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15.8.11

Plus on est de fous, plus on lit

Les médias sociaux sont une pépinière de choix pour aller dénicher des gens qu'on n'entendait pas auparavant, poursuit l'animatrice qui se dit tout à fait en accord avec la volonté de la nouvelle direction de la Première Chaîne de s'éloigner du discours marchand et de ne pas nécessairement se soumettre «à la run de lait qui fait que toutes les émissions reçoivent le même écrivain la même journée ou la même semaine. On essaiera d'interviewer les écrivains étrangers à la sortie de leur livre et non lorsqu'ils sont en tournée de promotion au Québec», ajoute-t-elle (Marie-Louise Arsenault).

Article dans Cyberpresse au sujet de la nouvelle émission littéraire de Radio-Canada

Notons qu'Alain Farah participera à l'émission pour, entre autres, discuter des mots à la mode dans le langage courant.

25.8.10

Nouveaux Coups de tête

En librairie le 22 août: Zones 5, de Michel Vézina: cliquez sur "Voir la vidéo" pour visionner la capsule!

En librairie le 21 septembre: Otchi Tchornya, de Mikhaïl W. Ramseier.

En librairie le 21 septembre: Comment appeler et chasser l'orignal, de Sylvain Houde.

Bonnes lectures!

--
Michel Vézina
Directeur littéraire
(514) 377-6424
www.coupsdetete.com

22.3.10

Prix de la vie littéraire au tournant du 21e siècle!

Doctorak, GO! et les Productions Arreuh vous invitent au :

Gala de l'Académie de la vie littéraire au tournant du 21e siècle
Mercredi, le 24 mars 2010, 19h
Club Lambi
(4465, boulevard St-Laurent)
Entrée libre


Au programme, des lectures de:
  • Marjolaine Beauchamp
  • Edouard H. Bond
  • Maxime Catellier
  • Charles Drouin
  • Émilie Hamel (qui lira des extraits d'On n'est pas des trous de cul de Marie Letellier)
  • François Hébert
  • Louis-Philippe Hébert
  • Bertrand Laverdure
  • Isabelle Mandalian
  • Dominic Tardif
  • JP Tremblay
Animation par Mathieu Arsenault et Catherine Cormier-Larose

Invité d'honneur: Patrice Desbiens

- Des remises de trophées qu'on dirait qu'ils sont en or

C'est gratuit! Ce sera trash-glamour! Ce sera fantastique!

L'Académie de la vie littéraire au tournant du 21e siècle remettra ses prix annuels lors d'un gala qui aura lieu le 24 mars 2010 au Club Lambi (4465, boulevard St-Laurent).

Le mandat que s'est donnée l'Académie de la vie littéraire est de célébrer les textes atypiques mais d'une qualité littéraire indéniable, des textes publiés dans de petites maisons d'éditions, en revue, en fanzines ou même performés sur scène. Ces textes, malheureusement, se perdent dans le flot des publications à plus forte visibilité médiatiques ou plus conformes aux goûts et aux habitudes de consommation du public. Il y a de cela un an, l'Académie remettait pour la première fois ses prix à des romanciers dont François Blais, Anick Fortin et Stéphane Ranger, à des poètes dont Patrick Lafontaine et Marc-Antoine K. Phaneuf. Loin de se prendre au sérieux, l'Académie donne aussi dans la bouffonerie et remet aussi des prix aux noms ironiques, quand ils ne sont pas carrément ridicules.

Il est à noter que le choix des lauréats effectué par l'Académie est entièrement subjectif mais cherche néanmoins à donner une image juste de la vie littéraire de notre époque, attribuant ses prix aux textes qu'on lit et aux auteurs qu'on considère importants.
Les lauréats ont été annoncés le 11 mars simultanément sur le site de Doctorak, GO! (http://doctorak-go.blogspot.com) et sur celui des Productions Arreuh (http://productionsarreuh.blogspot.com).
Pour information supplémentaire: // arreuh@gmail.com // 514-528-0162

