, t'avais juste pas envie de supplanter le superbe dessin de Mivil.

C'est lui qui m'a relancé. Il vient de me soumettre cette image complètement free, complètement jazz. J'en suis amoureux. Je suis même jaloux de sa blonde!

Oui, je suis un fan fini de Mivil. Thanks dude!

(C'est pour quand l'album?)

10.11.09

Thomas Wharton et les poissons

Thomas Wharton, c'est l'auteur des livres fascinants que sont Le Logogryphe, Le Champ de glace et Un Jardin de papier.

Mais lorsqu'il blogue, il préfère nous présenter des poissons dans des vitraux en bordure du Lake Louise.