23.9.08

Le soir où la poésie est morte?

Un soir sans poésie – ou si peu

Avertissement: Ce texte, subjectif s'il en est, pourrait écorcher les fans du Télé Journal qui voient en le slam un moyen d'expier tous les maux sociétaux: Afghanistan, Irak, Conservateurs, coupure dans la culture, et autres éphémérides d'actualité.

Pourtant, s'il y a un slameur à Québec qui s'est joué (ou a joué avec) des thèmes «engageants» (écologie, média, pédophilie), c'est bien moi.

Mais dimanche soir, lors de la première partie du Grand Slam à Montréal, la plus grande perdante n'aura pas été Annie Beaulac, qui n'a jamais reçu d'aussi mauvaises notes que dimanche au Lion d'Or. Le plus grand loser, non plus, n'aura pas été votre tout dévoué, qui a mérité une belle leçon d'humilité.

Et les perdants sont: la poésie et l'art.

Pour que vous compreniez mieux mon propos: l'équipe de Québec (Annie Beaulac, Paul Dallaire, Jean Désy, moi-même) s'est faite torcher par Sherbrooke par le score de 150 à 130 (on n'est pas à un centième de point près). En comparaison, Gatineau à battu Montréal 154 à 151.

Il semble que pour espérer plaire aux jurys de ce Grand Slam, il eut fallu jouer à la pute de TVA, à s'allonger jambes grandes ouvertes pour se faire pénétrer d'un enchaînement de syllabes dont la poésie, la plupart du temps, était absente (la plupart du temps, dis-je bien).

Il y avait toutefois l'étonnant Mathieu Lippé, qui nous a transportés de Kyoto jusqu'en Birmanie en passant par le Vatnajökull. Il y avait Sophie et David (Sherbrooke) qui ont flirté avec la poésie dans trois slams époustouflants. Il y avait Mehdi et Guy (Gatineau) qui ont baisé les astroslameurs du monde uni. Il y avait 4 poètes de Québec peut-être trop... poétiques?

Et puis il y avait les autres.

Ceux et celles socialement inacceptables: intolérables vieux d'hospice déserté par ses enfants; inconcevables guéguerres en Afghanirakoslavie (une banlieue près de chez vous), les Big Bad Mother Fucken States (l'origine même de l'originalité poétique et de l'engagement social) et les autres thèmes écologiquement et éthiquement corrects. Ou socialisme poétique?

Faut dire qu'avec un jury uniquement composé d'étudiants en art (philo, arts de la scène, etc.), je m'attendais à mieux.

Je ne m'attendais pas à ce que des sujets aussi racoleurs obtiennent la faveur du jury. Je ne m'attendais pas à ce que l'humour, le sensationnalisme, les effets spéciaux et autres populismes dament le pion à la poésie.

Il semble que pour obtenir une note décente à ce Grand Slam, il eut fallu favoriser le Revlon, le coup d'éclat, l'artifice. Car vous le valez bien.

La poésie, assise au bar où près de la console de son, devait être encore trop saoule ou occupée à se faire reluquer.

###

En discutant après la compétition avec quelques amis, et m'étant remis de ma frustration slamesque, nous avons parlé de poésie. Pas à pelleter des nuages pour se construire un château de rimes, mais bien à tenter de la cerner. La poésie n'a plus de cadre. La poésie rime et ne rime pas. La poésie est prose et vers. La poésie est et n'est pas. Nulle part et partout à la fois. La poésie est faite, rien ne va plus. Put your money where your rhyme is.

La poésie se cache entre deux attentats-suicides et un accord de paix. Elle passe aux nouvelles entre les dents de Sophie Durocher. À 110%, elle est «pour» les batailles au hockey junior. Pendant les Gémeaux, elle crie haut et fort son écoeurantite face aux coupures des Conservateurs en culture. La poésie fait rimer «bateau» avec «château» à Tout le monde en parle et sourit de sa trouvaille. Ah oui! Et la poésie tire sur des adolescents à coups de mitraillette sur YouTube, en Finlande, à la Polytechnique, dans une école près de chez vous. Une histoire vraie.