Ci-bas, l'invraisemblable liste des récipiendaires de cette année:
  • Le prix Insane-Clown-Posse du roman jeunesse est attribué à Edouard H. Bond pour Maudits!, Coups de tête.
  • Le prix Monsieur Méli-Mélo du meilleur livre-jeu pour enfants est attribué à Fabesko et Mimi Traillette pour Mon ami mort, fanzine.
  • Le prix Laurence-Bataille (la fille de Georges B.) est attribué à Lamashtu pour Mother's Day, fanzine sanglant.
  • Le prix Brigitte-Fontaine est attribué à Louis-P. Hébert pour La chute de l'ange, Les Herbes rouges.
  • Le Prix Eugène-Poubelle est attribué à Frédéric Dumont pour Événements miteux, Ta mère.
  • Le prix Claude-Ryan est attribué à Maxime Catellier pour La mort du Canada, essai, Poètes de brousse.
  • Le prix Y-a-tu-juste-moi-qui-se-souvient-du-blog-de-Geneviève-la-lesbienne-de-Sherbrooke? est attribué à Dominic Tardif pour son blog Du haut de la King.
  • Le prix Olivetti-Underwood/Pauline-Harvey de la meilleure performance poétique est attribué à Marjolaine Beauchamp.
  • Le prix Rainer-Encule-Rilke est attribué à Jean-Philippe Tremblay pour "Lettre à un jeune pwëtt", paru dans Moebius, no. 120.
  • Le prix Dollarama est attribué à Bertrand Laverdure pour "The Cost of misery (Be Bed Bee)", supplément pornographique au Livre de chevet, Le Quartanier.
  • Le prix Boule sans Bill est attribué à Mandalian pour Un chien de ma chienne, Coups de tête.
  • Le prix Pirlouit-sans-Johan est attribué à Alain Fisette pour "La vraie Schtroumpfette", paru dans Moebius, no. 121.
  • Le prix rétrospectif Marie-Letellier est attribué à Marie Letellier pour On n'est pas des trous de cul, Parti Pris, 1971.
  • Le prix Tits n' Titre est attribué à Jean-Sébastien Larouche pour Avant qu'le char de mon corps se mette à capoter, L'écrou.
  • Le prix Slatkin-Reprint est attribué à Stéphane Surprenant pour L'angle atroce, Rodrigol.
  • Le prix Matthew-Barney est attribué à Charles Drouin pour Ne pas humecter, Le Noroît.
  • Le prix "Salon de la Maternité" est attribué ex aequo à Sébastien Dulude et Rosalie Lessard pour, respectivement, "Études" paru dans Estuaire no. 137 et "Rompus" dans Estuaire no. 136.
  • Le prix Deleuze-to-tailgrab-to-360-inverted-Agambenflip est attribué à Patrick Poulin pour "Corps, skate-board et écriture" publié dans Ovni no.2.
  • Le prix de "Guyl-et-de-Guylalib" est attribué à François Hébert pour Poèmes de cirque et de circonstance, L'Hexagone.
  • Le prix L'Alberta-de-l'Ouest-en-direct (francophonie canadienne) est attribué ex-aequo à Tina Charlebois et Éric Cormier.
  • Le prix des Adresses-paires-de-la-rue-St-Laurent (littérature montrealo-anglophone) est attribué à Pasha Malla pour All Our Grandfathers Are Ghosts, Snare Books.

20.1.10

Laferrière chez Mabanckou

Merci à Nicolas Dickner et Le Quartanier d'avoir souligné, sur Twitter, la publication chez Alain Mabanckou, auteur de l'excellent Verre cassé, entre autres, d'une lettre fraternelle de Dany Laferrière:

On attend les écrivains bien sagement dans la grande cour de l'hôtel Karibé.  Certains travaillent sous les arbres.  On pouvait bien manger : la cuisine est excellente.  Un homard (en fait c'est une langouste) que je n'ai pas pris auparavant car même succulent c'est parfois difficile à digérer – surtout tard le soir.  Mais j'adore, alors j'attends le moment pour déguster tranquillement ce homard-langouste.  Mais je fais ce que je fais toujours chaque fois que j'arrive dans une ville : je cherche à savoir s'il y a des mangues et des avocats.  J'en mets dans ma chambre.  Les mangues parfument la chambre.  Une odeur tropicale.  Ce n'est pas encore la saison des mangues, mais j'en ai trouvées dans la rue.  Petite marchande accroupie sur le trottoir, dos au mur.  La robe pliée entre ses cuisses.  Le mouchoir blanc.  Ah comme j'aime ce regard à la vif et tendre des femmes de cette ville.  C'est Maëtte Chantrell qui m'a acheté les fruits : cinq mangues et deux avocats.  Et je ne lui ai même pas offert une mangue.  C'est dingue, je perds la tête quand je vois des mangues.
 

