3.11.06

Dissection du cadavre de la littérature

Par l'entremise du blogue de Joye, j'ai découvert le blogue de critique littéraire Dissection du cadavre de la littérature.

Novices et newbies s'abstenir. Il faut au moins un bac en littérature (une maîtrise serait préférable) pour y comprendre ne serait-ce qu'une parcelle :)

J'ai bien aimé :

Je ne puis m’étendre sur ce simple et triste constat mais, comme le note Stéphane Giocanti, ce que l’on ne pardonne pas au poète (N.D.B. : T.S. Elliot, prix Nobel en 1948) c’est sa quête religieuse, cette dimension spirituelle évidente d’une œuvre révélant, «contre les océans absurdes qui battent les rives humaines», un monde qui «tend secrètement à Dieu». Chant universel, la poésie de T. S. Eliot – du reste maigrement éditée en France – qui délaisse les minauderies et les jeux de langage pongiens, effraie les petites âmes de nos contemporains, chaudement emmitouflées dans une laïcité érigée comme une idole incontournable et démocratiquement universelle, à vrai dire comme l’ultime fine pointe eckhartienne qui protégerait ces sots des ravages ou, selon le mot convenu, de l’aliénation provoqué par le questionnement spirituel.

Il y a autre chose, une autre raison qui concerne cette fois la prétentieuse certitude d’une critique universitaire sûre de son objectivité, de sa froide puissance technique capable de questionner sans relâche une œuvre, de la décortiquer ou, mieux : de la déconstruire. Pour être tout à fait franc, je dois dire que ce type de travail lorsqu’il est mené avec admiration, sérieux et sans fureur érostratéenne, outre qu’il est parfaitement valable, voire passionnant, évite le ridicule dont se parent les bluettes psychanalysantes péniblement tricotées par de petits dénicheurs de complexes oedipiens.

2 comments:

Carolinade said...

et ben, y'a pas beaucoup d'uni-ver-si-taires ici:) tu nous avais bien prévenus ahahahhahah

Nina Louve said...

Bon sang! Je retourne à la Sorbonne.