La poésie s'est transformée. Elle est partout.
Elle s'est staracadémisée. Comme Passe-Partout.
(Ben quoi? Faut que ça rime. Ah non? Mais la poésie c'est...)

###

Tout cela m'a ramené à la première question qu'on nous a proposé au bac en Études françaises: qu'est-ce que la littérature? Je me rappelle vaguement avoir écrit un truc probablement ronflant sur l'art des mots, comme la musique est l'art des sons (première question posée en théorie musicale).

À l'université, j'étais choqué d'entendre les profs parler de la littérature et de ses sous-genres. Je trouvais le discours pédant. Mais plus aujourd'hui.

Pour toutes les écrivaines de romans à succès (aka Best Sellers), il n'y a qu'un Danielewski. Pour tous les poètes engagés, il n'y a qu'un Loco Locass. Pour tous les slameurs bien pensants, il n'y a qu'une poésie. Inutile que la poésie pense bien, d'en faire une norme altermondialiste machin. La poésie normalisée... I crack myself...

La deuxième évaluation universitaire qui m'avait frappé, c'était celle qui consistait à défendre l'une des deux positions suivantes: l'art pour l'art (en s'appuyant sur un texte de Robbe-Grillet), et l'art engagé (basé sur un texte de Sartre). J'avais choisi la première proposition pour son caractère universel, trouvant que la deuxième (proposition) prostituait trop le caractère de l'art par sa temporalité, par son socialisme bourgeois, et autres démagogies idéologiques.

Malgré mon attirance pour les deux positions car, qui n'aime pas se faire mettre en bouche de temps en temps, et malgré que je n'aie que très peu d'affinités avec l'élite artistique, je n'ai d'autres choix que de basculer dans le camp du slam pour le slam, ne serait-ce que par désir d'entrevoir l'infini.

Qu'est-ce que la littérature, qu'est-ce que la poésie, qu'est-ce que le slam? Le slam doit-il être engagé pour être?

Écrivez-moi entre 7 et 10 pages à double intreligne en Times New Roman 12 points. Aucun retard ne sera accepté, même si une tuerie se déroule dans un hospice hébergeant des héros de la Deuxième Guerre dans votre quartier.

8 comments:

Nina louVe said...

WoW ! Quelle belle entrée sur scène. Ici, en plein dans le vrai. Tu m'épates et me remue, Dear K. Merci pour ces mots.

carOlinade said...

Euh... c'était quoi la question déjà professeur ?

Comme dirait Nina... « Wow ! » Ta réflexion donne matière à réflexion –et à cette question que je m’apprête à poser, histoire de laisser la dissertation ouverte, comme on me l’a appris un jour dans mes aussi études littéraires… Question que je pose toutefois avec mise-en-garde-de-gants-blancs (poauhahaha). « Gants blancs » étant ma non-érudition des soirées de slam et du slam de façon générale. Mon cerveau est resté stocké quelque part entre "speak white" des années '70 et Grand corps malade qui slam son âme -et la question s'en vient):
Pourquoi des concours de slam ? Est-ce que ça ne corrompt pas d'avance tout effort poétique à se montrer l’authentique bout du nez ?

Et je terminerais, professeur, par cet extrait de chanson du plus récent album de Daniel Bélanger :

"La poésie est là tout autour, fragile, fragile, fragile et puis c'est fini
La beauté dispose et n'a besoin de personne ;
Splendeur, grandeur, hauteur autour de soi, fragile, fragile et solide à la fois,
La fin de l'Homme ne sera pas la fin du Monde"

mes amités ...
Karo po-éthique ;)

LeRoy K. May. said...

@nina. je suis un peu surpris de ta réponse. je vais la prendre en attendant le pot.

