4.5.08

Je m'envoyais en l'air

Je m'envoyais en l'air avec cette turpidence que seul un zouave ou une estrière de verdanche aurait pu émouvoir la sentinelle qui s'éprend de la louve harnachée; c'était derrière le bâtiment détrempé des Frenette, sorte de garde-manger pour les fous de Bassan qui virevoltent à tire d'aile entre deux plumes de boucanier usé et mou.

Je festoyais avec les brebis galantes et les gosseux de poils de grenouille qu'un hôte furibond avait laissé glaner sous les pieds de la frangèle, c'était un hymne à la science déconfite des perdeurs de change savants et signifiants; on les dorait sur des pics de fardoche entre les murmures des feuilles sonores qu'expulsait le grand ténor de son membre de cuivre.

Elles en bavaient.

3 comments:

le rimailleur said...

Belle envolée que cet envoi en l'air..

Anonymous said...

J'adore trop comment tu écris!!!
Tu devrais essayer de te faire connaître en publiant tes textes, tu y as déjà pensé ?
Essaie : http://falancia.net : c'est pour diffuser ses textes

Bonne continuation!

LeRoy K. May. said...

merci rimailleur, et n'oublie que tu es en la source, jeune homme humble :)

anonyme, oui je pense à publier, j'ai publié dans Falling from the Sky, voir pub sur le page d'accueil de LKM. et d'autres publications ne sauraient tarder.

pour falancia, le concept est intéressant, merci de me l'avoir signaler :)