31.12.09

Projets en cours de déroute de soi?

L'année 2009 en fut une de grands moments:
  • premier contact avec des éditeurs pour des textes plus achevés que mes erreurs de jeunesse
  • utilisation de Twitter pour écrire des histoires
  • désillusion envers le slam, quelque peu, ou recadrage de ses possiblités poétiques dans l'action
  • et plus récemment, exploration des possibilités du Web pour concevoir un espace créatif incernable.
Maintenant, 2010 est à nos portes, et je suis un peu effaré de voir tout ce qui m'attend:
  • un roman à retravailler
  • un récit électronique dans ses derniers milles
  • un autre (récit électronique) à soumettre (et sûrement à retravailler)
  • deux twitteromans en cours
  • les vases communicants
  • et un projet débordant tous les cadres qui risquent de me prendre pas mal d'énergie
J'ai hâte d'arriver à la fin de 2010 pour voir ce que j'aurai réussi à terminer!

D'ici là, j'aimerais sincèrement remercier tous les lecteurs qui passent par ici le temps d'un commentaire, ou pas. Tu es le moteur derrière cette fiction qu'il me fait tant plaisir de partager avec toi!

7.12.09

Mes Excuses

Ce midi, ayant pourtant réfléchi auparavant (mais visiblement pas assez), j'ai publié un truc sur ce blog. Un truc qui aurait dû demeurer dans le domaine privé, que j'ai supprimé rapidement, et je m'en excuse sincèrement (si vous ne savez pas de quoi il s'agit, tant pis :)

C'est que ce blogue est en mouvance, se cherche un peu, et empruntera sûrement un chemin nouveau bientôt. Le slogan "tout est fiction" est toujours autant d'actualité -- car je crois sincèrement à la séparation entre l'auteur et l'écrit --, mais j'aborderai la fiction autrement.

Comment?

Pas sûr encore... Une piste ici, une autre , un jeu de piste?

Stay tuned.

30.11.09

LeRoy et Ema Ch'Vai vasescommuniquent













Je suis tres content d'avoir accepte l'invitation de Marie-Helene Voyer (aka META, aka Ema Ch'Vai) de vasescommuniquer.

Plait-il?

Les vases communiquants consistent a ecrire sur le blog d'un autre blogueur le premier vendredi du mois. Donc, le 4 decembre, je publierai sur les Meta Chroniques de Marie-Helene, et elle prendra place sur LKM.

Les vases communiquants sont une intiative du Tiers Livre et de Scriptopolis:
Tiers Livre (http://www.tierslivre.net/) et Scriptopolis (http://www.scriptopolis.fr) sont à l'initiative d'un projet de vases communicants : le premier vendredi du mois, chacun écrit sur le blog d'un autre, à charge à chacun de préparer les mariages, les échanges, les invitations. Circulation horizontale pour produire des liens autrement… Ne pas écrire pour, mais écrire chez l’autre.

Beau programme qui a démarré le 3 juillet entre les deux sites, ainsi qu'entre Liminaire... (http://blog.liminaire.fr/) et Fenêtres / open space (http://fenetresopenspace.blogspot.com/).

Si vous êtes tentés par l'aventure, faîtes le savoir ici, que chacun puisse relayer les autres...

Plus d'info sur la page FaceBook des vases communiquants

18.11.09

Comment se faire bercer par Vonnegut

Le Berceau du chat raconte l'histoire de l'écrivain « Jonas » – on n'apprendra pas son nom de famille – qui décide d'écrire un livre sur les phénomènes qui se produisirent simultanément lorsque la bombe atomique fut lancée sur Hiroshima en 1945. Pour ce faire, Jonas pénètre dans l'univers de Felix Hoenikker, un des co-créateurs de la bombe atomique. En fait ici se mêlent réalité et fiction car, même si le canevas de l'histoire s'avère « réel », Vonnegut y va de fantaisies de son cru qui n'ont rien à voir avec l'Histoire : Felix Hoenikker n'existe que dans Le Berceau du chat.