@caro. le slam c'est une compétition: 3 minutes top chrono pour émouvoir/impressionner un jury de 5 personnes.

le slam a été «inventé» par Mark Smith car il trouvait les soirées de poésie poches à Chicago. c'était plus des happenings au début, puis les soirées ce sont organisées avec un jury, des notes, etc.

est-ce que le concours corrompt la poésie? pas sûr. si tu écoutes saul williams ou mark smith sur youtube, tu vois qu'il y a un héritage de William Burroughs, de Allen Ginsberg, de vrais poètes, pas des étaleux de sentiments et des repreneux de sensations fortes.

mes prochains slams seront certes plus différents. stay tuned. et merci du commentaire.

Frank Poule said...

Salut Leroy,

Des contrées estriennes, je voulais tout d'abord de féliciter pour ta participation à la finale (et celle de tes comparses de SlamCap).
Par contre, en tombant sur ton blog, j'me suis pas mal posé la question à savoir si ça servirait à quelque chose de te le dire où bien si t'allais prendre le tout comme une attaque.
Si je peux partager ton souci de la poésie, je trouve ça plutôt déçevant de voir à quel point on peut juger rapidement de ce qui est et n'est pas de la poésie... de la même façon j'imagine qu'on peut rapidement juger une personne selon son apparence. S'il est vrai à mes yeux que les juges ont bien mal mené et jugé très rapidement l'équipe SlamCap à la demi-finale, je trouve que ta réaction est à l'égal de celle de ces juges.
Saurait été un minimum de rester un peu après la demi-finale (20 min?) pour échanger, partager, faire connaissance. Je ne sais pas quels étaient les objectifs de l'équipe de Québec en venant au Grand Slam. Battre Montréal? Gagner? ...Mais une chose est sûr, si vous avez vécu un échec, d'être rester aurait aider à vous faire douter de cela. De dire que la poésie est la grande perdante de cet évènement, c'est juger trop peu la chose, en plus de la juger à moitié puisque seul Annie a décidé de rester pour l'évènement.
Il y a sûrement d'autres raisons plus pragmatiques qui ont pousser la décision de partir si tôt et je peux aussi comprendre que la frustration pouvait être présente.
Je me rappelle par contre avoir senti les réactions de la foule, près de 200 personnes, qui on porté une attention particulière à chacun de vos textes, une attention que peu de personnes ont la chance d'avoir en général. Le public, cet élément central du Slam est-ce qu'on s'en souci?
La poésie veut dire "faire" comme me le rappelle André, votre slamestre, sur son disque. Faire avec qui? Avec ceux-celles qui savent ce qu'est la poésie? On parle de Slam là. Le slam c'est la rencontre entre le public et l'artiste. Une rencontre qui est parfois rough et rarement équitable. C'est le reflet clair de la vie, c'est d'la poésie vivante. Le slam donne des claques autant qu'il élève.
Mais je ne serai pas de ceux qui dira que la poésie n'est pas la gagnante. Pas devant autant de partage enrichissant, pas devant autant d'écoute et de remerciement, pas devant autant de chance de changer ne serait-ce qu'une parcelle de ce que les gens perçoivent comme étant la réalité. J'ai été profondément déçu de ne pouvoir parler avec toi, discuter à propos de ton blog que je suis depuis un bout, des fois où je suis allé à l'AgitéE vous voir... De parler avec vous, poètes et poètesses de Québec, pour qu'on se réconforte en se disant collectivement que les juges avaient tord! Que nous avons eu du plaisir, de reconnaître nos points communs, de parler de nos projets... Vous avez à mes yeux manquer une grande partie de ce qu'est le slam en nous quittant si abruptement. Le slam c'est avant tout une grande famille qui réunit tous ces gens, public et artiste, et qui vit des moments qui sont clairement poétique, où l'on apprend tant de choses, où l'on se donne la chance de croire que la poésie n'est pas qu'un acte entre l'artisan et sa muse. J'espère seulement avoir le plaisir de refaire face à une équipe comme la vôtre lors de 2009 et que nous profitions complètement de ce qu'est le slam.

