29.4.09

Thriller dans la pampa

La Fascination, ce n'est pas qu'un roman de Stephanie Meyer pour les adolescentes en manque d'histoires fantastiques, c'est aussi l'opus d'un auteur brésilien, Tabajara Rujas, peu connu en Amérique, ce qui ne veut pas dire que sa prose n'en vaut pas le coup d'oeil.

Criblé de dettes et sur le point de subir les contre-coups de liquidités sans cesse réduites, un entrepreneur apprend qu'il hérite d'une maison ancestrale, propriété d'un aïeul, dans la pampa brésilienne. Peu enclin de quitter la ville pour habiter une vieille bicoque pourrie, il est tranquillement séduit par l'idée d'y déménager avec sa femme, une marâtre prête à vendre les meubles de la maison sur-le-champ, et son fils, un jeune homme téméraire et ambitieux.

Le tout se gâte lorsqu'il traîne dans un bordel et qu'il ramène une belle et jeune brune à la maison de la pampa, alors qu'il a bu plus qu'il ne l'aurait dû... et qu'il s'éveille avec une surprise qu'il tentera de dissimuler.

C'était le premier roman que je lisais de cet auteur jusqu'à récemment méconnu. C'est en suivant mon rituel habituel que je l'ai trouvé: en regardant les livres récemment rapportés à la bibliothèque. Mais comme pour nombre de traductions que j'ai lues ces dernières années, il semble que l'adaptation dans la langue d'Aquin ne se fasse pas sans heurts. J'ai eu beaucoup de difficultés à m'habituer au style de l'oeuvre, rédigée au passé composé presque tout le long de l'intrigue, alors que, dans ma tête, je réécrivais au passé simple.

Déformation professionnelle? Peut-être. N'empêche pas que l'effet de style n'a su me convaincre qu'une fois où j'ai accepté qu'écrire une histoire au passé composé, ben pourquoi pas?

Voilà pourquoi, dans la mesure du possible, je préfère lire les livres dans leur version originale. Bien évidemment, je ne suis pas polyglotte, rares sont ceux qui peuvent s'en targuer. Mais si c'était à refaire, je relirais Generation X de Douglas Coupland en anglais, car la traduction était vraiment imbuvable (sûrement à cause de la dichotomie français de France/français québécois).

Mais dans le cas de Tabajara Ruas, ce n'était pas le cas. C'était simplement une traduction maladroite.

À mon humble avis, bien entendu.

N'empêche que pour le périple à travers le Brésil, puis les quelques incursions en Uruguay et en Argentine, ça dépayse. Un thriller au rythme lent mais pas ennuyeux, ça se peut?

Si, surtout en Amérique du Sud.

1 comment:

anais said...

Je publie sur mon blog un roman-feuilleton:

Ange Godiche à L'école de la Vie.


Début le 1 mai