Donc, Jonas rencontre un à un les enfants de Hoenikker – un nain, une sans-cervelle et un fan de modèles réduits doté d'un don naturel pour l'architecture, devenu milicien – et chemine vers la glace-9, soit une structure alternative d'eau, solide lorsque la température ambiante est de moins de 45,9 celsius. Mais lorsqu'une goutte de glace-9 entre en contact avec de l'eau, toute l'eau devient glace... et cause la mort. C'est d'ailleurs ainsi que meure Felix Hoenniker, bêtement, alors qu'il expérimentait dans son chalet, à la veille de Noël, et que les enfants étaient partis faire des emplettes. Le chien des Hoenikker en périra également.

Afin de faire avancer son bouquin, qui n'est qu'un prétexte pour s'immiscer dans la vie privée des Hoenikker et leur extirper de l'information sur le génie du père, Jonas s'envole pour San Lorenzo, une île imaginaire des Caraïbes où l'on parle un créole très approximatif : elé sam artière n'deledem okra-zy signifie « et les 100 martyrs de la démocratie ».

Sur cette île règne en tyran « Papa » Monzano, qui menace de torturer n'importe qui sous le croc, une arme massacrante directement sortie du musée des horreurs de Londres (ou de l'esprit de l'auteur?). Sa fille adoptive, Mona, grande xylophoniste devant l'éternel, incarne tout le contraire de son paternel : symbole sexuel de l'île, promise au général Hoenikker (le fils aîné de Felix Hoenikker); Jonas en tombe amoureux et découvre par le fait même les vertus du bokonisme.

Tu suis toujours?

Le bokonisme est la religion qu'il ne faut pas pratiquer sur l'île, de peine de mort par le croc. En fait, Bokonon, le père du bokonisme, et « Papa » Monzano, s'opposent en tout pour des raisons qui s'exposent tout au long du roman : pour maintenir un certain équilibre entre le Bien et le Mal.

Cette fable fantaisiste, aux frontières de la science-fiction, m'a procuré un rare plaisir de lecture. Me rappelant autant Borges de par ses parallèles entre réalité et fiction, que Sony Labou Tansi (voir La Vie et demie) pour sa satire de la tyrannie coloniale, qu'Orwell ou Voltaire pour cette naïveté qui mène le narrateur à se perdre lui-même d'un amour impossible avec une nymphe paradisiaque (Mona).

Et le berceau du chat dans tout ça:
« Pas étonnant que les gosses deviennent fous en grandissant. Un berceau de chat n'est rien d'autre qu'un faisceau d'X entre les mains de quelqu'un, et les gosses regardent tous ces X, iles les regardent, ils les regardent...
-- Et?
-- Et il n'y a pas plus de chat que de berceau. »
C'est Newt Hoenikker, le benjamin de la famille, qui nous montre que cette fable est un magnifique leurre.

Au sujet des Américains :
« Les Américains, dit-il en citant la lettre écrite au Times par sa femme, cherchent toujours à se faire aimer des formes qui n'existent pas et en des lieux impossibles. Il y doit avoir là une survivance de l'ancien esprit de la Frontière. »
Et à propos de l'apport de la littérature dans le monde:
— Je songe à déclencher une grève générale de tous les écrivains jusqu'à ce que l'humanité redevienne raisonnable. En seriez-vous?
— Est-ce que les écrivains ont le droit de se mettre en grève? Ce serait comme si la police ou les pompiers faisaient grève, non?
— Ou les enseignants.
— Ou les enseignants, » acquiesçai-je. Je secouai la tête. « Non, je ne crois pas que ma conscience m'autoriserait à donner mon soutien à une grève de ce genre. Lorsqu'un homme se fait écrivain, j'estime qu'il assume comme une obligation sacrée le devoir de produire de la beauté, de la lumière et du réconfort, et au galop encore!
— Je ne puis m'empêcher de penser au total désarroi de l'humanité si du jour au lendemain il n'y avait plus de nouveaux livres, de nouvelles pièces, de nouvelles histoires, de nouveaux poèmes...
— Et vous vous sentiriez fier quand les gens commenceraient à mourir comme des mouches? Demandai-je.
— Ils mourraient plutôt comme des chiens enragés, je crois – la bave aux lèvres, en montrant les dents et en se mordant la queue. »

Et si tous les écrivains faisaient la grève en même temps?