Amitié et solidarité,

Frank Poule

Jack said...
This comment has been removed by the author.
Anonymous said...

cependant...
jd

Jack said...

SuperK : j'ai corrigé, précisé...

____________________________

Je suis de Montréal, partisan pour mes camarades que j'aime bien et que j'admire. J'ai toujours mon pied à terre là où je suis né dans les Cantons et je suis très très heureux que Sherbrooke (où j'ai commencé à écrire) se soit distinguée. Leroy est mon ami. Je l'ai poussé dans l'cul (façon de parler)pour qu'il embarque dans la gamik du slam et il fait merveille.

Alors, parmi tout mon monde, je me permets d'ajouter un petit grain de slam.

Ces échanges sont importants et il devrait y avoir un lieu pour les nourrir, les partager de façon plus large.

Le point de vue de Leroy rejoint de près la réaction de Mario Cholette, l'an dernier, lors de la finale de Montréal. Mardi, j'ai parlé un bon bout avec Jean-Sébastien Larouche, le champion de 2007. J.S est critique sur plus d'un sujet, ses mots sont souvent tranchants, mais jamais gratuits; disons qu'il préfèrerait que le slam soit d'abord une rencontre entre poètes.

Marie-Paule Grimaldi avait aussi le sentiment que la poésie n'avait pas passé dimanche dernier...

Outre la perception des juges, est-ce que les poètes investissent le slam autant que les rappeurs, conteurs, monologuistes, voire humoristes?

Une frange parmi les poètes, pour rejoindre une interrogation de Carolinade, je pense à Danny Plourde qui me l'a dit, n'aime pas la compétition et déserte la scène slam, le «concours». J'ai entendu des poètes établis comme José Acquelin livrer des textes extraordinaires et se mériter des 6 maigrelets. Avait-on jamais entendu de la poésie du coté des juges ce soir-là?

L'humour... Moi le premier, je m'esclaffe quand un slameur a le talent de jouer de cette corde sur la scène. C'est très efficace. Surtout quand cela verse dans l'absurde. Peut-être les juges seront-ils toujours plus spontanément émus et plus généreux par les effets rhétoriques proches du théâtre et de la satire sociale?

La critique sociale au slam me laisse généralement de glace car elle va rarement au-delà du constat et des lieux communs; elle m'indique toutefois qu'une grande tristesse rôde dans notre société; elle va m'émouvoir si le travail sur le langage et la performance sur scène sont originaux. À Montréal, un des maîtres de cette veine est le colosse Jocelyn Thouin. Le romancier Mathieu Arsenault peut très bien aussi ciseler des textes critiques mais inscrits intentionnellement dans la poésie, parfois sous forme de pastiche (Speak White, par ex.).

Bref, qu'est-ce que la poésie? Qu'est-ce qu'un poète? C'est vrai que les Grecs définissaient la poësis comme technique du faire, ce qui devient soi, en fait, dans le langage des modernes (Nietzsche).

Partant, la poésie est toujours sur la route, comme une outarde, exileuse, radicale affamée de lumière directe... Transmigration, dirait Jacques Brault s'il se lâchait lousse.

Faut-il se contenter de Dupuis Frères? En t k, depuis que Michel Garneau m'a refilé cette définition, je l'ai fait mienne à 100 mille à l'heure car la théorisation sur la poésie donne des boutons :

poète : un bonhomme qui fait des poèmes.

Frank a une sacré belle plume et porte un intérêt sincère pour les autres; j'ai pu le constater de mes yeux, étant près de lui un moment, lui assis en tailleur au pied de la scène du Lion d'Or, écoutant avec enthousiasme les autres slameurs; je le mentionne car son commentaire en entier porte la même ouverture, le même désir de solidarité. C'est bon à lire.

Le slam, comme toute parole humaine d'ailleurs, selon mon parti pris, devrait tendre à construire cette demeure commune, pour reprendre une image de Jabès, à tout le moins, travailler à réduire les écarts inévitables entre nos pratiques et nos affiches. On se passerait donc des «il faut», des impératifs impériaux de la morale, des commandements politiques mal digérés, de l'étouffement de l'économisme, etc...

