26.10.06

Clarice après la fuite

Voici la très convoitée suite claricienne du maintenant fameux Clarice de Bourbon:

Il y a très peu de temps pour vécrire, très peu et tant de mort à l'approche de l'aurore; le travail assommoir, miroir du longtemps je me couchai tôt, je me levai tard pour manger les étoiles par le nénuphar volant de l'aube en fleurs silencieuses.

Avec ce peu de temps qu'il faut prendre pour vécrire et analyser notre solitude envers l'Autre, le fanstasme du ça tournicote dans ma tête comme la nuit qui virevolte sous les draps que moi-même je ne puis défroisser faute de néon à phare et de tire-d'aile automnal: la nuit s'en retourne et je n'en sais rien tant que le jour s'attarde aux portes du rêve que je porte en moi comme la coquerelle méprisable que je suis que je suce que je susurre à l'oreille de Nina que Clarice arrive Clarice en rose fuschia en robe de mariée calcinée en jupe implosée par l'or du temps jadis les lilas rosoyaient les rues de Tokyo mais Clarice s'en crisse Clarice s'en contre-calice je n'en sais riensecticide.

Où tombe les yeux de G.H. ce cafard qui s'ouvre une douze une brèche dans ma cervelle et je rêvasse à tous ces livres qui pourissent entre tes lèvres Clarice ces lèvres que je n'aurai jamais lues j'aurai tourné les pages de ton hymen pour mieux éclaircir le mystère des songes en suspens dans tes cheveux de jais, j'ai hâte d'avoir l'esprit ankylosé par tes lignes et ta saveur hystérique pour me plonger dans l'énigme de ton dédale de braise il ne m'en faut pas moins pour que le port tu guettes.

(Et la suite de Nina)

6 comments:

Nina Louve said...

Il reste très peu de temps. Très peu de temps pour dire, lire, mériter les silences. Mémoire des miroirs réfléchissant deux morts d'amor.

Je me couchai tard et me lovai tôt sur la paille du hagard salaud. Les étoiles, il n'y en avait pas. Inventées cruellement ! La propreté de son corps se vissait net dans ma peau. La nuit ment. Vire et .. Volte-face Clarice vient s'en fouttre. Le jour arrive tellement vite. Il reste tout juste deux nano secondes avant l'Avent affiché en lumières partout ! Clarice défroisse. Son hymen est rempli de mélanges vierges et volatiles. Périlleux volage... Clarice est à bout des bourgs, ankylosée par l'amor mort.

Jack said...

Ma fois, je ne peux que renouveler ma foi... Le silence. Le silence est l'art du mystique. Pourquoi je pense à cela entre vos deux? Vous êtes dans de beaux draps de rallonge mes chers moustiques! L'un se couche au plus tôt car il y a le miroir pour longtemps, image renversante dans le vaisselier de Zara ou de C., je n'ose pas épiler son nom; l'autre refuse la fausse trappe de la nuit, se love pour faire un mur à la trousta de vent qui défrousse l'amour nu. Ce n'est pas que je suis brave, mais je vous le déclare, malgré le périlleux, malgré l'Avent, l'hiver,le Carême, malgré tous les canots partis au diable vauvert, j'aimerais son hymen inconditionnellement! J'aimerais, j'aime ses lèvres maculantes de pourriture. Mais quels livres de dardanelle, graves ou légers comme une crinoline de puanterie savante viendront réchauffer la barre du jour comme une truie ses petits au port jamais franchi alors que le temps dégouline de partout? Je sais. Je vous en sais gré. Je pense d'ailleurs que je suis mort sans avoir pénétré le mystère. En attendant, si vous me le permettez, j'accueillerai ce nom sur ma langue triste et je veillerai au corps et à l'esprit ankylosés de Clarice.

superk said...

J'ai le sourire fendu jusq'aux oreilles :p

Nina Louve said...

Mais... Nina louve n'a pas dit ses derniers maux! Hgrrghrr!

Il reste très peu de temps. Trop peu d'attends pour dire, mériter l'introït. Il reste très peu d'espace entre la parole et les "dis-moi" astreignants. Mémoire des miroirs fléchissant sur l'amor mort. Mangeur de temps, avaleur de silences. Je suis pistée, engrangée dans la marge de notre passé qui m'exécute. La nuit fend, ouvre, ment, couve le vent.

Vire et volte-face Clarice vient regarder par la lucarne souillée. Clarice défrise. Son hymen est rempli de moult mélanges volages, subtils souvenirs de ses Périlleux Voyages. Clarice est à bout de souffre, elle éteint l'allumette. L'amor mort mort d'amor lui tend une dernière étincelle.

Je me couchai tard et me lovai tôt sur la paille rousse de la grange. Les étoiles !? Il n'y en avait pas ! Inventées cruellement.

Nina Louve said...

Jack! Superk !
Vous irez voir ce que j'ai fait à Clarice.. (sourires)


Introït pour Clarice

superk said...

Oui j'ai vu j'ai vu, pero trabajo.... Plus tard plus tard :)