— Je songe à déclencher une grève générale de tous les écrivains jusqu'à ce que l'humanité redevienne raisonnable. En seriez-vous?
— Est-ce que les écrivains ont le droit de se mettre en grève? Ce serait comme si la police ou les pompiers faisaient grève, non?
— Ou les enseignants.
— Ou les enseignants, » acquiesçai-je. Je secouai la tête. « Non, je ne crois pas que ma conscience m'autoriserait à donner mon soutien à une grève de ce genre. Lorsqu'un homme se fait écrivain, j'estime qu'il assume comme une obligation sacrée le devoir de produire de la beauté, de la lumière et du réconfort, et au galop encore!
— Je ne puis m'empêcher de penser au total désarroi de l'humanité si du jour au lendemain il n'y avait plus de nouveaux livres, de nouvelles pièces, de nouvelles histoires, de nouveaux poèmes...
— Et vous vous sentiriez fier quand les gens commenceraient à mourir comme des mouches? demandai-je.
— Ils mourraient plutôt comme des chiens enragés, je crois — la bave aux lèvres, en montrant les dents et en se mordant la queue. »

— Kurt Vonnegut in Le Berceau du chat

10.11.09

Thomas Wharton et les poissons

Thomas Wharton, c'est l'auteur des livres fascinants que sont Le Logogryphe, Le Champ de glace et Un Jardin de papier.

Mais lorsqu'il blogue, il préfère nous présenter des poissons dans des vitraux en bordure du Lake Louise.

4.11.09

Publication de Mayday! (ou retour sur le Busy Busy Friday)

Il y a deux semaines dans mon Busy Busy Friday, j'annonçais que je rencontrais deux éditeurs à Montréal.

Et puis plus rien.

Zilch.
Niet.
Nada.

Je t'ai laissé dans le néant. C'est que la vie suit son cours et qu'on n'a pas toujours le temps de te garder à jour. Réparons les pots cassés.

Donc:
  • arrivé à Montréal vers 13h50 à la station de bus Orléans Express
  • pris le métro jusqu'à Mont-Royal (14h)
  • petite marche vers l'est jusqu'au Sushi Shop (14h15) pour un 5 minutes de remplissage bien mérité
  • re-petite marche vers l'est jusqu'au Verre Bouteille (14h30) où, à mon grand dam, la connexion Internet ne marche pas
Trépignation.
Frustration avec le sourire.
Espresso

Ragé d'utiliser Linux (ah mais c'est peut-être pas la faute du pingouin ben oui c'est ça)

Je scrute l'espace du regard car je n'ai aucune idée de quoi a l'air mon premier rendez-vous, Éric de Larochellière de Le Quartanier. Puis, on se croise (15h), on se reconnaît, on se parle. Pendant presque quatre heures.

D'entrée de jeu, il me prend par les sentiments: il m'offre Dhalgren de Samuel R. Delany, une brique de 800 pages aux frontières de la science-fiction et du roman post-moderne (m'explique-t-il).

Pris de cours.

Pendant quatre heures donc, on parle de Mayday!, de moi, du Quartanier, de lui, et le temps file sans que je m'en rende compte. Il arrive à deviner quel est l'autre éditeur que je rencontre plus tard et me dit même que Mayday! se publierait très bien là-bas, aussi.

Résultat : je suis presque en retard pour mon deuxième rendez-vous, à 20 heures.

Donc:
  • départ du Verre Bouteille (18h50)
  • je croise Karine Denault alors qu'elle arrive et que je pars (18h51)
  • marché vers l'ouest jusqu'à un Pizza 2=1 (souvenirs!)
  • mangé deux pointes all-dress avec un Coke (19h10). Gastronomie.
  • téléphone à la tite famille pour savoir qui a mangé son lunch et qui a eu A dans sa récitation
  • pris le métro jusqu'à Berri (19h25)
  • sorti sur Berri  (19h40)
  • marché jusqu'à Ontario pour me rendre au Cheval Blanc (19h55)
Là, je rencontre Guillaume Cloutier des éditions de Ta Mère (qui, lui aussi, devinera que l'autre éditeur, c'est Le Quartanier).

On parle pendant 1h30 du roman, de l'édition, de la vie, c'est beaucoup plus relaxe, mais les mêmes questions ou réflexions sont là, les deux éditeurs ont une vision assez similaire de là où peut aller Mayday!

Puis, je vais m'écraser chez Bourbon (22h), vidé d'avoir parlé pendant cinq heures et demi, alors que d'habitude, je ne parle que dans ma tête!

