5.1.07

Tribulations en transport en commun

La Malade

Tassés comme des sardines dans le métro de dix-neuf heures, je fus contrainte de partager mon espace vital avec un grand Noir ténébreux. Nous échangeâmes quelques regards et la tension entre nous monta rapidement. Sa main se baladait lentement de haut en bas du poteau servant à échanger les microbes les plus communs : rhume, grippe, gastro. Le mouvement de sa main ne cessait de croître en rapidité, et j'eus l'impression que ce va-et-vient cachait un mystère patent. Sans que je ne m'en aperçusse, il éveillait en moi des désirs d'exhibitionnisme inhibés. Puis, sa main frôla ma cuisse droite et une bouffée de chaleur que je reconnus instantanément m'envahit de bas en haut.

Je sentis mon sexe s'éveiller, je tordis ma lèvre inférieure de mon incisive gauche et je laissai tranquillement descendre ma main vers la sienne. Je saisis le rebord de ma jupe que je retroussai légèrement, faisant entrevoir les agrafes de ma guêpière; je pris délicatement sa main et la fis glisser sur ma cuisse, imitant le mouvement que parcourait sa main sur le poteau. Il s'aventura subtilement vers mon entre-jambes, effleurant mon nombril et mon mont de Vénus; puis, il caressa mon pubis, doucement, avant d'introduire toute sa main dans mon string.

Vingt-et-une heures

Nous avions fait le trajet aller-retour entre les stations Angrignon et Honoré-Beaugrand deux fois, et les passagers se faisaient de plus en plus rares. Arrivés à la station Langelier pour la troisième fois, la voiture de métro était maintenant complètement désertée et nous appartenait totalement...

Après m'avoir donné un plaisir certain et grandissant, contournant mon clito- ris de son index et de son majeur puis, plongeant son pouce en moi, il poussa l'audace jusqu'à me gamahucher; pour ce faire, il se plaça derrière moi sans que je ne m'en rendisse compte; il gardait une pression constante sur mon pubis, faisant pénétrer un doigt, puis deux, puis trois dans mon alcôve saline; de sa main gauche, il découpa le tissus de mon string avec un minuscule ciseau afin de s'approcher de mon intimité; lorsqu'il faufila sa tête sous ma jupe, j'eus un réflexe de rejet, mais de son ample langue il humectait déjà ma raie pour effeuiller ma rose. Il y parvint aisément, son muscle buccal montrant forte adresse; je contractai mes muscles pour engloutir le sien, par petits coups saccadés; je me cambrais au rythme de ses poussées, tandis qu'il explorait la région entre mon cul et mon con. Quand il arriva à destination, mon antre l'accueillit
d'une sève chaude et salée que je laissai couler entre mes jambes, dans sa bouche.

Puis, un brûlement ralentit ses ardeurs : ah! blennorragie, quand je te tiens...

14 comments:

Nina Louve said...

Ah oui. Bin ça! Ça commence mon vendredi jour de joie d'une façon tout à fait trépidante. Dire que j'ai failli passer mon chemin quand j'ai lu le titre. Yes! C'est parfait Superk. Pas une ligne de trop. Y'a pas qu'Anne Archet maintenant qui nous allumera. J'espère qu'on assiste au début d'une longue série...

Carolinade said...

beau p'tit bijou...
LKM... nous faire monter si haut et nous laisser en suspension, au bord de l'orgasme...
grrr

le rimailleur said...

Eh bé. Moi j'adore la chute. Bon, c'est sûrement parce que je suis jaloux du grand black. Comme on dit dans le canard enchaine (journal satyrique français pour les amis quebecois) : pan sur le bec...quand je dis le bec ...

Poetic Gladiator said...

Croustillant à souhait et d'une splendide vivacité d'écriture. Le mot est élégant et la langue gloutonne. Vous avez toute mon estime, et ce n'est pas rien …

superk said...

@nina. merci, mais les comparaisons avec anne archet... je ne suis pas rendu là dans l'érotisme, fais-je bien humblement.

@karo. à votre service m'dame :)

@rimailleur. le Black aurait bien voulu qu'on le remplace, c'est ton tour? :p

@poetic gladiator. très kool ton site, je t'ai rajouté dans mon blogroll.

Nina Louve said...

Oh oui, bonne idée que cette suite avec Rimailleur. C'est qu'on s'amuse!!

Massir said...

Parfait!

superk said...

merci massir, les vavances sont terminées?

Massir said...

Les vacances?

Momentanément finies.

J'étais à Myanmar, et le 15 janvier, en principe direction Le Caire (que j'adore!!!)

superk said...

ben je t'ai écrit concernant des suggestions de lecture tunisiennes, et je n'ai pas eu de réponses...

je pensais donc que tu étais en vacances ;-)

le rimailleur said...

@ Superk

Ben euh, les cochoncetés comme dit Nina, c'est pas trop mon truc (enfin par écrit au moins). Mais j'vais y penser. Ca serait une première.

Massir said...

@SuperK:
Je ne sais plus comment expliquer ta réaction.

Plusieurs hypothèses:

1/ Vu que t'es un homme, tu n'écoutes jamais lorsque l'on te parle!

2/ Vu que t'es un "vieux", tu as des troubles de la mémoire.

3/ Vu que t'es pas gentil, tu ne lis jamais ce que j'écris sur mon blog.

A moins que l'explication soit autre: je ne sais pas m'exprimer, ou bien je suis tellement insignifiante que....!

Alors, pour bien re-expliquer:
- j'étais en vacances au Myanmar (ex-Birmanie).

- je ne suis plus en vacances pour quelques jours.

- je pars pour le Caire le 15 janvier. Nouvelles vacances.

Pour ce qui est de ton mail: je l'ai vu ce matin.

Je suis rentrée vendredi soir, après deux jours d'avions. J'ai trouvé 250 mails en attente. Dont les 2/3 sont des spams dont j'ai du me débarasser pour y voir un peu plus clair.

Mais je ne t'oublies pas!!!

Nina Louve said...

Bon, demain jour de joie, fin du ronron boulot. Tu veux bien nous en faire un autre ?

Hard

superk said...

ouais faudrait ben comme qu'on dit...