20.5.11

Nathalie Elgrably-Lévy ou comment vaincre le cancer

Son nom est probablement trop long pour qu'il devienne un mème sur Twitter, mais Nathalie Elgrably-Lévy occupe une bonne partie des tweets des gens que je suis, comme Jean-Simon Des Rochers et Éric Samson.

Si vous ne connaissez pas la bête, elle enseigne l'économie à HEC, mais ce qui fait rager, ce n'est pas qu'elle enseigne cette matière, mais bien qu'elle ait une chronique dans le Journal de Montréal, où elle traite assez, comment dire... vulgairement, je crois que c'est le bon mot, du financement de la culture. Ses préjugés envers les artistes sont aussi dignes de mention (je lui donne A+).

Évidemment, elle n'a pas que des détracteurs, elle a des fans, comme quelqu'un qui se fait appeler @DinDents (poétique) ou @LibreCommeCa. Ce qui est intéressant avec ces comptes Twitter, c'est qu'il ne s'identifie pas. Pas d'URL. Pas de vrai nom (ou de nom d'artiste, haha). Ron Fournier dirait que, dans son livre à lui, ça s'appelle de la lâcheté.

Répondre à des questions hautement dichotomiques et usant d'irréductibles raccourcis intellectuels peut être épuisant. Voilà pourquoi je vous propose les meilleurs liens que j'ai trouvés pour contrer la pensée de Nathalie Elgrably-Lévy, qui a évidemment le droit à ses opinions: elle a aussi le droit d'entendre les critiques faites à son égard.

Critiques de Nathalie Elgrably-Lévy:
Selon Wikipedia: 

Dans ses chroniques, Nathalie Elgrably-Lévy condamne les subventions publiques aux artistes, les orientations politiques des syndicats, la mobilisation des électeurs. Elle dénonce les associations étudiantes qui rejettent l'augmentation des droits de scolarité, le principe de la retraite par répartition, le Code du travail. Dans La Presse, la chroniqueuse Nathalie Petrowski la décrit comme une «idéologue de droite». Dans le journal Internet Rue Frontenac, la chroniqueuse Valérie Dufour écrit: « Donner un espace à Nathalie Elgrably? C'est une économiste qui travaille pour l'Institut économique de Montréal, un organisme de droite qui prône la privatisation des services publics tous azimuts.»

Nathalie Elgrably-Lévy, c'est l'ami des artistes (cette phrase est ironique (non mais on sait jamais qui va tomber sur cet article)).

Donc, si vous êtes confronté à quelqu'un qui vous dit qu'on devrait payer moins de taxes et arrêter de subventionner des artistes sans talent qui vivent grassement sur le dos de l'État, vous pourrez citer, improviser, et développer les arguments des quatre auteurs susmentionnés. 

Maintenant, je ne vous demande pas d'être d'accord avec moi, ni avec les auteurs mentionnés plus haut. Mais si vous l'êtes, merci de passer le mot, de transférer, de twitter, de facebooker, etc. On n'est jamais trop à contre-attaquer les économistes de la culture.

2 comments:

É. said...

Peu importe ce que dit le fascisme, ce qu'il recherche est simplement d'avoir la parole.

Les intellectuels perdent leur énergie et leur vitalité à tenter de convaincre les fascistes avec des arguments rationnels. Tout au plus peuvent-ils espérer qu'au bout d'une longue bagarre, le fasciste retourne sa veste sans s'en rendre compte et incorpore les arguments qui l'ont vaincu dans sa nouvelle vision, désormais un tout petit peu plus incongrue qu'auparavant.

Le milieu d'éclosion du fascisme (tant l'ordinaire que le spectaculaire) est celui des émotions primaires, peur (attisée), faim (invoquée), désir (réprimé), affection (menacée).

Je paraphrase Willem Reich, dans Mass Psychology of Fascism. Ce que Naomi Klein affecte d'avoir découvert et renomme habilement Shock Doctrine.

Leroy K. May said...

Hey Eric, j'avais oublié ton commentaire! Désolé... oui en effet, ça ne donne pas grand-chose d'essayer d'avoir une conversation avec ce type de personne... va lire l'article du grand doctorak sur le même sujet, tout frais.