Ceux qui me suivent sur Twitter le savent déjà, mais pour toi, celui qui se dit que Twitter c'est pour les twits, une image vaut 140 caractères:



Cette excellente nouvelle implique toutefois que je retire Mayday! de ce doux foyer qu'est LKM. Je le laisse donc en ligne jusqu'à dimanche, après quoi, je retirerai définitivement les aventures du docteur May de mon blogue.

Contrat oblige.

Remarque: La version que j'ai envoyée à Le Quartanier est assez différente de celle qui se trouve ici, et celle qui sera publiée sera aussi fort probablement tout aussi méconnaissable.

30.10.09

Un Bourbon en grande forme

Bourbon, dont la fiction littéraire n'a d'égal que son talent de chanteur des Jumelles Japonaises, m'a averti qu'il avait mis a jour son espace liquide. Et quelle transformation!

Le Bourbon s'est mis dans la tête de:
Sans parler de sa nouvelle esthétique zen-méduse!

I'll drink to that.

22.10.09

Paradis, clef en main, premier chapitre

Comme c'est son habitude, l'éditeur de Coups de tête, Michel Vézina, met le premier chapitre de chacun de ces livres en ligne en version PDF.

C'est aussi le cas pour Paradis, clef en main, le dernier Nelly Arcan:

Quatrième de couverture (j'imagine) :
Une obscure compagnie organise le suicide de ses clients. Une seule condition leur est imposée : que leur désir de mourir soit incurable. Pur, absolu. Antoinette a été une candidate de Paradis, Clef en main. Elle n'en est pas morte. Désormais paraplégique, elle est branchée à une machine qui lui pompe ses substances organiques. Et Antoinette nous raconte sa vie. Elle raconte sa mère, dont elle pourrait être la copie conforme. Elle raconte Paradis, Clef en main et son processus de sélection, ses tests et ses épreuves, son chauffeur et son psychiatre halluciné, le caniche blanc qui ponctue les scènes rocambolesques, son comité de sélection. Un monde Kafkaïen. Elle nous raconte aussi son oncle Léon, dont le suicide, également organisé par Paradis, Clef en main, a fait les manchettes du monde entier. Et surtout, elle nous raconte son nouveau désir d'exister, son second souffle. Paradis, Clef en main est le cinquième livre de Nelly Arcan, qui s'aventure ici, et avec brio, dans la fiction. Roman d'anticipation, roman sur le désir de vivre, sur celui de mourir. Roman sur la responsabilité, sur le rapport à l'Autre, sur le rapport au corps, à la vie. Roman fabuleux écrit d'une plume acérée.
Le PDF du premier chapitre est ici.

Lancement jeudi prochain 29 octobre / essais et nouvelle collection

Communiqué de Le Quartanier

Bonjour !

C'est avec grand plaisir que nous vous invitons au lancement des essais de HELEN FARADJI, de SAMUEL ARCHIBALD et de BERTRAND GERVAIS.

Nous lancerons également à cette occasion les quatre premiers titres de la nouvelle collection de livres de poche OVNI, soit la réédition des premiers livres de ALAIN FARAH et de RENÉE GAGNON, et les livres de SAMUEL ROCHERY et de DANIEL POZNER.

Ce lancement aura lieu le JEUDI 29 OCTOBRE, au faramineux PORT DE TÊTE, de 17h à 21h.

Comme d'habitude, ce lancement est l'occasion pour nous de célébrer la sortie des nouveaux ouvrages, de rencontrer lecteurs, amis et auteurs.

Il y aura ce qu'il faut pour la soif et la faim -- amuse-gueules, liquides rouge, blanc et blond, et musique (pour tous les goûts, y compris ceux de Samuel Archibald).

Livres lancés ce soir-là :

Collection Erres Essais
  • SAMUEL ARCHIBALD, Le texte et la technique : la lecture à l'heure des médias numériques
  • HELEN FARADJI, Réinventer le film noir : le cinéma des frères Coen et de Quentin Tarantino
  • BERTRAND GERVAIS, L'imaginaire de la fin : temps, mots et signes - Logiques de l'imaginaire, tome III
Collection OVNI

  • SAMUEL ROCHERY, Odes du Studio Maida Vale
  • DANIEL POZNER, Pft!
  • ALAIN FARAH, Quelque chose se détache du port (réédition en poche), suivi d'une postface, «Tout ce qui monte redescend»
  • RENÉE GAGNON, Des fois que je tombe (réédition en poche), suivi d'une postface, «Le bourdon»
Au plaisir de vous voir et de trinquer avec vous!