Dans tout cela, entre hauts et bas, j'ai quand même toujours retiré quelque chose de tous les slameurs vus sur scène. Et je pense souvent à Ivy qui a introduit le mouvement au Québec, qui est d'abord lui-même un slameur exigeant avant d'être un MC généreux. Il compte sans défaillir sur la véracité de la parole de ceux qui ont quelque chose à dire et sur l'intelligence du public.

Les juges, que j'ai copieusement hués l'autre soir, représentent le public. Ce qui ne signifie pas qu'un effort de «culture commune» ne pourrait pas être initié afin de diminuer les écarts de jugement. J'ai vu un soir Mario Cholette expliquer aux juges qu'un 6 était très sévère et exceptionnel. À ce slam-là, toutes les notes ont été d'une parfaite congruence. Sauf erreur, je sais aussi que le slamestre de SlamCap encadre le jury avec une courte rencontre commune précédant la joute.

Mais en définitive, tout cela est un JEU qui à mes yeux en vaut la slamelle. Puis, le slam n'empêche pas, au contraire, la prolifération des micros libres, l'invention de d'autres évènements-confitures aux étoiles.

Je termine en disant que j'ai achevé la soirée de dimanche dernier avec Leroy au jubé du Lion d'Or. J'ai salué André à la toute fin de la rencontre. Québec était donc bel et bien là jusqu'à la fin.

Au plaisir d'une nouvelle saison excitante, rebondissante, avec des voix nouvelles, encore plus de villes, plus poéviscieuse et revirante que jamais.

LeRoy K. May. said...

@frank. content que tu laisses un commentaire, et désolé si je te reviens si tard.

non je ne prends pas ton commentaire comme une attaque, on a tous le droit de dire ce que l'on pense, on est en démocratie jusqu'à preuve du contraire ;-)

je savais bien qu'en publiant ce texte, je ne recevrais pas (que) des fleurs. je m'attendais plutôt à des réactions comme la tienne, donc pas de souci.

toutefois, ce que je trouve étrange, c'est qu'il semble que, pour toi, toute la dimension du slam se passe après le slam en tant que tel... j'aime échangé avec les poètes, c'est sûr. les fois où je suis resté j'ai en effet beaucoup appris, sur moi et sur les autres. si je ne suis pas resté, c'était circonstanciel, et non par frustration (j'ai quand même eu 45 min. 1 heure pour décompresser après ma «défaite»).

comme le disait Jack, je suis effectivement resté jusqu'à la fin, mais je ne pouvais tout simplement pas rester pour échanger. dommage mais c'est ça.

pour en venir à la poésie, je trouve intéressant que tu dises «Le slam c'est la rencontre entre le public et l'artiste.» est-ce à dire qu'il faille diluer la poésie pour que le public la comprenne? est-ce à dire que le public serait en quelque sorte le mécène du poète et qu'il lui donne de bonnes no-notes en échange?

et quand tu parles de «juger la poésie», pourquoi ne pourrais-je pas la juger? il semble que le slam puisse présenter n'importe quoi et qu'on ne puisse pas le critiquer. ce n'est pas une question de formalisme, mais il n'y a pas que l'émotion et le fond qui comptent en poésie. ça fait 100 ans que la poésie ne rime plus et on se tape 2 heures de rimes ordinaires, cum'on, la poésie, le slam vaut mieux que ça!

à un moment donné pendant la soirée, dans la foule, j'ai eu l'impression d'être au cirque de Rome et d'entendre Ivy dire «des rimes et de la broue» avant que le public ne rugisse.

j'apprécie beaucoup ton commentaire et je souhaite sincèrement qu'on se rencontre pour discuter. j'espère seulement que tu comprends que nos définitions du slam ont l'air bien différentes, ce qui ne veut pas dire qu'on ne puisse pas se parler et avoir du fun pour autant :)

sincèrement et amicalement

K