25.3.10

Les Bédéistes s'organisent

C'est par l'entremise d'un article très intéressant chez François Bon que j'ai pris connaissance d'un appel du numérique des bédéistes français (et de la francophonie peut-être?

En effet, alors que La Fabrique du numérique, malgré ses très nobles intentions, n'a donné que peu de résultats en matière de droit numérique sur l'oeuvre en regard de l'éditeur, les bédéistes, eux, se mobilisent.

Les auteurs, Dominic Bellavance, Émilie C. Lévesque, Édouard H. Bond, Éric McComber, et tous les autres, vous en pensez quoi?

Moi je dis qu'il serait temps qu'on se réveille collectivement. Faire confiance aux éditeurs, c'est bien, c'est nécessaire. Le travail auteur-éditeur est impossible s'il n'y a pas de relation de confiance. Mais il faut aussi savoir se prendre en main.

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3 comments:

S@hée said...

Temps qu'on se réveille collectivement, oui!

Le dernier contrat d'édition que j'ai reçu, j'en ai discuté avec l'avocat de l'UNEQ (être membre me donne droit à une consultation par année, je serais folle de ne pas en profiter).

Lui m'a fortement suggéré d'inclure "sauf pour l'édition numérique" dans les droits dérivés, parce que si éditer numériquement ne coûte rien de plus à l'éditeur, l'auteur ne touche souvent que des miettes.

Il y a un flou actuellement. Il faut ajuster notre lentille.

Mais cet éditeur en question venait d'ajouter une clause, suggérée par un autre éditeur chevronné, qui n'a pas rapport avec le numérique, mais qui demeure abusive.

J'ai refusé de signer le contrat en l'état, ils ont refusé de le négocier, plus d'entente.

Moi je vis bien avec ça. Écrire, évidemment, publier, oui, mais pas à n'importe quel prix.

Maintenant, qu'en est-il de ceuzes et celles qui veulent absolument publier, qui en sont à leur première publication, qui ne savent pas trop ou qui sont prêts à faire des sacrifices pour voir leur nom sur un livre?

Je crois en l'éditeur, mais l'éditeur doit croire en nous. Je ne pense pas que la solution est de transférer mes manuscrits en pdf et les vendre sur mon site. Et parfois, je cherche où est l'UNEQ dans les débats ou les tentatives de défense des droits des auteurs.

Ce discours est bien joli, mais je n'ai pas de solution concrète. J'en suis encore à tâtonner mon incursion dans le numérique, contrairement à certains d'entre vous. J'aimerais bien accrocher RNVPL pour en discuter avec lui, justement.

Une fabrique du numérique avec des spécialistes de la parlotte, c'est bien. Un débat comprenant principalement des auteurs ainsi que des éditeurs qualifiés dans le numérique serait mieux... non?

Parce que parler pour mettre en forme les bases, c'est sympa. Mais décider des actions à prendre et les appliquer, c'est une autre paire de manche.

Question comme ça: Un livre publié chez RNVPL a-t-il un ISBN?? Est-il imprimé ou envoyé en pdf aux archives nationales? Sinon, l'éditeur et les auteurs demeurent marginaux et le numérique ne peut se joindre à l'édition traditionnelle, ce qui sera je crois essentiel pour la bonne marche de tout.

Leroy K. May said...

sahée disait: «Question comme ça: Un livre publié chez RNVPL a-t-il un ISBN?? Est-il imprimé ou envoyé en pdf aux archives nationales? Sinon, l'éditeur et les auteurs demeurent marginaux et le numérique ne peut se joindre à l'édition traditionnelle, ce qui sera je crois essentiel pour la bonne marche de tout.»

Pas d'ISBN. Archives nationales? Pense pas. Peu importe, le numérique demeure marginal, mais son avenir est brillant.

S@hée said...

vouloir être trop marginal pourrait nuire.

est-ce que ces romans compteront dans la corpus littéraire québécois?

veut-on absolument rester indépendant et en marge de la réalité? Il y a, je crois, un équilibre à trouver.