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Le Port de tête
au 262, Mont-Royal Est
entre Henri-Julien et Laval

Info : 514 678-9566



Pour information, entrevues,
services de presse :
514 692-5276
lequartanier@videotron.ca

21.10.09

Busy Busy Friday

(excusez-moi d'avance, je roule Ubuntu Netbook Remix sur mon laptop et j'ai trop la flemme pour changer le clavier pour le francais, get with it)

Vendredi prochain, dans deux dodos, risque d'etre pas mal occupe:
  • Descendre a MTL (my hometown!)
  • Rencontrer un editeur a 15h
  • En rencontrer un autre a 20h
  • Crasher (ou cracher, je sais pas trop encore) sur le divan de Bourbon ou on va surement discuter de la suite de Buboneka, le twitteroman que j'ai commence a ecrire avec lui au printemps dernier. Le NaNoWriMo s'en vient, ce serait une bonne occasion de le completer...
Wish me merde!

19.10.09

Faire la piasse avec Nelly

Je ne peux vraiment plus me passer de Twitter, surtout depuis que je suis plus de litteraires comme Francois Bon (@fbon), Nicolas Dickner (@nicolasdickner) et autres Melodie Nelson (@melodienelson).

Mais la derniere rage vient de The Gazette, qui affirme dans un article de vendredi dernier que l'hertage arcanien serait sur le point d'etre exploite par Seuil, qui a "promis" de publier un autre livre de Nelly Arcan a l'automne 2010.

Comment?

En tentant de hacker son ordinateur et en publiant une partie de journal intime, une partie de roman, et tout autre contenu juge assez litteraire par l'editeur francais.

Bref n'importe quoi pour faire du cash.

Seuil a peut-etre un contrat avec Arcan (ah oui! elle est morte, remember?). Peut-etre qu'elle avait un autre livre a pondre a cause d'un contrat quelconque.

Mais en bout de ligne, n'est-ce pas la famille ou l'executeur litteraire qui devraient prendre ca en main, et non un editeur?

T'en penses quoi? Moi je pense que je vais nommer un executeur litteraire sur-le-champ, des volontaires?

Oh So Sweet Mélodie

C'est grâce à un follow friday assez flatteur de Jean-Simon DesRochers que j'ai (re)découvert l'oeuvre osée de Mélodie Nelson.


Elle participe au feuilleton J'irai me crosser sur vos tombes d'Édouard Bond, publié au fur et à mesure chez Robert ne veut pas lire.

Extrait ici (discretion is advised). Désolé l'embed ne marche pas sur Odeo...

8.10.09

Top 10 de mes lecteurs en 2009

Même si ce blog tourne au ralenti depuis l'été, c'est grâce à toi, lecteur, que je réussis à écrire ces histoires que tu aimes lire. À tes commentaires. À tes critiques. À ton intransigeance. Je reviendrai en force dans pas long.

Hommage à ceux qui m'ont amené le plus de lecteur, outre Google, Twitter, Facebook et autre média dit social:
  1. Jack. L'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours. Présent depuis les premiers balbutiements. Thanks man.
  2. Nina. La sirenamiga. La femme fougue force. Héroïne-gazoline.
  3. Mathieu Arsenault. L'ovni littéraire. Celui qui défie mes entendements.
  4. Simon Douville. Expressif. Commentateur habile.
  5. Mireille Noel. Grande dame de la littérature. Merci de ton appui.
  6. SlamCap. Le blogue du slam poésie à Québec. En moins de 3 minutes.
  7. Méthane Alyze. Poète à l'état brut. Compromis? Elle ne connaît pas.
  8. Front Froid. Là où la merveilleuse BD Hamidou Diop a été publiée. Lisez-la! (oui c'est moi qui ai écrit la description du produit)
  9. Mistral. Fan fini de son oeuvre à l'adolescence, je l'ai retrouvé l'instant d'un vlog. Toujours une inspiration.
  10. Helena Blue. Grande lectrice devant l'éternel. Tes commentaires, toujours intelligents.